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Le mot de la fin

Nous avons écrit durant des années sur ce blog. Ce fut l’occasion d’élaborer notre pensée, de chercher à décrire ce monde que nous voyions poindre à l’horizon comme une aurore. Beaucoup d’imperfections et d’erreurs sont présentes dans une telle tentative. Entre ce qui est, ce que l’on voit, ce que l’on comprend et ce que l’on écrit, il peut y avoir des différences. Ce n’est qu’avec le temps et la maturation que chaque chose arrive à sa juste place.

C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en place un nouveau blog : sagessechretienne.fr où vous retrouverez beaucoup d’articles de ce blog revus et corrigés.

Il nous a semblé de plus que le temps était arrivé de publier le fin fond de notre questionnement théologique sur le visage du Père. C’est quelque chose de bouleversant, un petit mystère d’amour. Mais qui demanderait à devenir une question traitée en Église. Vous trouverez cela dans le lien suivant : Montre-nous le Père, cela nous suffit, ainsi que dans les derniers articles de notre blog : Communauté de Familles, Les noces de l’Agneau

Par choix, nous avons publié les articles au sujet de ce mystère des noces éternelles sur ce site, laissant pour notre autre blog plus récent ceux qui parlent de la sagesse chrétienne sans encore vraiment franchir la porte de ce mystère. De fait, sans un signe concret et très clair venu du Seigneur ou un long travail de maturation théologique et spirituelle s’étendant sur des siècles, ce qui est dit ici de ce petit mystère d’amour restera une interprétation très personnelle de la Révélation dont l’histoire foisonne et sans légitimité pour pouvoir être prise au sérieux. Car cela ne peut dans la Tradition que correspondre au mystérieux secret de la septième trompette (cf Apocalypse 10) que Dieu seul peut rendre manifeste.

C’est désormais, pour notre part, à un travail de bénédictin que nous voudrions nous consacrer pour faire émerger de ce foisonnement d’intuitions un renouveau de la spiritualité.

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Un signe va être donné

Alors que le monde vit au rythme des confinements et des déconfinements… Un signe va être donné. Nous le voyons arriver là-haut sur les montagnes, tel un chemin qui mène depuis la France jusqu’à en Terre Sainte, tel le signe de Jonas. Celui-ci fut transporté par la baleine jusqu’à Ninive : un témoin fut donné par Dieu et un chemin de vie s’est ouvert. Ce signe sera ignoré par beaucoup, insignifiant pour d’autres. Mais pour ceux qui l’accueilleront, il sera riche de nombreux sens.

Le signe de Jonas montrera qu’il y a un voyage à faire pour aller vers la Civilisation de l’Amour. Nous avons un exode à vivre pour entrer dans ce monde qui nous est promis. Ensuite il montrera que ce voyage ne se fera pas par des moyens humains, qu’il sera un don de Dieu, réalisé par les moyens de Dieu. Enfin, il montrera que Dieu ne nous abandonne pas, qu’il répond à nos prières, qu’il veut réaliser une œuvre dans le monde.

Le signe de Jonas désignera une multitude de témoins que Dieu a choisi pour que son œuvre s’accomplisse.

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Bâtir la Civilisation de l’Amour

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« Je suis venu jeter le feu sur la Terre, et quel n’est pas mon désir sinon qu’elle brûle. » (Luc 12,49)

« La civilisation de l’amour l’emportera sur la fièvre des luttes sociales implacables et donnera au monde la transfiguration tant attendue de l’humanité finalement chrétienne. »
Homélie de Paul VI le 24 décembre 1975 Lire la suite « Bâtir la Civilisation de l’Amour »

L’appel du roi

Sacré-Cœur de Jésus

Ô France que j’aime, tu gémis dans le trouble et te voilà près de l’abîme. Mais Jésus, ton véritable roi, veille sur toi.

Ô France que j’aime, Dieu a fait alliance avec toi. Le secret d’amour de son Cœur doit se révéler chez toi. Parce que tu n’as pas su l’accueillir quand il s’est présenté à toi tu es tombée bien bas. Mais Dieu se souvient encore de toi.

Ton passé élogieux se rappelle à nous, et il nous faut redire aujourd’hui que chaque nation est unique, chaque pays a une vocation qui se manifeste dans une culture, un terroir, des valeurs, et des us et coutumes qui lui sont propres.

Alors Dieu aujourd’hui veut appeler pour la France son roi. Non pas pour un coup d’état politique ou pour des manigances partisanes, mais pour venir au secours du pays, de l’Église et du monde, et manifester les trésors d’amour du Sacré-Cœur.

Vous trouverez ici un descriptif des hommes providentiels que nous devrions attendre selon nous : https://sagessechretienne.fr/2022/02/24/lhomme-providentiel/

Les rois de France ont failli autrefois, car seul le Cœur de Jésus aurait pu leur permettre de rester humbles et petits. Seul le Dieu d’Amour peut garantir que ne règne pas l’orgueil et l’égoïsme. Seul le Dieu d’Amour peut donner un monde où chacun trouve sa place dans une communauté vivante.

Le roi que Dieu appelle aujourd’hui n’est pas un roi politique, mais un serviteur mystérieux venant instaurer l’ordre des apôtres des derniers temps. Il ressemble plus à Frodon qu’à Aragorn. Il nous sera manifesté bientôt et paraîtra bien petit et bien faible. Ni beau ni brillant, il aura pourtant mission d’apporter le salut de Dieu à la France, puis à l’Église et au monde.

Comme ce fut le cas des rois des France, il faut attendre l’attestation de sa mission par le signe de la guérison. Quand viendront les trois jours de ténèbres, quand tout semblera vaciller, quand la maladie se répandra en un rien de temps semant la mort. Alors, il n’y aura d’autre secours que d’invoquer le Sacré-Cœur de Jésus par l’intercession de saint Raphaël et en union avec l’élu de Dieu, et l’on trouvera la guérison. Comme le serpent de bronze dressé par Moïse, ces trois invocations dites ensemble donneront le salut : « Par le Sacré-Cœur de Jésus, par l’intercession de saint Raphaël et en union avec le serviteur de Dieu Henri de la Croix, que le salut et la guérison nous soient donnés. »

On pourrait s’étonner que l’on invoque ici saint Raphaël et non saint Michel. Mais Raphaël veut dire Dieu guérit. Et c’est par ce signe que Dieu veut nous envoyer son élu, qui bien sûr est guidé avant tout par saint Michel. Ce signe montrera sa légitimité, et qu’il convient de l’écouter. Il ne viendra pas pour gouverner, mais pour témoigner des mystères d’amour de notre Dieu.

Puis, un jour, dans bien longtemps, un autre roi, politique celui-là et de la race de saint Louis, qui se sera mis en tenue de serviteur durant des années, viendra avec la bannière du Sacré-Cœur à l’heure de l’épreuve où la France redevenue chrétienne devra faire face à un monde impie venu la détruire. Et par cette bannière invincible, et cette fois-ci par l’invocation de saint Michel, il remportera la victoire.

L’enfer et les limbes

Origène, un Père de l’Église, qui a soutenu la thèse de l’apocatastase.

Saint Augustin a dit quelque part que la question de la damnation éternelle était une des plus difficiles, qu’elle pouvait égarer les néophytes, et qu’il valait mieux éviter de trop se pencher sur cette question au début de la vie spirituelle. Quant à lui, il a eu à certains moments de sa vie une perception très pessimiste des choses où la majorité de l’humanité finirait en enfer. Une vision que l’Église n’a pas vraiment encouragé. Certaines périodes du christianisme ont beaucoup parlé de l’enfer, d’autres comme aujourd’hui ont tendance à vouloir croire que l’enfer n’existe pas, ou qu’il est vide, ce qui laisse d’ailleurs de côté la question des démons qui y sont déjà. C’est une question qui revient sans cesse et qui perturbe beaucoup de personnes : Si Dieu est bon, pourquoi y aurait-il un enfer ?

Il ne faut pas trop vite évacuer la question, comme si cela était normal. En fait, on peut penser que nous n’aurons vraiment la réponse qu’au jugement dernier, qu’ici-bas nous sommes tâtonnants, et que ce qui nous semble effroyable doit surtout nous conduire à chercher à éviter aux âmes de tomber en enfer. Le Christ veut nous associer à son projet d’amour : à nous d’entrer dedans et nous ne serons pas déçus.

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Multilocation et salut du monde

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Giotto, L’Entrée à Jérusalem
Jésus, le roi de Gloire, veut être présent aujourd’hui à chacun de nous.

Dans Star Wars la guerre des étoiles, avec les jedis et notamment Rey, nous voyons des exemples de multilocation. Il arrive qu’ils se retrouvent en plusieurs endroits à la fois. Dans l’histoire de l’Église, cela est aussi arrivé : nous avons des exemples de bilocation (saint Antoine de Padoue, Padre Pio, etc).

Il s’agit d’être présent avec son corps en plusieurs lieux à la fois. C’est bien un corps charnel, mais en plusieurs lieux. C’est bien un même être, mais présent et conscient en plusieurs lieux. C’est bien à chaque fois de la matière pour une même âme humaine, mais en plusieurs lieux. Bien sûr, les capacités humaines sont insuffisantes pour produire cela, mais cela est rendu possible par l’Esprit de Dieu qui est à l’œuvre. Cela est rendu possible par la puissance divine. Il n’y a rien de contradictoire en soi d’avoir un corps en plusieurs lieux, puisque notre esprit est au-delà de la matière.

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Les noces de l’Agneau

Une femme enceinte, c’est vraiment beau.

Mais une femme enceinte de Jésus, Dieu fait chair, c’est d’une beauté inimaginable. L’Esprit-Saint enveloppe cette femme, et Dieu le Fils prend chair en elle pour la gloire du Père.

Or Dieu veut venir ainsi dans le ventre de chaque femme pour l’éternité. Il veut vivre ses noces avec l’humanité de cette manière. Et Il veut que chaque homme accueille conjointement cet Enfant-Dieu avec une femme. Nous ayant créés par une étreinte d’amour, Il veut être accueilli chez nous par une étreinte d’amour. C’est un mystère immense, inouï.

Ce sont les noces de l’Agneau. Et c’est de cette irruption de la vie divine en nous que se déploie en nous toute vertu et toute grâce. C’est un mystère d’amour… Saint Jean, qui le connaissait, dit, dans l’Apocalypse au chapitre 10, qu’il avait reçu l’ordre de n’en rien dire, car cela a été gardé pour un temps futur. Sainte Gertrude, à qui l’Apôtre apparaissait, lui a demandé pourquoi il n’avait rien dit des secrets d’amour qu’il avait entendu en reposant sur le Cœur de Jésus. Saint Jean a répondu que son rôle était de témoigner du Verbe fait chair et que cela était suffisant, mais que les secrets du Cœur de Jésus étaient gardés pour un temps où la charité se sera beaucoup refroidie ; ils seraient révélés pour le sortir de l’abîme. Jésus l’a dit aussi : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, lui l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité toute entière » (Jn 16, 12-13).

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L’heure du septième ange

Nous vivons une époque étonnante… Celle où tout un monde part à la déroute. Que s’est-il passé ? Notre espérance d’un monde de paix aurait-elle été vaine ? Les chrétiens ont amorcé à partir du dix-neuvième siècle un ralliement à une modernité qui s’était construite dans le rejet du christianisme, espérant la transformer. Vatican II a scellé ce rapprochement. Et maintenant nous en goûtons les fruits amers. Ce n’est pas que ce rapprochement était vain et inapproprié. Mais c’est juste qu’il ne fallait pas en attendre plus qu’une tentative de semer ce qui pouvait encore être semé dans l’attente du mystère de la Croix.

De fait, les pères de l’Église nous ont dit que l’Église, qui est le Corps du Christ, était appelée à revivre ce qu’a vécu la Tête qui est Jésus : après la croissance, viendrait la maturité, la Passion, et la Résurrection.

On dit des derniers siècles et de Vatican II que c’est l’Église qui prend conscience d’elle-même : libéré du poids de la chrétienté, elle a le temps et les moyens de s’interroger sur ce qu’elle est, et ce que devrait être un monde chrétien. On perçoit dans tout cela les prémices d’un grand renouveau, comme une préparation pour des noces. Mais ce renouveau ne peut advenir, répétons-le, que par la Passion et la Résurrection.

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Sortie de crise

« Il est digne, l’agneau qui a été immolé, de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. » Ap 5, 12

Le cœur de l’homme est malade. Point n’est besoin de rappeler ici tous les maux qui sévissent chaque jour sous nos yeux. C’est qu’il y a finalement un choix à poser entre la haine et l’amour, qui nous entraîne vers la mort ou vers la vie. Ce n’est pas seulement un choix à notre mesure d’homme, mais nous sommes pris dans des mouvements qui nous dépassent : le Satan et ses démons nous entraînent dans un sens, l’Esprit-Saint, les anges et les saints dans un autre.

Aujourd’hui, le Prince des ténèbres se dresse avec une force inégalée. Le combat est en train de prendre des dimensions quasi-cosmiques, et nous oblige à choisir. L’indifférence ne peut être que la caution du mal, car les structures même du monde dans lequel nous évoluons nous entraînent inexorablement vers l’abîme. Il faut choisir. Comme les Hébreux faisant le pari de suivre Moïse pour quitter l’Égypte vers la Terre Promise, il faut nous mettre en chemin, quitter nos sécurités et nos certitudes, et avancer.

Peu de gens acceptent que nous en soyons réduits à une telle alternative, mais, aujourd’hui, il ne faut plus attendre de secours d’aucune institution, ou d’aucun pouvoir établi, qu’il soit politique, religieux, ou d’un quelconque autre ordre. Les pièges infernaux se referment sur nous, progressivement, et nous serons tous pris dedans. Alors, il faut semer dans la petitesse autour de nous, au niveau local, familial, associatif, là où nous avons encore du pouvoir. Et rester dans l’attente que le Dieu du Ciel daigne intervenir pour ouvrir un chemin.

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Un mystère d’amour qui doit embraser le monde

Adoration du soir et adoration du matin. Soleil couchant et soleil levant. Force centripète et force centrifuge. Union au Christ et vie interpersonnelle. L’amour nous tourne vers l’intérieur et vers l’extérieur. Dans la famille et dans la cité. La perfection de l’amour est d’être une communauté de familles. À chacun de s’ajuster pour ne pas s’enfermer dans l’individualité. Celui qui rompt la symphonie de l’amour ne trouve vers l’intérieur que lui-même, et veut que les autres à l’extérieur ne soient encore que lui-même.

Le Christ se fait petit enfant pour naître dans nos cœurs, comme il est né chez Marie et Joseph, et amener une unité de communion où nous sommes tous différents, tout à la gloire de la Trinité d’Amour. Le mystère de Noël est un mystère à vivre et pas seulement à regarder. Nous ne sortirons de nos égarements qu’en accueillant le Christ Petit Enfant pour former une communauté de croyants tous à l’image de la Sainte Famille.

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Le grand roi

Tapisserie de l’Apocalypse : La Femme met au monde un enfant mâle (Ap 12).

Des légendes et prophéties lointaines ou actuelles, de plusieurs siècles et millénaires jusqu’à aujourd’hui, nous annoncent l’arrivée d’un grand roi. Cela a traversé les âges, et a laissé une ample littérature. Venant de France, qui est la Fille Aînée de l’Église, il doit mettre fin au règne de Satan, et ramener ce monde au Christ et à Dieu. Cela fait écho, dans l’eschatologie juive, à la venue du messie fils de Joseph, de la tribu d’Éphraïm, qui doit préparer le chemin du messie fils de David, de la tribu de Juda. De fait, les juifs attendent deux messies : l’un pour préparer les chemins du Seigneur, comme l’a fait saint Jean-Baptiste, tel Élie le prophète ; et l’autre pour régner durant l’Ère de la Promesse. Ce messie fils de David, pour un chrétien, est le Christ Jésus, notre Seigneur, Dieu s’étant fait homme.

Ainsi, de même que Dieu a envoyé saint Jean-Baptiste préparer sa venue dans la chair, Il nous enverra un élu pour préparer son retour dans la gloire. Ou plus exactement pour faire advenir cette civilisation chrétienne que nous attendons qui doit manifester au monde le projet de Dieu sur sa création, avant que dans un ultime combat eschatologique tout ne s’achève pour la gloire de Dieu. Dieu a décidé, à un moment donné de l’histoire, de revenir par ses saints, pour fonder la civilisation de l’amour qui sera un temps de paix et de justice (cf le livre de Patrick de Laubier, La civilisation de l’amour selon Paul VI).

Cet élu ou grand monarque, certains l’attendent comme un chef politique, de la même manière que les juifs ont attendu le messie pour régner sur Israël et chasser les Romains. Tel n’est pas notre avis. Selon nous, le grand roi a essentiellement une mission spirituelle qui touche à ce qui a été prophétisé sous le nom des petits apôtres de l’amour, par exemple à Marcel Van. Ces petits apôtres doivent manifester au monde les secrets d’amour de notre Dieu. Ils doivent ramener le cœur des hommes égarés vers les beautés du Dieu de Miséricorde. Et ils doivent se rassembler dans un ordre de saints pour porter les combats des derniers temps.

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Lumière du désert

Alors que le rapport sur la pédophilie dans l’Église de France vient de paraître tel un séisme qui va faire beaucoup de bruits, et que le monde par bien des aspects semble en grande difficulté, nous fêtons aujourd’hui la saint Bruno. Celui-ci est le fondateur de l’ordre des Chartreux. À mon sens, c’est le plus grand saint de l’Église d’Occident, car sa spiritualité est la plus contemplative, et son ordre est celui qui a le plus porté ce monde par la prière. Inconnus de beaucoup, les chartreux sont des petites âmes données à Dieu qui permettent à l’humanité de cheminer à travers l’histoire en dépit de tous les dangers. Ils se sont tenus tel saint Jean-Baptiste le Précurseur dans le désert attendant l’Époux. Ils se sont tenus tel saint Jean au pied de la Croix. Ils se sont tenus telle sainte Marie-Madeleine témoin de la Résurrection devant le tombeau vide. La devise de cet ordre est : « Le monde tourne, la Croix demeure ». Grâce à eux, les grâces coulent sur le monde. Grâce à eux, l’Esprit-Saint et les bons anges se répandent partout.

Depuis plusieurs décennies, l’Ordre de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de saint Bruno, qui se réclame de cette spiritualité, peut permettre à ceux qui le souhaitent de goûter quelque peu à cette vie du saint désert et d’entrer dans l’adoration du Père.

C’est dans ce désert, qu’il y a maintenant plus de onze ans, alors que je pensais y passer bientôt ma vie, une lumière s’est laissée voir à mes yeux lors d’un séjour là-bas, après une nuit d’adoration. Bouleversante, surprenante, inattendue. Il m’a fallu de nombreuses années pour en percevoir quelque peu le contour. Accouchant dans la douleur, j’ai fini par y trouver une immense joie, et comprendre qu’il s’agissait là du Vin Nouveau de l’Évangile.

C’est celle dont nous avons témoignée ici : Montre-nous le Père, cela nous suffit et Communauté de Familles. Elle permet de mieux saisir beaucoup de choses, de les voir sous un angle renouvelé, comme ces réalités de la masculinité et de la féminité qui posent beaucoup questions aujourd’hui : cf. Hommes et Femmes dans le plan de Dieu. J’ai suffisamment cherché, et questionné des théologiens, pour savoir qu’il n’y a rien dans cette lumière qui soit contraire à la foi de l’Église, à l’Écriture et à la Tradition. Seulement, il faut bien voir que notre Dieu est bien au-delà de nos pensées, et qu’il y a encore des choses à découvrir. Elles sont contenues dans la Révélation, mais elles n’ont pas encore été explicitées. Tant que l’Église n’a pas tranchée sur ces questions, il n’y a pas d’hérésie à penser qu’elles sont vraies ou fausses. Mais le jour où l’Église tranchera par le charisme d’infaillibilité, dans un sens ou dans l’autre, alors il faudra adhérer à ce qui sera devenu un dogme. Pour le moment, il est bon qu’il y ait du débat.

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Vous avez dit « complotiste » ?

Saint Georges terrassant le Dragon (Colmar)

Complotiste. C’est aujourd’hui le terme à la mode, dont tout le monde use et abuse. C’est un mot étrange, qui nous parle de lieux secrets où se trament des projets peu respectables. Même si, à l’entendre, on ne sait pas très bien si celui qui participe à ces réunions et organisations de l’ombre est le complotiste lui-même qui serait alors un comploteur, ou ceux, plus ou moins imaginaires, mais qui semblent très nombreux, que le complotiste nous désigne.

Il est intéressant en cette fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël de lever un peu les yeux vers le monde d’en-haut. Les lectures du jour nous y invitent. Et là, il est dit : « Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel. Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier. » Cela prend place dans le livre de l’Apocalypse au chapitre 12 verset 7-9, juste après la septième trompette et la vision de la Femme dans le ciel qui enfante un enfant mâle.

Car le voilà le vrai complot : celui de Satan et de ses sbires. Un complot qui date depuis les origines, qui a amené l’humanité dans sa déchéance, qui a conduit le Christ à la Croix, qui a mis partout la souffrance, la haine et la division… Et on ne peut pas dire qu’ils ne sont pas nombreux dans cette empire de ténèbres. Les démons et les damnés sont une multitude… Malheureusement.

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