Le Christ est ressuscité !

Resurection

Aujourd’hui, le Christ est ressuscité ! Alléluia ! C’est une joie immense qui doit nous habiter, quoi qu’il puisse arriver.

Et pourtant cette Pâques a encore le goût d’un long Samedi Saint… Il n’y a plus de culte publique… Nous sommes privés des sacrements. Nous sommes sommés de rester chez nous, au lieu de courir constater la Résurrection, et de la célébrer les uns avec les autres. C’est de loin, par des images, et parfois seuls à la maison, que nous célébrons la victoire de la vie et de l’amour.

Les braises sont là, sous la cendre. Mais le feu n’est plus visible. Il attend dans les foyers de répandre à nouveau ses belles flammes. Nous n’en avons que l’écho qui nous en vient par diverses médiations. Comme le Christ au tombeau…

C’est quelque chose d’inédit dans la vie de l’Église. C’est un signe, un immense signe. Mais que veut-il dire ?

Pour bien saisir ce qui se passe, il nous faut revenir à l’origine de notre civilisation judéo-chrétienne, c’est-à-dire à Abraham. Et plus précisément au Chêne de Mambré en Genèse 18. Il y a là l’accueil par Abraham et Sarah des trois hommes de Dieu avec un repas. Il y a l’annonce d’une naissance à venir alors que Sarah est vieille et stérile. Il y a le doute et le rire de Sarah à ce sujet. Il y a le départ des trois hommes pour Sodome accompagnés d’Abraham, et l’intercession d’Abraham pour éviter la destruction de Sodome et Gomorrhe, qui aura finalement bien lieu. Et plus loin au chapitre 21, quand Isaac naîtra, il y aura le rire de Sarah toute joyeuse de l’évènement.

Abraham et Sarah, aujourd’hui, c’est le peuple de l’Alliance, ce sont tous ces juifs et tous ces chrétiens qui vivent des promesses de l’Éternel, et cherchent sa Volonté. La naissance à venir, c’est la Civilisation de l’Amour, c’est un temps de paix et de justice qui nous est promis. Le doute et le rire, ce sont tous ceux qui en ce monde doutent de la puissance de Dieu, et se moquent de son projet. Le départ pour Sodome et l’intercession d’Abraham, ce sont le chemin à parcourir vers notre Pâques et le passage par la Croix. La destruction, c’est l’ancien monde qui s’en va et le nouveau qui arrive. Et la naissance arrive avec ses cris de joie !

C’est cela qui se passe, qui commence : l’avènement de la Civilisation de l’Amour. Voilà que nous en prenons le chemin. Ce chemin, nous le faisons à la suite de l’Agneau qui est en train d’ouvrir les sceaux qui nous en ferment l’accès. En Apocalypse 6, l’Agneau ouvre les sept sceaux du Livre scellé. Cela témoigne de tout le chemin de l’Église à travers l’histoire. Mais cela parle aussi de certains moments particuliers. Et c’est le cas de l’époque d’aujourd’hui où nous en sommes au premier sceau. Il y est écrit :

« Lorsque l’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j’entendis le premier des quatre Vivants crier comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit pour vaincre, et pour vaincre encore. » (Ap 6, 1-2).

On lui donna une « couronne ». Cette couronne, c’est la couronne d’épines avec laquelle il blesse le Seigneur. C’est aussi ce virus corona, couronne. C’est la couronne de ce prince des ténèbres qui se prend pour le Christ ; une couronne qui sème la mort. Cette couronne, c’est celle que le Christ endosse pour nous sauver du péché et de la mort. Cette couronne qui se manifeste à nous comme une voix de « tonnerre » qui vient troubler notre monde.

Nous en sommes au premier des sept sceaux. Ce n’est que le commencement des douleurs qui doivent durer plusieurs années pour ces sept sceaux, avant que l’on ne passe ensuite après un répit aux sept trompettes, puis après une nouvelle accalmie aux sept coupes. Ce n’est pas encore l’effondrement de notre civilisation. Mais le début d’un chemin à travers le désert.

Alors, oui, le Christ est ressuscité ! Mais s’il vient à nous en ressuscité, c’est pour nous entraîner à sa suite.

À l’ouverture du deuxième sceau, le cavalier qui arrive apporte la guerre… Il n’est pas très difficile de percevoir aujourd’hui où la guerre peut éclater, et peut-être se propager au-delà. À l’Orient, plus précisément au Moyen-Orient… Et un jour peut-être jusque chez nous.

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre. Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. » (Mt 24, 6-8).

C’est une Pâques à vivre !

En Apocalypse 7, le Seigneur nous dit qu’il préservera ses serviteurs dans tous ces dangers : le Seigneur ne nous fera pas défaut. Mais il nous faut prendre les moyens pour cela. Il faut laisser le Seigneur nous marquer du signe de l’Agneau : pour notre salut, mais aussi pour celui de ceux qui nous entourent. Il s’agit à travers des gestes de grandir dans la foi et la charité. Et sur ce chemin des sept sceaux, ce que nous avons dit pour la crise actuelle n’est que trop vraie.

Dans notre article Remède pour temps de crise, nous parlions de l’action des anges, et du rôle privilégié de saint Raphaël au côté de saint Michel pour le temps d’aujourd’hui. Il est important d’avoir une forte dévotion pour les anges.

Dans notre article Nous avons besoin de Jésus-Hostie, nous invitions nos évêques à donner aux fidèles dignes de confiance la Présence réelle pour continuer la dévotion de l’adoration qui est plus que nécessaire.

Dans notre article Parce que Dieu nous aime, nous invitions à installer chez soi une Crèche pour vivre sereinement ce temps particulier de l’histoire.

Dans notre article Parce que Dieu est Tout Puissant, nous incitions à faire confiance à Dieu qui peut agir au-delà de ce que nous imaginons.

À cela s’ajoute la préconisation d’une forte dévotion pour la Vierge Marie, pour saint Joseph et pour le Sacré-Cœur de Jésus. C’est-à-dire pour toute la Sainte Famille.

Voilà les moyens qui nous semblent privilégiés pour vivre cette Pâques, qui va durer plusieurs années. Et ce, sûrement pas uniquement à cause du coronavirus, mais du fait d’une succession d’évènements qui sont les douleurs d’un nouveau monde qui advient. Il faut prendre la pleine mesure du temps que nous vivons.

Mais dans tout évènement comme celui-là, le Christ ne nous laissera pas seuls. Il se rendra présent à nous. Il nous enverra des prophètes. Dans notre article Prophètes, nous invitions à intercéder pour que Dieu nous en donne. C’est une nécessité pour nous d’avoir des personnes qui témoignent de l’œuvre de Dieu et donnent des signes d’espérance. Il faut le demander, pour que nous vivions notre traversée de la mer Rouge et du désert sans encombre, et que nous arrivions à la Terre Promise.

L’ancien monde s’en va ! Un nouveau monde advient ! Alléluia ! Le Christ est vraiment ressuscité !

Notre incapacité d’aujourd’hui à vivre notre vie chrétienne, et en particulier le mystère de Pâques, dans des célébrations normales est un signe profond que Dieu a prévu pour ce temps de l’extra-ordinaire… Alors soyons prêts à accueillir cet extra-ordinaire ! Le Seigneur passe au-delà des moyens habituels pour nous porter au-delà de ce que nous prenions pour une normalité. À nous seulement de chercher le chemin de l’Incarnation qui est au cœur de notre religion.

Et à celui qui suit le Seigneur, il faut entendre cette parole et rester sans crainte : « Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » (Luc 12, 32). Alors accueillons le Seigneur qui vient, et n’ayons pas peur : c’est un chemin de vie qui nous attend au travers de l’épreuve.

« Quand vous la mangerez, vous aurez votre ceinture aux reins, vos sandales aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous la mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Éternel. » (Ex 12, 11)

« C’est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom ; c’est pourquoi il saura, en ce jour, que c’est moi qui parle : me voici ! » (Is 52, 6)

« Ne sortez pas avec précipitation. Ne partez pas en fuyant ; car l’Éternel ira devant vous, et le Dieu d’Israël fermera votre marche. » (Is 52, 12)

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