La conscience de Jésus

Jésus Miséricordieux

Jésus est Dieu. Jésus est un homme qui est Dieu. C’est un profond mystère que nous n’aurons jamais fini de contempler. C’est la Personne divine de Dieu le Fils. C’est cette Personne qui, assumant la nature humaine, a eu et a encore une vie humaine. La substance de Jésus, c’est la Substance de Dieu ; puisque Dieu n’a qu’une seule Substance ; et puisque la substance d’un être est caractérisée par son acte d’être le plus grand, à savoir pour Jésus, celui de sa divinité, tout en incluant les autres actes d’être, à savoir pour Jésus ceux de son humanité, c’est-à-dire celui de son âme et celui de sa matière (cf l’article La composition des essences).

Cette Personne de Jésus a une conscience. Une conscience au Je. Dieu a une conscience au Nous, car il est un Dieu en trois Personnes. Mais chaque Personne divine à une conscience au Je. Une conscience au je est ce que nous autres créatures spirituelles avons aussi. Lire la suite « La conscience de Jésus »

Sacramentalité et réalité

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Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit Dieu. La divinité s’est associée à l’humanité en Jésus-Christ pour nous manifester son amour, nous réconcilier avec elle et nous entraîner dans les mouvements éternels des échanges du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint où tout n’est que vie, don, joie, félicité, union et fécondité.

Dieu, qui est présent à toute chose de tous les instants, est venu par son humanité à un moment donné de l’histoire pour faire de nous des fils adoptifs. Il a vécu, il est mort et il est ressuscité. Puis il est reparti, mais sans nous laisser seuls. Non seulement il nous a donné son Esprit-Saint, mais il nous a donné l’Église pour que nous trouvions en elle les moyens d’être rendus participants du grand mystère de son Incarnation, de sa Rédemption et de l’Assomption de la nature humaine en Dieu. Il nous l’a donnée pour que notre vie ne soit plus livrée à nous-même et à nos propres forces, mais pour que nous entrions dans la vie même de Dieu, dans les propres mouvements de sa vie intime.

La vie de l’Église, c’est le Christ qui s’approche de nous, qui nous transforme et nous confère l’adoption filiale. La vie de l’Église, c’est le Christ qui vit en nous pour nous entraîner dans l’Amour trinitaire.

Le Christ au cours de sa vie terrestre a été mis dans son humanité en présence de toutes les choses de tous les instants du commencement du monde jusqu’à son achèvement dans la gloire. Il a vu tout ce que nous vivons. Il s’est réjoui avec nous, il a souffert avec nous, il a souffert à cause de nous, il a été consolé par nous. Lire la suite « Sacramentalité et réalité »

Mt 27, 45-52 et Ps 22(21) : Abandon du Christ

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 27, 45-52 :

Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: ‘Eli, Eli, lama sabachthani ?’ c’est-à-dire : ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’ Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : ‘Il appelle Elie’. Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. Mais les autres disaient : ‘Laisse, voyons si Elie viendra le sauver.’ Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.

Psaume 22 (21) :

02 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis
03 Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos.
04 Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d’Israël ! Lire la suite « Mt 27, 45-52 et Ps 22(21) : Abandon du Christ »