Bâtir la Civilisation de l’Amour

feu2

« Je suis venu jeter le feu sur la Terre, et quel n’est pas mon désir sinon qu’elle brûle. » (Luc 12,49)

« La civilisation de l’amour l’emportera sur la fièvre des luttes sociales implacables et donnera au monde la transfiguration tant attendue de l’humanité finalement chrétienne. »
Homélie de Paul VI le 24 décembre 1975 Lire la suite « Bâtir la Civilisation de l’Amour »

De l’amour de soi

1594-96_caravage_narcisse

Une certaine sagesse venue de l’Antiquité et passée chez certains penseurs chrétiens dit que le premier que l’on aime après Dieu, c’est soi-même. Dieu doit être préféré à soi. Mais après, vu que le premier à qui je suis uni, c’est moi-même, le premier que je dois aimer, c’est moi-même. Et c’est de cet amour de soi que découle l’amour d’autrui. L’autre est vu comme un autre moi-même. Ce que j’expérimente dans l’amour de moi-même, je l’expérimente ensuite dans l’amour d’autrui. Et l’on aime à répéter alors : « Charité bien ordonnée commence par soi-même. ».

Cette soi-disant sagesse fait le beau jeu des démons. Pour eux, il faut préférer l’amour du dieu des démons, à savoir Satan, à tout amour, car c’est grâce à lui que l’on peut espérer voir le projet démoniaque se réaliser. Puis vient l’amour de soi, supérieur à tout autre ; je me veux comme fin de moi-même, même si cette fin de moi-même c’est de ressembler à Satan, mais peu importe puisque finalement c’est moi-même. Et je ne vois finalement les autres que dans cet amour, qu’en me voyant moi-même en eux. Lire la suite « De l’amour de soi »

De la participation

Platon-caverne
Image illustrant l’allégorie de la caverne de Platon (République, Livre VII)

Platon prétendait que les êtres participaient des Idées éternelles. Un être est beau car il participe de l’idée du Beau. Cette Beauté est plus grande que lui, l’enveloppe de toute part. Dieu aurait créé le monde en contemplant l’idée du Monde. Et l’on voit apparaître le monde des Idées, un monde immense qui dépasse le monde sensible, un monde dans lequel nos esprits sont plongés et où ils contemplent les perfections éternelles. C’est là le monde réel, loin de l’illusion du monde sensible.

Aristote a beaucoup critiqué ce monde des Idées. Il trouvait que la participation platonicienne n’était pas expliquée, que c’était de la poésie. Pour lui, nos idées sont dans nos esprits, ce sont nos concepts que nous abstrayons en regardant le monde sensible. Il a repris le fait qu’elles dépassaient le monde matériel, mais il ne les a pas situées en dehors de nous-même. Lire la suite « De la participation »

Mais où est le Ciel ?

ciel

Pour certains chrétiens, partir pour le Ciel, à la suite de Jésus et de Marie, c’est partir pour un lieu lointain, inaccessible, où la matière, si elle existe encore, ou si on la retrouve un jour, est toute spirituelle. Tellement spirituelle qu’elle semble avoir presque disparu. Et tout ce que l’on fera là-haut sera de louer et d’adorer le Seigneur, à genoux devant lui ; le reste étant désormais d’un autre temps.

Sans vouloir offusquer personne, si ce n’est les démons et autres ennemis de Dieu, cette conception est toute emprunte de manichéisme et autres spiritualités cathares. En réalité, le Ciel est plein de matière, de cette matière que l’on connaît. Lire la suite « Mais où est le Ciel ? »

Faut-il user des techniques ?

navette_spatiale

Il fut un temps où beaucoup ont été fascinés par l’arrivée des nouvelles techniques et technologies. Elles apportaient des promesses d’évolution susceptibles de résoudre beaucoup de nos problèmes et d’étendre nos potentialités. Et nos sociétés se sont lancées dans le développement, la production et l’usage de celles-ci. Le linge ne se lave plus au lavoir à la main, mais dans des machines. L’eau ne se puise plus au puits et ne se chauffe plus au feu, mais elle arrive à notre robinet à la bonne température. L’enfant a trouvé des jeux passionnants dans des objets volants ou devant des écrans. Lire la suite « Faut-il user des techniques ? »

Pour un autre monde

Quel avenir politique nous attend ?

longue_vue

Aujourd’hui, le monde se trouve face à un phénomène étrange appelé la globalisation. C’est comme si le monde entier devenait un même village où l’on peut se promener partout comme si l’on était chez soi. Les mœurs et les coutumes particulières sont petit à petit abandonnées ; ou plutôt, elles sont de plus en plus vues comme des expressions locales d’une même culture globale. Tout n’est qu’affaire de traduction. Et les gens vont et viennent dans ce monde. Ils ne sont plus de quelque part, ils sont de partout. Ils sont nés quelque part certes, mais ils font tous partis de ce grand village, de cette communauté mondiale dans laquelle nous sommes tous reliés par nos systèmes économiques, par nos avions, par notre internet, par nos téléphones et par nos télévisions. Une espèce de gouvernance mondiale semble en germe qui viendra gouverner ce village dans lequel nous avons enfin l’impression d’être devenu civilisé. Lire la suite « Pour un autre monde »

Des diverses analogies

colombe_feu

L’analogie est un procédé au cœur de la philosophie, au cœur de la métaphysique. C’est elle qui permet d’entrer dans le mystère des choses de ce monde, d’en découvrir les beautés et les diversités. Perdre l’analogie, c’est tomber dans l’univocité où tout est pareil, ou dans l’équivocité où tout est différent et où il n’y a plus de liens entre les choses. C’est aussi perdre la compréhension du monde de Dieu à partir des choses de ce monde. Lire la suite « Des diverses analogies »

Mais qui est ma source ?

source

« Car auprès de toi est la source de la vie » Ps 36,9.

Dieu le Père est la source de toute chose. De lui procède le Fils et l’Esprit-Saint. De Lui vient toute chose, et à Lui retourne toute chose. Le Fils procède comme Verbe de l’intelligence, et l’Esprit-Saint comme Amour de la volonté (STA Ia q.45 a.7). Autrement dit, ce qui suscite l’engendrement du Fils, c’est de dire le Père, c’est de chanter ce qu’Il est, c’est de Le glorifier. Et l’Esprit-Saint, c’est celui qui jaillit de cet échange d’amour entre le Père et le Fils, qui jaillit de ce chant, dans ce chant, pour y entrer à son tour, pour s’inscrire dans l’amour du Père et du Fils. Lire la suite « Mais qui est ma source ? »

Des hommes préhistoriques

Neanderthal? cavemen

Gn 2,7 : « L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. »

 

Les hominidés sont apparus sur la Terre il y a des millions d’années. Dans cette famille se trouvent aujourd’hui les orangs-outans, les gorilles, les chimpanzés et les membres de l’espèce humaine, à savoir les homo sapiens. Le genre homo, dont on trouve la première trace il y a 2,8 millions d’années, a comporté plusieurs espèces dont il ne reste aujourd’hui que les homo sapiens que nous sommes qui sont apparus il y a 300.000 ans.

On appelle hommes préhistoriques les membres des diverses espèces du genre homo ainsi que d’autres espèces apparentés qui ont vécu au cours de la préhistoire. Lire la suite « Des hommes préhistoriques »

De la délicate manière de communier

hostie2calice

« Prenez et mangez. »
« Prenez et buvez. »

Communier est un acte immense. Nous recevons en nous le Christ dans son Corps et son Sang, dans son Humanité et sa Divinité. C’est Dieu qui vient nous visiter. Nous le recevons comme un enfant dans nos bras, dans nos bouches, dans nos âmes. Il est là, livré, abandonné… Il n’attend que notre amour, il guette notre regard. Et si nous répondons à son amour, il nous remplit de ses dons, de son Esprit, de sa force et de sa joie. C’est un déferlement d’amour qui nous envahit, une déflagration de le plus grosse bombe de l’histoire, celle de l’Amour fait chair.

Qu’il est beau d’observer ses frères et sœurs communier, s’approcher de la table eucharistique, goûter le pain de vie. Qu’il est beau de voir toutes ces âmes voulant vivre d’amour, voulant vivre de Dieu. C’est édifiant, on y découvre des trésors insoupçonnés. Lire la suite « De la délicate manière de communier »