Une vie sans poésie est une vie monotone, Joli vers qui me ravit comme les lueurs de l’automne. Écoutant les notes d’argent du charmant cheval ailé, Me voilà tout amoureux tel un amant bien zélé.
Dame Sagesse, Dame Poésie, belle figure, belle harmonie. Petit prince, petit poète, sur la lyre et la musette. Près du pin, Ah ! ce matin, vint la muse au nez joli. Elle me dit, c’est bien certain, le grand secret de la chouette.
Pomme de pin, époux heureux, joli matin, fils de Dieu. Ces fleurs, c’est époustouflant ! Elle et moi, yeux dans les yeux. Au-delà du petit jour qui nous réveille sans détour, Ces deux petits troubadours nous parlent, ô joie, bien d’amour.
Alors que nous sommes à la veille de grands bouleversements de civilisation, il est bon de revenir à la fine pointe de tous les choix qui mènent à la vie ou à la mort. C’est à dire à l’accueil ou au refus de la grâce. La grâce étant Dieu lui-même qui vient vivre en nous.
C’est ainsi que le démon a refusé la grâce de Dieu pour ne plus vivre que pour lui. Il a refusé de faire alliance avec Dieu, de vivre avec lui, de l’aimer par sa grâce. Il a préféré s’enfermer dans ce qu’il était, dans sa nature, pour être éternellement son propre Dieu. C’est ainsi que les anges bons ont accueilli la grâce pour vivre à la mesure de Dieu. C’est ainsi que nos premiers parents, tentés par le diable, se sont coupés de la grâce pour vivre une vie à leur mesure, ou à la mesure de Satan. La mort en fut la conséquence, car sans la grâce, on ne peut pas être immortel. C’est important de le rappeler aujourd’hui.
C’est pour nous redonner la grâce que Dieu s’est incarné en Jésus-Christ, et qu’il est mort sur la Croix pour nous. La grâce, c’est l’Esprit-Saint qui se répand dans nos cœurs, qui nous fait entrer dans une vie qui dépasse tout ce que nous pouvons être ou faire par nous-mêmes. Cela ne supprime pas la nature, mais cela la guérit et la surélève. Cette grâce venue de la Croix s’est répandue sur tous les temps depuis les origines après la chute, jusqu’à l’achèvement de toute chose au Ciel.
Accueillir ou refuser la grâce. Voilà le vrai choix.
Le Forum de Davos qui influence beaucoup les élites mondiales a choisi pour thème de ses rencontres en mai à Singapour : « la Grande Réinitialisation ». C’est aussi le titre d’un livre du fondateur de ce forum, Klaus Schwab, écrit l’année dernière à l’occasion de la crise que nous traversons. Le monde serait comme un programme informatique devenu fou dont il faudrait faire table rase pour mettre en place un nouveau logiciel plus performant. Il s’agit de passer du monde d’avant qui est en échec, au monde d’après.
Quand on connaît certains principes de la pensée hégélienne qui sous-tendent le monde moderne, cela fait peur. Tout y est vu sous forme d’opposition et de négation, et c’est en détruisant que l’on crée du neuf.
Quand on connaît les tendances de l’esprit contemporain, animé par exemple par le principe de disruption, cela fait peur. Il s’agit de sortir de tout ce qui nous limite et nous freine, pour, dans la désintégration de ce que nous avons été, faire advenir ce que nous voulons être.
De tels schémas de pensée ne mènent qu’au chaos et à la mort. Et, en l’occurrence, ils sont utilisés par ceux qui détiennent la puissance et l’argent pour des intérêts qu’il nous serait difficile de considérer pour le bien des gens.
C’est pourquoi, au lieu de la Grande Réinitialisation, nous prônons la Grande Rénovation. Notre monde est une Maison Commune à rénover. Des choses sont abîmées, des choses ont vieillies, à certains endroits elle prend l’eau. Il faut la restaurer.
On n’habite pas un logiciel. Alors que l’on habite une maison, comme on habite le monde. La métaphore du logiciel ne peut donc fonctionner quand il s’agit d’un sujet aussi délicat que de changer le monde. Alors que celle de la maison vient d’une expérience première et fondamentale qui nous parle de notre lieu de vie, comme l’est le monde.
Commentaire de Genèse 18, 1-16 : Au Chêne de Mambré
Au Chêne de Mambré a eu lieu une rencontre entre Abraham et Sarah et trois hommes de Dieu, que l’on a parfois identifiés à trois anges, et que l’on a associés à Dieu lui-même. Abraham et Sarah les invitent à venir partager un repas. Et les hôtes leur annoncent qu’ils auront un fils l’an prochain. Sarah pourtant est vieille et stérile, et cette annonce la fait rire. Pourtant, un an plus tard, naîtra Isaac. C’est la promesse de Dieu qui s’accomplit miraculeusement. Et c’est le début du peuple hébreu au sein duquel naîtra des siècles plus tard Jésus-Christ notre Seigneur.
Il nous faut revenir aujourd’hui à ce lieu de fondation, car nous sommes comme ce couple vieux et stérile. Dieu avait déposé en l’homme un appel à la fécondité. « Soyez féconds et multipliez-vous… » (Gn 1, 28). Dieu nous avait fait pour le partage et la rencontre. Dieu voulait faire de belles familles. Dieu voulait nouer une relation amoureuse avec nous. Et nous sommes en train de tout détruire.
Non pas que tout ne soit perverti en ce monde. Mais les structures de mort ont atteint une telle puissance que nous ne pourrons pas résister à leurs assauts, et nous deviendrons vieux et stériles. Nous risquons de perdre notre espérance. De fait, une bataille décisive est engagée. Le Satan et toute la puissance des démons sont à l’œuvre. Il faut en avoir conscience.
Alors, il faut revenir au Chêne de Mambré qui célèbre l’amour comme un don de Dieu, qui croit que Dieu est capable de nous rendre notre jeunesse et notre fécondité, qui s’appuie avec confiance sur les promesses de la Divine Providence. Il faut accueillir cette promesse, comme l’ont fait Abraham et Sarah. Ou comme l’ont fait Anne et Joachim, qui étaient vieux et stériles eux aussi, et à qui Dieu a promis la naissance de Jean-le-Baptiste (Luc 1, 13).
La Covid porte bien son nom. C’est la coalition du vide, du néant, de l’abîme. Non pas le virus en tant que telle, mais tout ce que l’on fait autour. C’est l’occasion d’abîmer encore davantage la communion dans l’humanité.
Sur la crise sanitaire, nous partageons l’analyse du collectif Réinfo Covid (reinfocovid.fr). Nous sommes inquiets des mesures sanitaires qui ont été prises et qui délitent toujours davantage le lien social, ainsi que l’équilibre et la santé des gens. Nous sommes en train de nous préparer des lendemains qui déchantent.
Sur le vaccin, les conséquences néfastes sont trop imprévisibles pour l’accepter sans broncher, et pour laisser toute une population, fut-elle âgée, servir de cobaye. Pourquoi nous sortent-t-ils une nouvelle technologie très novatrice sur un vaccin à grande échelle, au lieu de l’éprouver d’abord à petite échelle ? Il en sortira plus de mal que de bien. D’autant que les spécialistes disent ouvertement que l’on ne sait même pas s’il empêchera le virus de circuler : c’est un comble. Ne pas se faire vacciner, telle est selon nous l’unique règle de conduite à tenir.
Plénitude inouïe d’un feu consumant. Lumière d’un amour de présence et de parole. Silence éloquent de la bonté qui se chante en des mélodies incessantes. Mouvement gracieux d’un immuable instant. Je suis l’amour. Et je te dis à toi mon Fils tout mon amour. Et je te le rends à toi mon Père ce grand amour. Je suis le chant de tes merveilles. C’est une étreinte éternelle. Tu es toi l’Esprit cette étreinte. Cette étreinte que moi le Fils je te fais à toi mon Père, alors je m’unis à l’Esprit. Cette étreinte que moi le Père je te fais à toi mon Fils, alors je m’unis à l’Esprit. Et moi l’Esprit, je m’unis au Fils pour t’étreindre toi le Père. Et je m’unis au Père pour t’étreindre toi le Fils. C’est l’Amour qui a conscience de lui-même, qui a conscience d’être l’amour, qui en a conscience dans le Père, qui en a conscience dans le Fils, qui en a conscience dans l’Esprit.
Unité éternelle sans fin et sans limite. Discussion et dialogue dans la pleine possession de toute chose au-delà de tout temps.
C’est de là que nous sommes venus, c’est là que nous allons.
À l’aube des temps, il a surgi de ce feu incandescent des étoiles. Des astres de lumières et d’amours. Ils parlaient de cet être éblouissant. Ils en chantaient les merveilles. Ils signifiaient chacun une dimension particulière de l’amour éternel. Ils étaient chacun le lieu pour voir cette dimension particulière en Dieu. Ils étaient chacun une porte d’entrée vers le divin selon un angle particulier. Et le monde entier apprenait de chacun d’eux comment s’ajuster pour cette note particulière de la divine symphonie. C’était un chant de louange, splendide, immense, à la fois tendre et majestueux !
Du moins, cela aurait dû l’être. C’était ce pour quoi ces étoiles avaient été portées à l’existence. Mais certaines d’entre elles se sont fermées à la lumière éternelle ; elles ont voulu être la source de toute lumière, celle qui éclaire toute chose. Elles sont tombées loin du Ciel dans l’abîme. Elles ont brisé l’harmonie et semé discorde et division, rébellion et haine. Elles ont pris en horreur tout ce qui pouvait leur rappeler la joyeuse et belle lumière divine.
Alors que le monde vit au rythme des confinements et des déconfinements… Un signe va être donné. Nous le voyons arriver là-haut sur les montagnes, tel un chemin qui mène depuis la France jusqu’à en Terre Sainte, tel le signe de Jonas. Celui-ci fut transporté par la baleine jusqu’à Ninive : un témoin fut donné par Dieu et un chemin de vie s’est ouvert. Ce signe sera ignoré par beaucoup, insignifiant pour d’autres. Mais pour ceux qui l’accueilleront, il sera riche de nombreux sens.
Le signe de Jonas montrera qu’il y a un voyage à faire pour aller vers la Civilisation de l’Amour. Nous avons un exode à vivre pour entrer dans ce monde qui nous est promis. Ensuite il montrera que ce voyage ne se fera pas par des moyens humains, qu’il sera un don de Dieu, réalisé par les moyens de Dieu. Enfin, il montrera que Dieu ne nous abandonne pas, qu’il répond à nos prières, qu’il veut réaliser une œuvre dans le monde.
Le signe de Jonas désignera une multitude de témoins que Dieu a choisi pour que son œuvre s’accomplisse.
Noël ! Quand survint ce matin où le monde fut changé, Quand fut passé cette nuit où la Lumière a lui, Quand les liens de notre captivité furent desserrés, Quand les liens de la charité nous ont tous réunis, Noël ! Il y eut une nuit. Il y eut un matin… Et quel matin ! Noël ! Ô douceur sans pareil du mystère de Bethléem. Nous sommes là devant Lui ! Il est ! Nous sommes là. Petit Enfant que nous pouvons prendre dans nos bras. Créateur, Seigneur, Sauveur, Roi. Noël ! Quand la vie se fit monotone… Quand la grisaille s’installa dans nos âmes… Quand la tristesse fut notre maîtresse… Quand tout ne fut plus qu’horreur et noirceur… Noël ! Dans le champ délabré de notre humanité, Un matin nous fut donné. La Vie a jailli et chassa la mélancolie. Et nous fûmes tous guéris. Noël ! Quel autre lieu pour arrimer notre unité Que le berceau du Nouveau-Né ? Notre famille a trouvé un foyer, C’est le cœur du Bien-Aimé.
Ô vous douces montagnes Qui culminez là-haut Au repos des héros Après longues campagnes.
Ô doux bruit de la nuit Où se lève l’aurore Ô ma joie quel trésor Ces sommets inouïs.
La montée fatigante Vers des cimes rutilantes Laisse l’âme en émoi.
Mais un petit chamois Au pelage gracieux Dans ces cieux délicieux
Répand un joyeux air Au creux du divin lieu Où les austères pierres S’embrasent de milles feux.
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