Communauté de Familles

Notre Dieu est une Communauté de Familles, et non une association d’individualités. Quel grand mystère !

Dieu nous l’a révélé dans la Sainte Famille, quand il s’est fait petit enfant entre Marie et Joseph.

Le Père, source de tout Amour, est une Union d’Amour féconde. Il est analogiquement ce qu’est l’union conjugale et le jaillissement de vie, ce qu’est le mystère de famille, masculin-féminin-enfantin. La source de tous les êtres n’est pas un être solitaire, mais une étreinte d’amour.

On dit que l’Amour Éternel consiste en une unité première, un Père, d’où provient un Fils pour pouvoir aimer un autre, ce qui conduit à un troisième, l’Esprit-Saint. C’est vrai, mais cela ne dit pas tout. Car l’amour n’est pas simplement jaillissement depuis une source pour rencontrer une altérité, il est aussi et avant tout union de deux altérités égales et conjointes pour réaliser une unité, un troisième. C’est ainsi qu’est l’Amour premier, et donc le Père. L’unité de la source divine qu’est le Père est en fait une triade, une union féconde, que l’on peut qualifier analogiquement de masculin-féminin-enfantin. Car la famille humaine est à l’image de sa source divine.

La perfection de l’amour, comme on peut le voir sur la Terre, est d’être une Communauté de Familles. De la Famille originelle qu’est le Père provient le Fils à son Image pour partager l’amour vécu en Lui-même, et non pas être un Amour replié sur son propre bonheur. Et dans ce partage de l’amour vécu surgit l’Esprit, comme une troisième Famille, pour unir cet Amour du Père et du Fils.

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Un chemin de Croix

À la Salette, où a eu lieu une apparition mariale, dont nous fêterons ce dimanche les 175 ans.

La Croix fait peur… Et il faut être aveugle pour ne pas voir qu’elle se dessine à l’horizon pour notre civilisation. Pour avancer vers elle, sans craindre et en gardant la paix, il convient d’avoir les yeux fixés sur ce vers quoi elle nous mène, vers le Royaume qui fait irruption en ce monde. Cela n’est pas évident. C’est pourquoi nous allons tacher ici de dessiner le paysage qui se manifeste à nos yeux.

Voici des extraits des lectures de dimanche prochain :

« Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie… Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. » (Sagesse 2, 12;20)

« Des étrangers se sont levés contre moi, des puissants cherchent ma perte : ils n’ont pas souci de Dieu. » (Psaume 53, 5)

« Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez… » (Lettre de saint Jacques 4, 2)

« Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » (Évangile selon saint Marc 9, 31)

Ces passages nous placent sous le signe de la Croix. Cette Croix que nous avons fêtée mardi dernier. Ils nous dévoilent le péché profond du cœur de l’homme qui mène à la haine, au meurtre, à la mort. C’est ce déferlement du mal qu’a subi le Christ sur la Croix. C’est celui que nous sommes tous appelés à vivre à sa suite. C’est celui qui se manifeste de plus en plus dans le monde.

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Le mot de la fin

Nous avons écrit durant des années sur ce blog. Ce fut l’occasion d’élaborer notre pensée, de chercher à décrire ce monde que nous voyions poindre à l’horizon comme une aurore. Beaucoup d’imperfections et d’erreurs sont présentes dans une telle tentative. Entre ce qui est, ce que l’on voit, ce que l’on comprend et ce que l’on écrit, il peut y avoir des différences. Ce n’est qu’avec le temps et la maturation que chaque chose arrive à sa juste place.

C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place un nouveau blog : sagessechretienne.fr où vous retrouverez beaucoup d’articles de ce blog revus et corrigés.

Il nous a semblé de plus que le temps était arrivé de publier le fin fond de notre questionnement théologique sur le visage du Père. C’est quelque chose de bouleversant, un petit mystère d’amour. Mais qui demanderait à devenir une question traitée en Église. Vous trouverez cela dans le lien suivant : Montre-nous le Père, cela nous suffit, ainsi que dans les derniers articles de notre blog : Communauté de Familles, Les noces de l’Agneau

Par choix, nous avons publié les articles au sujet de ce mystère des noces éternelles sur ce site, laissant pour notre autre blog plus récent ceux qui parlent de la sagesse chrétienne sans encore vraiment franchir la porte de ce mystère. De fait, sans un signe concret et très clair venu du Seigneur ou un long travail de maturation théologique et spirituelle s’étendant sur des siècles, ce qui est dit ici de ce petit mystère d’amour restera une interprétation très personnelle de la Révélation dont l’histoire foisonne et sans légitimité pour pouvoir être prise au sérieux. Car cela ne peut dans la Tradition que correspondre au mystérieux secret de la septième trompette (cf Apocalypse 10) que Dieu seul peut rendre manifeste.

C’est désormais, pour notre part, à un travail de bénédictin que nous voudrions nous consacrer pour faire émerger de ce foisonnement d’intuitions un renouveau de la spiritualité.

Montre-nous le Père, cela nous suffit

Icône de Roublev dite de la Trinité : L’hospitalité d’Abraham avec les trois hommes de Dieu au Chêne de Mambré

« Montre-nous le Père, cela nous suffit. » (Jn 14, 8). C’est là la question de Philippe à Jésus. Celui-ci lui répondit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? … »

Le Père… Mais au fond, qui est le Père ? Cela fait deux mille ans que Jésus nous en a parlé, que nous avons scruté son mystère. Mais avons-nous vraiment compris qui il était ? Nous savons que c’est un Père d’Amour et de Miséricorde qui nous a créés dans un projet bienveillant, et qui nous attend pour une éternité de bonheur. Nous savons qu’il vit une éternité d’Amour avec le Fils et l’Esprit-Saint… Mais tant de choses sur Lui nous échappe encore…

À une époque, certains l’ont représenté comme un vieillard qui regarde depuis le Ciel cette Terre où le Fils s’est incarné. Cette représentation a été abandonnée, car elle était la source de trop d’erreurs.

Qui est le Père ? Comment percevoir son Être, et contempler son Visage ?

« Montre-nous le Père, cela nous suffit. »

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Les quatre cavaliers

Du livre de l’apocalypse, au chapitre 6, verset 1 à 8 :

« Je regardai, quand l’agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre.

Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant qui disait :Viens. Et il sortit un autre cheval, rouge feu. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée.

Quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant qui disait : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. Et j’entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait : Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier ; mais ne fais point de mal à l’huile et au vin.

Quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

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Miracle

Un vrai miracle est arrivé,
Un petit signe nous fut donné.
Parti deux mois, c’est étonnant,
Au saint pays, c’est surprenant.

Là où Étienne fut inhumé,
Et là où l’Arche s’est arrêtée,
Où le soleil a reculé.
Un lieu béni de chrétienté.

Depuis l’Annonce faite à Marie
Au jour qui vient nous réchauffer,
Dites-le vous bien, vraiment surpris,
C’est sept semaines qu’il faut compter.

Alors je dis à tout bientôt.
La Vierge nous garde sous son manteau.
Petite colombe au doux rameau.
Joie d’un matin après les maux.

Vidéos : Christianisme et très-humanisme

Nous avons prévu de réaliser quelques vidéos pour présenter des intuitions et synthèses.

En voici une première : Le très-humanisme sauvera le monde !

Pour aller plus loin sur le thème de cette vidéo, vous pouvez regarder les articles suivants :

Très-humanisme et spiritualité
Avenir et très-humanisme
La Grande Rénovation
La douzième passion

Et bientôt, une prochaine vidéo sur les anges…

Poésie

Une vie sans poésie est une vie monotone,
Joli vers qui me ravit comme les lueurs de l’automne.
Écoutant les notes d’argent du charmant cheval ailé,
Me voilà tout amoureux tel un amant bien zélé.

Dame Sagesse, Dame Poésie, belle figure, belle harmonie.
Petit prince, petit poète, sur la lyre et la musette.
Près du pin, Ah ! ce matin, vint la muse au nez joli.
Elle me dit, c’est bien certain, le grand secret de la chouette.

Pomme de pin, époux heureux, joli matin, fils de Dieu.
Ces fleurs, c’est époustouflant ! Elle et moi, yeux dans les yeux.
Au-delà du petit jour qui nous réveille sans détour,
Ces deux petits troubadours nous parlent, ô joie, bien d’amour.

La nature et la grâce

Alors que nous sommes à la veille de grands bouleversements de civilisation, il est bon de revenir à la fine pointe de tous les choix qui mènent à la vie ou à la mort. C’est à dire à l’accueil ou au refus de la grâce. La grâce étant Dieu lui-même qui vient vivre en nous.

C’est ainsi que le démon a refusé la grâce de Dieu pour ne plus vivre que pour lui. Il a refusé de faire alliance avec Dieu, de vivre avec lui, de l’aimer par sa grâce. Il a préféré s’enfermer dans ce qu’il était, dans sa nature, pour être éternellement son propre Dieu. C’est ainsi que les anges bons ont accueilli la grâce pour vivre à la mesure de Dieu. C’est ainsi que nos premiers parents, tentés par le diable, se sont coupés de la grâce pour vivre une vie à leur mesure, ou à la mesure de Satan. La mort en fut la conséquence, car sans la grâce, on ne peut pas être immortel. C’est important de le rappeler aujourd’hui.

C’est pour nous redonner la grâce que Dieu s’est incarné en Jésus-Christ, et qu’il est mort sur la Croix pour nous. La grâce, c’est l’Esprit-Saint qui se répand dans nos cœurs, qui nous fait entrer dans une vie qui dépasse tout ce que nous pouvons être ou faire par nous-mêmes. Cela ne supprime pas la nature, mais cela la guérit et la surélève. Cette grâce venue de la Croix s’est répandue sur tous les temps depuis les origines après la chute, jusqu’à l’achèvement de toute chose au Ciel.

Accueillir ou refuser la grâce. Voilà le vrai choix.

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La Grande Rénovation

Antoine de Saint-Exupéry et le Petit Prince

Le Forum de Davos qui influence beaucoup les élites mondiales a choisi pour thème de ses rencontres en mai à Singapour : « la Grande Réinitialisation ». C’est aussi le titre d’un livre du fondateur de ce forum, Klaus Schwab, écrit l’année dernière à l’occasion de la crise que nous traversons. Le monde serait comme un programme informatique devenu fou dont il faudrait faire table rase pour mettre en place un nouveau logiciel plus performant. Il s’agit de passer du monde d’avant qui est en échec, au monde d’après.

Quand on connaît certains principes de la pensée hégélienne qui sous-tendent le monde moderne, cela fait peur. Tout y est vu sous forme d’opposition et de négation, et c’est en détruisant que l’on crée du neuf.

Quand on connaît les tendances de l’esprit contemporain, animé par exemple par le principe de disruption, cela fait peur. Il s’agit de sortir de tout ce qui nous limite et nous freine, pour, dans la désintégration de ce que nous avons été, faire advenir ce que nous voulons être.

De tels schémas de pensée ne mènent qu’au chaos et à la mort. Et, en l’occurrence, ils sont utilisés par ceux qui détiennent la puissance et l’argent pour des intérêts qu’il nous serait difficile de considérer pour le bien des gens.

C’est pourquoi, au lieu de la Grande Réinitialisation, nous prônons la Grande Rénovation. Notre monde est une Maison Commune à rénover. Des choses sont abîmées, des choses ont vieillies, à certains endroits elle prend l’eau. Il faut la restaurer.

On n’habite pas un logiciel. Alors que l’on habite une maison, comme on habite le monde. La métaphore du logiciel ne peut donc fonctionner quand il s’agit d’un sujet aussi délicat que de changer le monde. Alors que celle de la maison vient d’une expérience première et fondamentale qui nous parle de notre lieu de vie, comme l’est le monde.

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