Chemin spirituel

Jérusalem - cité de Salomon
L’ancienne Cité de Jérusalem

Sur cette Terre, nous sommes en chemin vers Dieu. C’est un cri de l’âme qu’il faut avoir et cultiver : Je veux voir Dieu, je veux vivre avec Dieu. C’est là que se trouve le vrai bonheur : dans ce chemin. Il faut l’emprunter pour arriver à la joie parfaite. Ce chemin a été décrit par les écoles de spiritualité. Nous allons tâcher ici d’en présenter une synthèse, un résumé, assez succinctement.

Pour bien comprendre ce chemin, il faut avoir en vue une juste anthropologie. Lire la suite « Chemin spirituel »

Lc 10, 38-42 : Marthe, Marie et la Volonté de Dieu

Marthe et Marie 2

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (10, 38-42)

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Commentaire

Le Seigneur Jésus nous présente ici une meilleure part. Quelque chose de désirable. Quelque chose qu’il faut souhaiter avoir pour soi. De quoi s’agit-il donc ? Une lecture rapide et très courante consisterait à dire que la meilleure part, celle de Marie, est la vie contemplative, et que l’autre part, celle de Marthe, est la vie active. Il faudrait alors donner une préférence à la vie contemplative. Une telle lecture, qui sous certains aspects n’est pas vraiment fausse, pourrait laisser penser qu’il faille délaisser la vie active ou la sous-estimer. Et l’on se rattrape en disant que toute vie a finalement les deux aspects : actif et contemplatif. Or, il ne s’agit pas de cela en fait.

Marie, assise aux pieds du Seigneur, « écoutait sa parole ». Ce que le Seigneur loue en Marie, c’est qu’elle écoute, qu’elle L’écoute. Or, de l’écoute naît l’obéissance. L’étymologie de ce mot étant justement d’écouter, de prêter l’oreille. La meilleur part que le Seigneur désigne en Marie, c’est qu’elle fait sa Volonté. La meilleur part qu’il nous faut désirer, c’est de faire la Volonté du Seigneur, en toute chose et partout. Lire la suite « Lc 10, 38-42 : Marthe, Marie et la Volonté de Dieu »

Tout cela pour quoi ?

Enfant_Jésus_de_Prague_Joinville_200908_1.jpg
Petit Jésus de Prague (Joinville)

Le Christ est venu nous sauver du péché et de la mort. Il veut nous introduire dans une vie qui dépasse tout ce que nous aurions pu imaginer. Cela dépasse même ce qui était prévu par Dieu à l’origine quand il a créé le monde de nos premiers parents. Ce n’est pas que cela dépasse ce qu’il avait prévu de toute éternité quand il a créé le monde, car il savait que nous allions pécher et perdre le premier état d’innocence de l’humanité. Mais cela dépasse ce qui était prévu pour nos premiers parents s’ils n’avaient pas péché. L’Incarnation était prévue dès l’origine dans la prescience de Dieu qui voit tout dans son unique instant. Mais cela n’était pas prévu à l’origine dans l’état d’existence de nos premiers parents. C’est le péché qui a permis au vrai plan de Dieu de se réaliser ; c’est le péché qui a été le motif de l’Incarnation Rédemptrice de Dieu selon son plan éternel.

C’est étonnant ! C’est là que l’on voit que Dieu a tout intégré dans son plan. Tout prévu. Finalement, quand nous-mêmes sommes en échec, de notre faute, ou indépendamment de notre faute, nous pouvons nous dire que, de la même manière que pour le péché originel, Dieu a un plan pour nous conduire au travers de cela vers le meilleur qu’il veut nous donner.

Mais quel est donc ce meilleur qu’il veut nous donner ? Qu’est-ce que l’Incarnation Rédemptrice nous apporte de plus que l’état d’innocence originelle ?

Ce n’est pas qu’il nous fallait connaître le mal. Soyons en bien sûr. Lire la suite « Tout cela pour quoi ? »

Les épousailles de l’Esprit-Saint

sainte famille 4

« Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. » Jn 15,4

« Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. » Jn 6,56

« En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » Jn 14,20

« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. » Jn 14,16-17

Nous sommes en Dieu : nous avons été créés en Lui. Autres que Dieu, nous sommes pourtant en Lui, dans son amour. C’est un mystère très grand qui se fonde sur une autre altérité, plus primordiale, plus fondamentale. L’altérité qui existe dans la Trinité de toute éternité : en Dieu, il y a une différence qui est bonne. Cette différence des Personnes divines où l’une n’est pas inférieure à l’autre, mais lui est égale en nature, en dignité. Il y a dans cette altérité divine un espace d’amour pour qu’adviennent les créatures, certes inférieures en perfection, mais enveloppées dans un éternel amour. Lire la suite « Les épousailles de l’Esprit-Saint »

50 ans de Mai 1968

Nous fêtons les cinquante ans de Mai 68 où voulant jouir sans entraves on a rejeté le Bon Dieu et la Vérité. Le constat serait facile de dire simplement que l’on s’est trompés et que les fruits n’ont pas été ceux escomptés. Mais allons un peu plus loin ; car finalement les promesses de Dieu sur l’humanité sont bien de la faire jouir sans limites, Il y trouve sa gloire. Mai 68 avait raison de vouloir jouir. Mais il s’est trompé en voulant le faire en dehors de Dieu, car il n’y a que Dieu qui puisse lui donner des délices sans fin. Il s’est trompé en voulant le faire en dehors d’une référence à la Vérité, car il n’y a que la Vérité qui ait cette Beauté pleine et entière capable de porter le désir de l’homme jusque dans l’infini. Lire la suite « 50 ans de Mai 1968 »