Le vrai combat du troisième millénaire

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Notre monde semble abandonner progressivement les voies de la chrétienté pour laisser la place soit à l’Islam, soit à un monde sans Dieu, à un humaniste athée écologique ou trans-quelque chose. On ne verrait pas les gens rendre un culte ouvert à Satan ; pourtant de nombreuses barbaries ont existé, existent et semblent encore devoir advenir sous couvert de biens à défendre, de valeurs à préserver, comme les nazis qui cherchaient la pureté de la race ou les communistes qui cherchaient la libération du peuple. Mais quel est donc ce bien à défendre, cette valeur à propager, qui va nous conduire bientôt dans les pires horreurs si nous ne réagissons pas pour démasquer la supercherie et nous préserver de l’abîme ?

Nous ne connaissons que trop bien celles d’aujourd’hui. Mais celles de demain ? Quelles sont-elles ces valeurs détournées de leur but pour mener les foules dans les précipices ? Il est déjà des personnes qui préparent ces pièges. Il est déjà des personnes qui affûtent leurs armes pour le vrai combat du troisième millénaire. À nous de savoir à quoi nous attendre. Lire la suite « Le vrai combat du troisième millénaire »

À nos amis les Gilets Jaunes

Manifestation du mouvement des gilets jaunes, à Andelnans, le 17 novembre 2018.

Il est des moments opportuns pour l’émergence d’engagements pour un monde meilleur. C’est ainsi que nous avons vu apparaître le mouvement des Gilets Jaunes. Son signe distinctif, pourtant si simple, est particulièrement approprié non seulement pour se reconnaître et pour fédérer, mais aussi pour montrer que notre société est en déroute, en dérive, en danger, qu’elle court à l’accident, si elle ne gît pas déjà au bord de la route. Elle a besoin de secours.

C’est le prix de l’essence à la pompe qui a mis le feu au poudre. C’est aussi tout un symbole. Cela montre que l’on ne veut plus que nos vies perdent de leur dignité et de leur valeur à cause de l’argent et du pétrole. On ne veut plus subir le diktat de ces dieux qui pourrissent nos vies en absorbant ce que nous sommes. Lire la suite « À nos amis les Gilets Jaunes »

Les trois unités

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Il nous arrive parfois d’entendre que quand quelque chose ne va pas, il n’y a pas de juste milieu possible, car celui-ci ne ferait qu’aggraver la situation. Par exemple, agir dans la haute finance alors que celle-ci détruit le monde en cherchant seulement un équilibre pour minimiser les effets pervers ne pourrait rien apporter de bon ; la seule solution possible serait de partir ou de réformer les choses en profondeur. Pourtant la vie vertueuse se définit comme une médiété entre des extrêmes, et semble laisser entrevoir la possibilité d’une action plus modérée. Qu’en est-il vraiment ? Il y a derrière cette question de nombreux cas de conscience que nous traversons tous si nous avons un tant soit peu soif d’idéal, soif d’un monde meilleur, d’un monde juste et équitable. Lire la suite « Les trois unités »

La triade de la Révélation

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La Révélation a longtemps été vue par certains comme un ensemble de doctrines énoncé par Dieu, un enseignement qui venait toucher nos esprits. Le concile Vatican II dans Dei Verbum a proclamé avec force que la Révélation est plus que cela : elle est faite d’évènements et de parole, de vie et de vérité. Dieu vient nous donner la vie ; il vient réaliser ce qu’il dit. On pourrait s’arrêter là, et contempler la vie que Dieu vient déposer en nous, tout en se reposant dans sa vérité. Pourtant, le Christ a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jn 14,6). Il n’a pas dit simplement : « Je suis la vérité et la vie. ». Celui qui est la Révélation, bien qu’il soit plus que la Révélation, a dit qu’il était le chemin. Lire la suite « La triade de la Révélation »

Le conte du voyageur

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Il était une fois un voyageur qui partit en exploration vers le centre de la Terre par le chemin de la Vierge. C’était un long chemin, mais il était bien balisé, beaucoup l’avaient déjà emprunté. Ce chemin passait par des lieux arides et ténébreux où il ne fallait pas se perdre. Mais une lumière luisait au loin. Et l’on avançait facilement vers le but, même s’il fallait supporter des conditions de voyage qui en avaient découragé plus d’un. Cela sentait mauvais ; il fallait souvent ramper ; en de nombreux lieux, surtout vers la fin, on ne croisait plus âmes qui vivent, même si de nombreuses traces montraient que certains s’étaient aventurés jusque là. Lire la suite « Le conte du voyageur »

La Barque de Pierre

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L’Église a toujours été vu comme une barque. La barque des Apôtres, la barque de Pierre. Nous sommes tous participants de ce bateau, gouverné par le Christ lui-même, qui nous mène à travers l’histoire vers l’accomplissement de toute chose et qui continuera sa course dans l’éternité pour la gloire de la Trinité.

Ce bateau est gouverné par le Christ, mais il a chargé les apôtres et en particulier Pierre, dont les successeurs sont aujourd’hui les évêques avec à leur tête le pape, de le représenter, de manifester sa présence, d’agir en son Nom, d’agir pour Lui ; il a voulu être Lui-même agissant en eux. Tous nous sommes participants du gouvernement du Christ, mais les évêques, et avec eux les prêtres, sont là pour manifester ce gouvernement tant que le Christ n’est pas revenu dans la gloire, et qu’il n’est pas visible à nos yeux.

Nos églises de pierres, nos édifices religieux, nous permettent d’entrer dans ce mystère. Lire la suite « La Barque de Pierre »

La Sainte Famille comme source d’unité

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Le mystère de Dieu est un mystère de Famille. On trouve en Lui l’union de plusieurs Cœurs en un seul Cœur. On y trouve des unions d’Amour où la pluralité se résorbe dans l’Unité. C’est le mystère de Dieu. Et ce mystère a été vécu de manière éminente par la Sainte Famille de Nazareth, par Jésus, Marie et Joseph.

Quand s’installent en ce monde la division, la haine et le mépris, souvenons-nous de ce lieu où les relations ont été vécues, et même plus, sont vécues pour l’éternité dans l’harmonie et la paix, dans l’entente et la tendresse. Lire la suite « La Sainte Famille comme source d’unité »

Bâtir la Civilisation de l’Amour

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« Je suis venu jeter le feu sur la Terre, et quel n’est pas mon désir sinon qu’elle brûle. » (Luc 12,49)

« La civilisation de l’amour l’emportera sur la fièvre des luttes sociales implacables et donnera au monde la transfiguration tant attendue de l’humanité finalement chrétienne. »
Homélie de Paul VI le 24 décembre 1975 Lire la suite « Bâtir la Civilisation de l’Amour »

De l’amour de soi

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Une certaine sagesse venue de l’Antiquité et passée chez certains penseurs chrétiens dit que le premier que l’on aime après Dieu, c’est soi-même. Dieu doit être préféré à soi. Mais après, vu que le premier à qui je suis uni, c’est moi-même, le premier que je dois aimer, c’est moi-même. Et c’est de cet amour de soi que découle l’amour d’autrui. L’autre est vu comme un autre moi-même. Ce que j’expérimente dans l’amour de moi-même, je l’expérimente ensuite dans l’amour d’autrui. Et l’on aime à répéter alors : « Charité bien ordonnée commence par soi-même. ».

Cette soi-disant sagesse fait le beau jeu des démons. Pour eux, il faut préférer l’amour du dieu des démons, à savoir Satan, à tout amour, car c’est grâce à lui que l’on peut espérer voir le projet démoniaque se réaliser. Puis vient l’amour de soi, supérieur à tout autre ; je me veux comme fin de moi-même, même si cette fin de moi-même c’est de ressembler à Satan, mais peu importe puisque finalement c’est moi-même. Et je ne vois finalement les autres que dans cet amour, qu’en me voyant moi-même en eux. Lire la suite « De l’amour de soi »

De la participation

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Image illustrant l’allégorie de la caverne de Platon (République, Livre VII)

Platon prétendait que les êtres participaient des Idées éternelles. Un être est beau car il participe de l’idée du Beau. Cette Beauté est plus grande que lui, l’enveloppe de toute part. Dieu aurait créé le monde en contemplant l’idée du Monde. Et l’on voit apparaître le monde des Idées, un monde immense qui dépasse le monde sensible, un monde dans lequel nos esprits sont plongés et où ils contemplent les perfections éternelles. C’est là le monde réel, loin de l’illusion du monde sensible.

Aristote a beaucoup critiqué ce monde des Idées. Il trouvait que la participation platonicienne n’était pas expliquée, que c’était de la poésie. Pour lui, nos idées sont dans nos esprits, ce sont nos concepts que nous abstrayons en regardant le monde sensible. Il a repris le fait qu’elles dépassaient le monde matériel, mais il ne les a pas situées en dehors de nous-même. Lire la suite « De la participation »