Bas les masques !

Quand le coronavirus est arrivé, et que l’on nous a confinés, je disais que ce virus ne ferait pas tellement plus de morts qu’une grippe. Et l’on se moquait de moi en disant qu’il fallait se protéger d’un virus qui était très mortel. Et au final, il n’y a pas eu plus de morts que pour une bonne grippe. Certes, on dira que c’est parce que nous avons pris des mesures drastiques. Mais, il me semble quand même que nous avions une bonne marge de manœuvre pour en faire un peu moins, et ne pas sacrifier tant de choses nécessaires à la vie à l’idole de la santé : visiter les mourants, pratiquer le culte, réconforter les désespérés, célébrer l’amitié, etc. D’autant que l’âge médian des victimes du virus est en France de 84 ans, ce qui reste quand même un âge respectable pour mourir.

J’étais pour ma part dès le départ pour le principe de précaution : celui de ne pas prendre le risque d’encourir les conséquences néfastes d’un confinement strict en terme social, économique et psychologique. Et ensuite, avancer à vue pour ajuster. On n’arrête pas un pays sans conséquences désastreuses. Mais ce ne fut pas le choix de nos gouvernants. Et l’on commence à s’en mordre les doigts, à se rendre compte de l’erreur, à voir qu’il va être difficile d’affronter les crises que l’on a provoquées. On gonfle les chiffres, on les interprète d’une manière biaisée pour que le ridicule de la situation ne se fasse pas sentir.

Aujourd’hui, le virus fait moins de 10 morts par jour en France. Alors qu’il y a près de 600 000 morts chaque année dans notre pays toute cause de mortalité confondue, soit plus de 1 600 par jour.

Alors, moi je dis : Bas les masques !

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Avenir et très-humanisme

Jeanne d'Arc
Sainte Jeanne d’Arc en présence de saint Michel et de sainte Catherine ou sainte Marguerite

Aujourd’hui, deuxième dimanche de mai, c’est, en France, la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme. C’est une fête instituée en 1920 par l’État. Elle ne doit pas être confondue avec la fête religieuse dédiée à cette sainte dans l’Église catholique qui est le 30 mai. Nous fêtons de plus cette année les cent ans de la canonisation de la pucelle d’Orléans. Elle a su sauver la France de son désarroi et redonner la foi et la confiance aux Français.

Aujourd’hui, c’est aussi le dernier jour avant d’entamer le déconfinement. Les activités vont reprendre, progressivement. Nous allons retrouver des moments de rencontre, d’amitié. La vie va repartir. Mais quelle vie doit-on chercher ? Et que sera demain ?

Nous allons ressortir blessés de ce confinement. Il faut en prendre conscience. Lire la suite « Avenir et très-humanisme »

Le Christ est ressuscité !

Resurection

Aujourd’hui, le Christ est ressuscité ! Alléluia ! C’est une joie immense qui doit nous habiter, quoi qu’il puisse arriver.

Et pourtant cette Pâques a encore le goût d’un long Samedi Saint… Il n’y a plus de culte publique… Nous sommes privés des sacrements. Nous sommes sommés de rester chez nous, au lieu de courir constater la Résurrection, et de la célébrer les uns avec les autres. C’est de loin, par des images, et parfois seuls à la maison, que nous célébrons la victoire de la vie et de l’amour.

Les braises sont là, sous la cendre. Mais le feu n’est plus visible. Il attend dans les foyers de répandre à nouveau ses belles flammes. Nous n’en avons que l’écho qui nous en vient par diverses médiations. Comme le Christ au tombeau…

C’est quelque chose d’inédit dans la vie de l’Église. C’est un signe, un immense signe. Mais que veut-il dire ? Lire la suite « Le Christ est ressuscité ! »

Prophètes

Prophete Elie - Hilander
Le prophète Élie

Celui qui cherche un peu trouvera facilement de nombreuses prophéties sur notre monde, sur l’avenir, sur ce qui nous attend. Il y aurait pour notre futur des catastrophes, mais aussi des jours de paix, des relèvements, et des accomplissements. Il y a des appels à se préparer et à se convertir. Il est certain que Dieu prépare l’avenir. Il est certain qu’il sait, et qu’il laisse des traces pour que nous soyons prêts le jour où il faudra être prêts. Mais comment savoir ce qui vient de Lui ? Comment discerner le vrai du faux ? Comment opter pour la bonne décision ?

Mercredi prochain est le jour de pleine Lune qui précède la Pâques, et donc qui fixe la date de la Pâques. Ce jour-là, nous fêtons saint Agabus qui apparaît dans les Actes des Apôtres. Ce serait l’un des 70 disciples. Et c’est un prophète qui prédit en Actes 11, 27-28 une grande famine sur la Terre. Cela permit aux communautés chrétiennes de se préparer. Il prédit aussi en Actes 21, 10-11 que saint Paul sera emprisonné et livré aux nations. Il annonce le martyr. Il désigne la Croix. Lire la suite « Prophètes »

Parce que Dieu est Tout Puissant

Jésus Miséricordieux

En ce temps où les difficultés abondent par les changements de rythme et les restrictions imposées, et par les combats immenses auxquels nous sommes pour certains confrontés, peut-être pouvons-nous ressentir parfois des sentiments d’échec. Il se peut que s’effondre beaucoup de nos repères. Il se peut que ce que l’on avait espéré ne se réalise pas, ou que l’on s’aperçoive que l’on s’était trompé de combat. Il se peut aussi que l’on ait l’impression de ne plus s’en sortir.

Rappelons-nous alors que Dieu est Tout Puissant, et que comme toujours dans ce genre de situation, il ouvrira un jour les écluses du Ciel, et les grâces tomberont à flot. Rappelons-nous que Dieu sait tirer de toute chose un bien, même de nos erreurs et de nos péchés. C’est comme dans l’Évangile en Marc 4, 35-41, où la tempête assaille la barque alors que Jésus dort. Mais un jour il se réveille, et il apaise la tempête. Rappelons-nous que Dieu est toujours prêt à intervenir avec ses anges et ses saints. Rappelons-nous aussi que nous ne sommes pas seuls, et que c’est en communion avec nos frères et nos sœurs que nous agissons, même si quelque fois, nous sommes bien seuls à faire nos choix. Rappelons-nous que Dieu ne nous demande pas l’impossible ; et s’il nous le demande, c’est que c’est Lui et très clairement qui l’a rendu possible. Rappelons-nous que Dieu sait se servir de nos pauvretés.

Alors n’ayons pas peur de ce qui nous attend, ou de ce qui peut arriver. Gardons vive la joie du Seigneur en nous. Dieu ne nous fera pas défaut. « [Son] alliance de paix ne chancellera pas ! » (Is 54, 10).

Dieu est Amour. La joie du Seigneur est notre rempart ! (cf Psaume 18).

Parce que Dieu nous aime

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Nous y voilà à ce temps d’attente. La vie s’est réduite à ce logement où l’on réside, à ces quelques lieux où l’on peut se promener ou travailler. La vie est là, en germe, attendant un printemps où elle pourra refleurir, à partir de ces quelques graines de nos désirs et de ce que l’on arrive encore à maintenir.

De nos lieux reclus, nos regards scrutent ce qui nous vient du vaste monde, nos oreilles écoutent les voix de nos amis et de nos proches dont l’écho nous arrive encore. Et l’on se demande. Que sera demain ? Il y a ce goût et ce désir : celui de vivre, celui d’aimer. Celui d’explorer, celui de la liberté.

Un peu d’amour. Un peu de joie. C’est une flamme à préserver. C’est un foyer à conserver.

Mais un aigle noir étend ses ailes. Lire la suite « Parce que Dieu nous aime »

Nous avons besoin de Jésus-Hostie

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Drôle de journée. Aujourd’hui, en France, et dans d’autres pays, ils sont bien peu ceux qui ont pu participer à une messe. Nous sommes bien peu à avoir pu communier. Dans beaucoup d’endroits, il est encore possible d’aller se recueillir dans une église ou devant le Saint-Sacrement. Mais pour combien de temps ?

La crise du coronavirus se répand. Et l’on craint d’être bientôt confinés chez soi comme c’est le cas en Italie. En tout cas, aujourd’hui, il n’y a plus de culte publique ; et on n’est pas certains que cela soit différent à Pâques.

Certes, les prêtres continuent à dire leur messe en privé. Et il est possible de la regarder par internet ou de l’écouter à la radio. Mais allons-nous tenir ainsi ? C’est quelque chose d’assez inédit.

Certains sont assez optimistes, prévoyant des pluies de grâces qui feront que cette épreuve permettra à beaucoup de retrouver le sens de la réalité, que cela nous rapprochera de Dieu et des autres. C’est possible, mais ce n’est pas certain.

Aujourd’hui, dans la première lecture, le peuple récrimine contre Moïse, car il a soif dans ce désert où Dieu l’a conduit. Nous sommes ainsi aujourd’hui : nous avons soif de messes, et nous n’en avons pas. Et dans la lecture, Dieu fait sortir de l’eau du rocher pour que le peuple boive. Et l’on retrouve dans l’Évangile une eau vive dont il est dit que celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Cette eau vive, c’est Jésus, c’est le Verbe Incarné, c’est Dieu lui-même. Nous avons soif de Jésus. Qui rassasiera notre soif ?

On parle à raison de la communion spirituelle que l’on peut faire partout. C’est vrai, l’on peut toujours se rendre présent à Jésus. Mais nous avons besoin de signes, concrets, matériels, charnels. Nous avons besoin de réalité. Nous avons besoin de présence réelle. Sinon, le risque est grand de s’essouffler, de se tromper de chemin, de s’effondrer. Peut-être que les prêtres et les évêques, qui peuvent célébrer la messe tous les jours et communier tous les jours, ne se rendent pas compte de ce qu’ils demandent quand ils laissent les fidèles uniquement avec la communion spirituelle alors qu’il y a encore d’autres possibilités.

Si j’étais évêque aujourd’hui en France ou ailleurs, j’autoriserai mes prêtres à donner à tous ceux qui leur semblent suffisamment dignes de confiance une Hostie pour qu’ils la gardent chez eux. Comme cela ils pourraient aller s’abreuver à la source vive de la présence eucharistique de Jésus. Devant elle, ils pourraient communier spirituellement certes, mais en le faisant devant Jésus qui est réellement présent en son Corps et en son Sang. Ils pourraient adorer leur Seigneur qui vient habiter dans leur maison.

Bientôt nous serons très probablement confinés chez nous. Et nous risquons de vivre une Pâques assez étrange. Il convient, tant que cela est encore possible, d’accueillir l’Agneau dans nos maisons et de mettre son sang sur le linteau de nos portes, comme le firent les Hébreux en Égypte pour être préservés de l’ange exterminateur. Alors, oui, si nous faisons cela, il y aura une pluie de grâces qui se répandra bien au-delà de ceux qui auront eu l’immense privilège de veiller auprès d’une Hostie. Mais si nous ne le faisons pas, si nous nous contentons d’un regard sur nos écrans espérant y discerner au-delà d’une image le Présence de notre Dieu, je me demande bien ce que pourra devenir notre monde. Alors, demandons à nos prêtres et à nos évêques, qui par ailleurs sont très dévoués, cette Présence réelle de notre Dieu pour pouvoir vivre dans la joie notre Pâques.

Remède pour temps de crise

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Tobie et l’archange Raphaël

Se dresse à l’horizon un nuage qui semble prédire un orage. Depuis que le coronavirus est sur toutes les lèvres, hante les esprits, et fait des victimes, on ne sait plus trop où l’on va. La machine du monde est en train de s’emballer, et peut-être allons-nous avoir une crise, une vraie crise.

Crise, étymologiquement, cela veut dire passer au crible. Cela veut dire distinguer pour séparer. Cela veut dire juger et choisir. Cela peut être l’occasion d’un renouvellement. Mais pour traverser la crise sans s’y perdre, il faut être porté par un dynamisme de vie plus fort que la destruction venue de ce qui s’effondre. Or, avons-nous vraiment cette capacité à traverser une vraie crise ? Y a-t-il vraiment pour nous un avenir ? Lire la suite « Remède pour temps de crise »