Quatrième heure

Couronne d’épines, couronne d’amour.
Ce fut soudain, ce fut un jour.
De sang précieux la coupe déborde,
En la Divine Miséricorde.

Cœur transpercé, cœurs bouleversés.
Le monde, changé, s’est inversé.
Lance perçante, vie jaillissante.
Flamme luisante, bien réchauffante.

Vision d’horreur, moins d’un quart d’heure.
Bourreaux méchants, enfants pleurant.
La Lune en rouge, la Lune en sang.

Car voilà l’heure, non d’un malheur,
Mais d’un retour au Crucifié,
Laissons tomber tous nos péchés.

Il est vraiment ressuscité !
Et il nous donne le Paraclet !
Petite clef, divine cité.

Guerre-éclair

Autant voici la demi-Lune,
Autant surpris par infortune.
L’orage se lève à l’Orient,
Pour les fils d’Ève et puis d’Adam.

Premier malheur, blanche couronne,
Deuxième malheur, feu rougeoyant.
Plus de colombe, le ciel qui tonne,
Quand tout s’effondre, nos cœurs pleurant.

C’est un temps court, mais effrayant.
Survivrons-nous, c’est effarant.
Chagrins si lourds, désespérant.
Plus de salut, pauvres enfants.

Trois jours passés, et une moitié,
Nous sommes sauvés, Dieu soit loué !
Un nouveau jour si bienvenu,
Le Ciel accourt, ils sont venus !

Scorpion

Cric, crac, c’est l’attaque.
Demain, c’est certain,
Au jour que l’on espère point,
Accourt le scorpion vilain.

Journée douloureuse,
Soirée audacieuse,
Quand sombre la paix du refuge
Par l’ombre d’un méchant transfuge.

Complot angélique.
Héros maléfiques.
Demain, la palme à la main,
Serein, le calme du grand Saint.

Espoir d’une lumière.
Victoire d’une chaumière.
Jaillit de son Cœur tout brûlant
Un feu d’Amour apaisant.

Rions chaudement.
Prions ardemment.
Tout est dans la main de Dieu.
Tous, sur le chemin des Cieux.

Petite crèche

Creche-Noel

À l’aube des temps nouveaux,
Nous promenant sous le soleil le plus beau,
Nous annonçons la petite nouvelle
De l’arrivée de Noël.

Chantant la joie du nouveau-né,
En contemplant les fleurs des près,
Nous sommes tous les deux
Des petits amoureux.

Tout le mystère de la chrétienté
Consiste à embrasser
L’Enfant qui nous est donné
Et vers le Ciel l’élever.

Préparer un lieu tendre et joyeux
Pour qu’y grandisse la parole
Voilà bien notre rôle
Selon l’ordre de Dieu.

Louange et adoration

trinité icone

Devant l’Éternel, il n’y a rien de pareil
Que d’aimer sans mesure et donner sans usure.
Regarder les Beaux Yeux de ce Dieu amoureux
Les trouver si jolis et en être tout épris.

Et chanter sans fin le Cantique en refrain
Et danser sans frein la grande valse des saints.
Et trouver si beau le cantique de l’Agneau.
Et lever ses mains pour le louer sans fin.

Vivre d’amour dans ce monde sans détour
Où l’on est si heureux en Présence de Dieu.
Et vouloir L’adorer et Le remercier
Car c’est Lui qui nous a créés.

Demi-Lune

demi lune

Nous voilà à la demi-Lune !
Oh ! Ses faces, elle n’en a pas qu’une.
L’une est si belle et si radieuse.
L’autre est si sombre et si menteuse.

Nous voilà à la demi-Lune !
Nous aimerions qu’il n’y en ait qu’une.
Un jour viendra, Dieu le fera.
Tant d’amertumes avant cela.

Lumière et vie elle nous renvoie.
Elle nous éclaire quand on n’y voit.
Pleine d’amour, on est heureux,
Quand à son jour, on prie à deux.

Mais, là bas, ils y sont aussi,
Des âmes qui pleurent et sont roussies,
Des âmes noires si peu illustres,
Et depuis bien quatre fois vingt lustres.

Aux forces sombres des démons,
Pour s’envoler jusqu’à ces monts,
Ils ont puisé leur énergie,
Pour s’enfermer dans leurs orgies.

Nous voilà à la demi-Lune !
Et je le dis bien sans rancune.
Au sacrifice des innocents
La voilà remplie de leur sang.

Il crie vers Dieu, ça c’est bien sûr.
Il répondra, je vous assure.
Pour sauver l’homme de si grandes fautes,
Et bien le pauvre des vilains hôtes.

Nous voilà à la demi-Lune !
Nous allons vers la pleine Lune !
C’est la Lumière qui gagnera !
C’est l’Amour qui l’emportera !

Nous voilà à la demi-Lune !
Oh ! Ses faces, elle n’en a pas qu’une.
Elle montrera bientôt la sombre.
Mais nuit pour nous point n’est pénombre !

Éclair dans la nuit

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Si sombre jour, grande déroute,
Quand tout vacille, fin de la route.
Au lieu sacré tout désolé,
L’espoir de paix s’est envolé.

Quelle misère, la fin d’un monde.
C’est bien la guerre, âmes vagabondes !
Au lendemain désenchanté,
La tourterelle ne peut chanter.

Mais quand soudain un beau matin,
Ils sont là dans un ciel serein,
Dragons, griffons, lions et agneaux,
Jolis bestiaux, oh ! que c’est beau.

Ces si bons anges aux mille couleurs
Qui bien réchauffent nos petits cœurs,
Ils nous enseignent pour demain,
La grâce de Dieu, c’est bien certain.

Un air de paradis

Joie d’aimer près de l’oranger
Et serein d’étendre la main
Pour cueillir le doux fruit
De l’arbre de la vie.

Roucoulement de l’oiseau joyeux,
Marche gracieuse du félin malin.
L’eau tombe de ses mains,
Et la source coule au cieux.

Et la fleur pousse aux cieux.

Que demander en ce jour
Si ce n’est le bel amour ?
Pour que dans une douce flamme
Tout s’embrase dans nos âmes.

Et qu’un doux matin tout serein
Nous nous levions avec entrain
Pour marcher dans le jardin
Où jouent des biches et des daims.

Et sentir le plaisir
De la vie qui jaillit.
Et beaucoup se réjouir
D’être là et ici.

Et plonger dans ce monde
De la source féconde
Où nous nous unissons
D’un amour qui est don.

Et trouver la joie d’exister
Dans tant de beautés
Qui nous font désirer
Celui qui nous a créés.

Ô Eucharistie

ostensoire (1)

Ô Eucharistie, ô Vie de ma vie.
Astre rougeoyant, ô Sang de mon sang.
Tu es là présent, Ô Eucharistie,
Toi le Corps vivant du Christ dans la nuit.

Et sur cette terre, exilés loin du Ciel,
L’Astre de Lumière réchauffe nos corps frêles.
C’est une existence toute eucharistique,
Où la douce présence n’est pas symbolique.
Attirés par elle, nous vivons pour elle.
Et Il nous étreint sur son cœur serein.

Un jour nous serons dans la vraie patrie.
Et là nous vivrons dans son vis-à-vis.
Attendant ce jour, confiant dans l’Amour,
Faisons-Lui la cour. Fixons-Le toujours.
Entrons dans la danse que forment les saints.
Farandole immense d’un bonheur sans fin.
Vivons devant Lui autour de son trône,
Dans cet aujourd’hui que Jésus nous prône.

Et quand nous serons dans la vraie Lumière,
Alors nous dirons les bontés du Père.
Nous exulterons par la Saint-Esprit.
Nous nous unirons au grand Jésus-Christ.
Nous glorifierons la Sainte Trinité ;
Nous nous aimerons pour l’éternité.

À l’Eucharistie, vouons notre vie.
C’est là le chemin sûr et très certain.
Son abaissement est vraiment très grand.
Servons-Le ici, comme Il nous le dit.