Tout cela pour quoi ?

Enfant_Jésus_de_Prague_Joinville_200908_1.jpg
Petit Jésus de Prague (Joinville)

Le Christ est venu nous sauver du péché et de la mort. Il veut nous introduire dans une vie qui dépasse tout ce que nous aurions pu imaginer. Cela dépasse même ce qui était prévu par Dieu à l’origine quand il a créé le monde de nos premiers parents. Ce n’est pas que cela dépasse ce qu’il avait prévu de toute éternité quand il a créé le monde, car il savait que nous allions pécher et perdre le premier état d’innocence de l’humanité. Mais cela dépasse ce qui était prévu pour nos premiers parents s’ils n’avaient pas péché. L’Incarnation était prévue dès l’origine dans la prescience de Dieu qui voit tout dans son unique instant. Mais cela n’était pas prévu à l’origine dans l’état d’existence de nos premiers parents. C’est le péché qui a permis au vrai plan de Dieu de se réaliser ; c’est le péché qui a été le motif de l’Incarnation Rédemptrice de Dieu selon son plan éternel.

C’est étonnant ! C’est là que l’on voit que Dieu a tout intégré dans son plan. Tout prévu. Finalement, quand nous-mêmes sommes en échec, de notre faute, ou indépendamment de notre faute, nous pouvons nous dire que, de la même manière que pour le péché originel, Dieu a un plan pour nous conduire au travers de cela vers le meilleur qu’il veut nous donner.

Mais quel est donc ce meilleur qu’il veut nous donner ? Qu’est-ce que l’Incarnation Rédemptrice nous apporte de plus que l’état d’innocence originelle ?

Ce n’est pas qu’il nous fallait connaître le mal. Soyons en bien sûr. Lire la suite « Tout cela pour quoi ? »

Mt 27, 45-52 et Ps 22(21) : Abandon du Christ

CroixSanDamiano

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 27, 45-52 :

Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte: ‘Eli, Eli, lama sabachthani ?’ c’est-à-dire : ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’ Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : ‘Il appelle Elie’. Et aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge, qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. Mais les autres disaient : ‘Laisse, voyons si Elie viendra le sauver.’ Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.

Psaume 22 (21) :

02 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis
03 Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos.
04 Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d’Israël ! Lire la suite « Mt 27, 45-52 et Ps 22(21) : Abandon du Christ »

Éclair dans la nuit

narnia_aslan2

Si sombre jour, grande déroute,
Quand tout vacille, fin de la route.
Au lieu sacré tout désolé,
L’espoir de paix s’est envolé.

Quelle misère, la fin d’un monde.
C’est bien la guerre, âmes vagabondes !
Au lendemain désenchanté,
La tourterelle ne peut chanter.

Mais quand soudain un beau matin,
Ils sont là dans un ciel serein,
Dragons, griffons, lions et agneaux,
Jolis bestiaux, oh ! que c’est beau.

Ces si bons anges aux mille couleurs
Qui bien réchauffent nos petits cœurs,
Ils nous enseignent pour demain,
La grâce de Dieu, c’est bien certain.

Prière pour la pureté du cœur

Sacré coeur

Ô lumineuse Trinité,

Soyez glorifiée pour ce si grand amour de bonté, d’union et de fécondité qui existe en Vous dans votre éternité. Merci d’avoir pris le risque de le partager avec nous.

Considérez dans votre miséricorde combien nous tombons si souvent dans l’impureté et la débauche, ou combien nous sommes parfois si froid et si lointain.

Relevez-nous, guérissez-nous et guidez-nous pour que nous parvenions dans ce feu brûlant de votre Amour.

Ô Cœur doux et chaste de mon Dieu, merci, pardon, s’il te plaît.

Luc 14, 25-33 : Tout quitter pour suivre Jésus

jesus enseignement

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14, 25-33 :

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : ‘Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !’ Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.

Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

Commentaire

S’asseoir. S’asseoir. Voilà la demande de Jésus. S’asseoir. Écouter et méditer en son cœur. Et faire de Jésus son seul Seigneur. Trouver en Lui le seul but de la vie. Et ne s’attacher à rien d’autre, si ce n’est à ce que Jésus met sur notre chemin pour avancer vers Lui. Lire la suite « Luc 14, 25-33 : Tout quitter pour suivre Jésus »

La douzième passion

passion enthousiasme

Qui a étudié Aristote sait que pour lui, et beaucoup à sa suite, le désir s’efface dans le bien possédé. Il n’y a pas ou plus de désir quand l’on est en possession d’un objet aimé. Le désir est selon lui lié à de la souffrance, car il y a un manque, et n’existe plus dans le bonheur.

C’est une vision surprenante qui semble rejoindre les partisans de l’extinction du désir, et tous ceux qui cherchent à faire disparaître leur désir pour faire disparaître la souffrance.

Pourtant, notre expérience de vacances réussies, de moments intenses en joie et en amour, ont suscité en nous une forte émotion qui nous pousse à désirer davantage, à chercher davantage à prolonger la vie et le bonheur. Le bien possédé, loin de faire disparaître le désir, semble au contraire le susciter pour nous porter encore plus loin dans la joie, dans l’amour, dans le don.

Qu’en est-il ? Le désir s’efface-t-il dans le bonheur, ou au contraire se prolonge-t-il, voire même croît-il, pour nous porter encore plus loin ? Lire la suite « La douzième passion »

La composition des essences

fleurs

Notre regard porté sur le monde y découvre un foisonnement de réalités : des pierres, des arbres, des voitures, des maisons, des cheveux, des hommes, des animaux, des abeilles. La liste serait longue. Et si l’on va dans l’infiniment petit, on y découvre aussi une multitude de réalités : des protéines, des molécules, des atomes, des particules, des ondes. Et si l’on va dans l’infiniment grand, il en est de même : des astres, des systèmes solaires, des galaxies, des amas de galaxies.

Ces réalités se croisent et se décroisent, se coupent et se recoupent. Une feuille va grandir sur un arbre, puis partir avec le vent, puis se décomposer et devenir autre chose. À bien regarder le monde, c’est toute une symphonie qui s’en dégage, une mélodie ; c’est une fresque aux colorations incroyables, à la diversité fulgurante. Il y a de quoi être saisi. Et plus l’on avance, plus l’on voit que tout est infiniment complexe, avec de multiples interactions : et ce champ de l’hypercomplexe reste encore un monde immense à explorer.

Mais quelles sont les règles de cette symphonie ? Comment se fait la consistance et le devenir de tous ces êtres ? Lire la suite « La composition des essences »

Immigration et identité

france monde

Les vagues d’immigration qui arrivent sur notre sol font craindre à certains que soit balayée bientôt notre identité. Ils affirment que les tensions ne vont faire que monter entre ceux qui sont attachés à nos racines, et ceux qui arrivent déracinés avec des cultures parfois fort éloignées, avec des valeurs souvent très différentes, et avec peu ou pas de volonté de s’inculturer.

Les personnes qui arrivent chez nous le font parfois pour fuir des lieux de guerres, d’autres fois pour chercher un environnement économique plus favorable. Il peut y avoir aussi beaucoup d’autres raisons plus ou moins louables, comme celle d’islamiser notre pays.

L’appel de la charité nous pressent à ne pas laisser sur le tapis ces personnes qui frappent à nos portes, mais le service du bien commun nous demande une certaine prudence.

Faut-il donc accueillir largement ces personnes ? Ou faut-il préserver notre identité et leur fermer la porte ? Lire la suite « Immigration et identité »

L’homme, cet animal spirituel

La_Sainte_Famille_avec_saint_Jean_et_sainte_Élisabeth_dans_un_paysage_-_Nicolas_Poussin_-_Louvre
Nicolas Poussin, La Sainte Famille avec sainte Elizabeth et saint Jean

Le corps se définit comme le composé d’une âme et de matière. L’homme est donc un corps. Il n’a pas un corps, mais il est un corps. C’est quelque chose d’important à percevoir : il est un corps. La notion de corps englobe celle d’esprit. Bien sûr, chez les animaux, l’âme n’est pas spirituelle, mais est incluse dans la matière elle-même ; la notion de corps animal, moins riche que chez l’homme, ne comprend pas de dimension spirituelle. Mais chez celui-ci, c’est le concept de corps humain qui exprime le plus parmi ces notions ce qu’est l’homme : cela parle de son esprit et de sa matière. Lire la suite « L’homme, cet animal spirituel »

Des animaux et des hommes

cheval

On dit généralement que l’animal a une conscience animale où il fait ses choix pour chercher les plaisirs et fuir les peines. C’est ce que l’on appelle son estimative qui est un sens interne et qui s’explique uniquement par les lois de la matière, sans aucune idée de spiritualité ni de libre-arbitre. Cependant, l’on constate qu’une certaine harmonie supérieure s’installe au sein de la nature dans des écosystèmes élaborés ; cela est déjà vrai au niveau de chaque espèce animale, mais cela est vrai de manière plus vaste entre les multiples animaux, végétaux et minéraux. Les animaux ne sont-ils donc guidés que par leur propre instinct les portant au plaisir ? Ou y a-t-il une force supérieure de la nature qui orienterait leur agir vers un déploiement de vie plus vaste ? Lire la suite « Des animaux et des hommes »