Mais qui sont les anges ?

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Dans l’Antiquité païenne, les esprits supérieurs étaient omniprésents dans notre conception du monde. Il y avait des génies, des esprits et de nombreux dieux. La cosmologie les plaçait dans le monde supra-lunaire au-dessus de nos têtes, et ils ne se gênaient guère pour agir dans les bas-fonds de notre monde sublunaire. Dans le monde supérieur, et par l’influence du platonisme, certains y plaçaient aussi les idées éternelles qui éclairent le monde. La foi d’Israël et le christianisme vont transformer quelque peu ces conceptions : le monde des esprits apparaît alors comme constitué d’anges qui servent de messagers pour le Dieu unique et transcendant. Lire la suite « Mais qui sont les anges ? »

Bâtir la Civilisation de l’Amour

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« Je suis venu jeter le feu sur la Terre, et quel n’est pas mon désir sinon qu’elle brûle. » (Luc 12,49)

« La civilisation de l’amour l’emportera sur la fièvre des luttes sociales implacables et donnera au monde la transfiguration tant attendue de l’humanité finalement chrétienne. »
Homélie de Paul VI le 24 décembre 1975 Lire la suite « Bâtir la Civilisation de l’Amour »

De l’amour de soi

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Une certaine sagesse venue de l’Antiquité et passée chez certains penseurs chrétiens dit que le premier que l’on aime après Dieu, c’est soi-même. Dieu doit être préféré à soi. Mais après, vu que le premier à qui je suis uni, c’est moi-même, le premier que je dois aimer, c’est moi-même. Et c’est de cet amour de soi que découle l’amour d’autrui. L’autre est vu comme un autre moi-même. Ce que j’expérimente dans l’amour de moi-même, je l’expérimente ensuite dans l’amour d’autrui. Et l’on aime à répéter alors : « Charité bien ordonnée commence par soi-même. ».

Cette soi-disant sagesse fait le beau jeu des démons. Pour eux, il faut préférer l’amour du dieu des démons, à savoir Satan, à tout amour, car c’est grâce à lui que l’on peut espérer voir le projet démoniaque se réaliser. Puis vient l’amour de soi, supérieur à tout autre ; je me veux comme fin de moi-même, même si cette fin de moi-même c’est de ressembler à Satan, mais peu importe puisque finalement c’est moi-même. Et je ne vois finalement les autres que dans cet amour, qu’en me voyant moi-même en eux. Lire la suite « De l’amour de soi »

Mais qui est ma source ?

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« Car auprès de toi est la source de la vie » Ps 36,9.

Dieu le Père est la source de toute chose. De lui procède le Fils et l’Esprit-Saint. De Lui vient toute chose, et à Lui retourne toute chose. Le Fils procède comme Verbe de l’intelligence, et l’Esprit-Saint comme Amour de la volonté (STA Ia q.45 a.7). Autrement dit, ce qui suscite l’engendrement du Fils, c’est de dire le Père, c’est de chanter ce qu’Il est, c’est de Le glorifier. Et l’Esprit-Saint, c’est celui qui jaillit de cet échange d’amour entre le Père et le Fils, qui jaillit de ce chant, dans ce chant, pour y entrer à son tour, pour s’inscrire dans l’amour du Père et du Fils. Lire la suite « Mais qui est ma source ? »

50 ans de Mai 1968

Nous fêtons les cinquante ans de Mai 68 où voulant jouir sans entraves on a rejeté le Bon Dieu et la Vérité. Le constat serait facile de dire simplement que l’on s’est trompés et que les fruits n’ont pas été ceux escomptés. Mais allons un peu plus loin ; car finalement les promesses de Dieu sur l’humanité sont bien de la faire jouir sans limites, Il y trouve sa gloire. Mai 68 avait raison de vouloir jouir. Mais il s’est trompé en voulant le faire en dehors de Dieu, car il n’y a que Dieu qui puisse lui donner des délices sans fin. Il s’est trompé en voulant le faire en dehors d’une référence à la Vérité, car il n’y a que la Vérité qui ait cette Beauté pleine et entière capable de porter le désir de l’homme jusque dans l’infini. Lire la suite « 50 ans de Mai 1968 »