Résilience

Je parlais dans mon dernier article Bas les masques ! de trois années avant que nous commencions à percevoir visiblement le chancellement inéluctable de notre monde. C’est ce que je crois. C’est la destinée de notre civilisation mondialisée et interconnectée, qui a préféré l’argent et la puissance à la bonté et à la charité : s’effondrer. Il ne faut pas croire que cela se fera d’un seul coup ; cela met du temps. Bien sûr, les choses peuvent soudain s’accélérer. Et l’on peut parier que la crispation de ceux qui vivent leurs derniers moments et jouent leurs dernières cartes peut donner des systèmes très rigides et autoritaires.

C’est la fin d’un monde, mais ce n’est pas la fin du monde. Il faut donc savoir semer, et préparer la suite. Cela peut être le choix de certaines personnes, de certaines communautés, voire même de certains pays. S’extraire, et construire sur des bases plus saines. Dans cette entreprise, la notion de résilience me semble fondamentale. Il ne s’agit pas de sauver notre peau avec du matériel de survie dans un effondrement généralisé. Mais il s’agit de préparer les réalités de ce monde sur lesquelles nous avons de l’influence à franchir le cap de moments difficiles, et à leur apprendre à continuer leur route dans un monde devenu changeant, branlant et incertain.

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Bas les masques !

Quand le coronavirus est arrivé, et que l’on nous a confinés, je disais que ce virus ne ferait pas tellement plus de morts qu’une grippe. Et l’on se moquait de moi en disant qu’il fallait se protéger d’un virus qui était très mortel. Et au final, il n’y a pas eu plus de morts que pour une bonne grippe. Certes, on dira que c’est parce que nous avons pris des mesures drastiques. Mais, il me semble quand même que nous avions une bonne marge de manœuvre pour en faire un peu moins, et ne pas sacrifier tant de choses nécessaires à la vie à l’idole de la santé : visiter les mourants, pratiquer le culte, réconforter les désespérés, célébrer l’amitié, etc. D’autant que l’âge médian des victimes du virus est en France de 84 ans, ce qui reste quand même un âge respectable pour mourir.

J’étais pour ma part dès le départ pour le principe de précaution : celui de ne pas prendre le risque d’encourir les conséquences néfastes d’un confinement strict en terme social, économique et psychologique. Et ensuite, avancer à vue pour ajuster. On n’arrête pas un pays sans conséquences désastreuses. Mais ce ne fut pas le choix de nos gouvernants. Et l’on commence à s’en mordre les doigts, à se rendre compte de l’erreur, à voir qu’il va être difficile d’affronter les crises que l’on a provoquées. On gonfle les chiffres, on les interprète d’une manière biaisée pour que le ridicule de la situation ne se fasse pas sentir.

Aujourd’hui, le virus fait moins de 10 morts par jour en France. Alors qu’il y a près de 600 000 morts chaque année dans notre pays toute cause de mortalité confondue, soit plus de 1 600 par jour.

Alors, moi je dis : Bas les masques !

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Holacratie

Cet été, jouant dans l’océan avec ma nièce, nous avons imaginé être trois mille ans dans le futur, discutant de l’histoire de monde. Nous avons retracé les grandes découvertes, les colonisations dans l’espace, les fêtes internationales, les guerres, les crises écologiques, l’ignorance que beaucoup avaient autrefois de l’existence des anges. Nous en sommes venus au régime politique actuel inventé vers l’an 2537 : le système holacratique. Et nous avons bien ri devant la naïveté de nos ancêtres qui vivaient en démocratie et se croyaient dans un système politique évolué où ils pensaient être libres, alors que le pouvoir leur était grandement accaparé. Enfin, heureusement, aujourd’hui, nous sommes en holacratie !

J’avais récupéré pour l’occasion le terme d’holacratie à un système de management d’entreprise qui avait attiré mon attention ces derniers temps. Le jeu terminé, mon ange gardien m’a donné l’intuition que ce n’était peut-être pas si idiot que cela de se servir des intuitions holacratiques pour dresser les grandes lignes d’un système politique, en y adjoignant les quelques autres réflexions et intuitions qui m’avaient habité jusque là.

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Usure et boursicotage

L’Église, dans sa sagesse, a toujours condamné au cours de son histoire le fait de faire de l’argent avec de l’argent. Tout bénéfice doit venir d’un travail. L’argent, lui, ne fait pas de petits. Car il est au service des échanges réels et ne doit pas les remplacer.

Le cas concret sur lequel les penseurs chrétiens ont réfléchi est celui de l’usure. On voit cela par exemple dans la somme théologique de saint Thomas d’Aquin. L’usure consiste à prêter de l’argent et à demander un intérêt pour l’usage de cet argent, d’où le nom d’usure. Or, pour l’argent, à la différence par exemple d’une maison, son usage nous en fait perdre la propriété. C’est aussi le cas de la nourriture qui disparaît quand elle est consommée. On ne peut donc pour l’argent, comme pour la nourriture, faire payer l’usage de celui-ci, en plus de demander à être remboursé, car l’on mettrait alors un prix sur quelque chose qui n’existe pas.

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Un signe

Storm Flash Thunderstorm Flash Of Lightning

Quand viendra le temps du péril sans issue, un signe sera donné comme un éclair dans la nuit. Les uns se convertiront, les autres non. Mais il y aura une certaine unité et un apaisement. Ce sera le temps de semer. L’Évangile illuminera le monde dans une nouvelle clarté.

Mais le danger sera grand de gouverner le monde à mesure humaine. Il faudra choisir la radicalité. Il faudra choisir le Dieu Trinité.

Dans cette unité et cet apaisement, il viendra un concile. Ce sera le dernier moment pour choisir la sainteté et rejeter la mondanité. Celui-ci achevé, le glaive tombera et divisera le bon grain et l’ivraie.

Quand viendra le temps où tout semblera perdu pour les âmes abandonnées, Dieu agira avec force et puissance. Ce sera une effusion d’amour visible et sensible qui scellera une unité du monde, chrétienne et indestructible.

Mais le danger sera grand de confondre la joie paisible de l’amour avec la puissance grandiose des esprits pervertis. Il faudra choisir la petite voie de l’humilité.

Quand viendra le temps où les anges de lumière qui suivent Lucifer viendront combattre tels saint Michel contre le démon, il faudra rejeter toutes forces armées et se contenter d’invoquer le Dieu Trinité.

Alors paraîtra l’abomination de la désolation. Il y aura beaucoup d’âmes à consoler. Un chemin de vie percera dans les larmes et les cris. Et ce sera enfin le vrai temps de la Divine Miséricorde.

Le sexe est-il un accident ?

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Le titre est peut-être un peu accrocheur, mais il s’agit en fait d’une question philosophique dont la réponse revêt une certaine importance. Il se pose la question de savoir si la masculinité et la féminité sont des accidents ou sont d’ordre substantiel. Un accident est ce qui existe dans un autre ; l’accident peut changer dans un être tout en ayant affaire toujours au même être. C’est par exemple la couleur de notre peau. Une substance est ce qui existe en soi, par soi et non pas dans un autre. Pour un être constitué avec une essence, c’est ce qui demeure dans tout changement. La pierre, le chien et l’homme sont des substances aux multiples accidents. Il y a neuf types d’accidents : la quantité, la qualité, la relation, le temps, le lieu, la possession, la situation, l’action et la passion.

La nature humaine n’est ni masculine, ni féminine, même si elle permet l’un ou l’autre. On pourrait se dire alors que la masculinité et la féminité sont d’ordre accidentel et non pas une caractéristique substantielle. On pourrait finalement changer de sexe. C’est ce que soutiennent certaines personnes. Soit radicalement ; soit en disant cependant que c’est un accident trop fondamental pour qu’on puisse en fait vraiment en changer.

Pour répondre à la question que nous posons, il faut voir que la masculinité et la féminité relève de l’âme humaine. On n’est pas seulement homme ou femme par notre matière, mais jusqu’au bout de notre être et jusqu’à la fine pointe de notre spiritualité. Lire la suite « Le sexe est-il un accident ? »

Pour une unité de communion

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Tapisserie d’Angers d’Apocalypse 10 : L’ange avec l’arc-en-ciel et Jean qui mange le livre.

Depuis les quelques années où nous écrivons ici, il est temps de dresser un bilan du chemin parcouru, d’esquisser les grandes lignes du paysage qui se dessine. Nous demandons à notre ange gardien de nous aider dans cette tâche, pour que tout lecteur passant par ici puisse percevoir quelque chose de cette Lumière dont nous voulons témoigner. Nous nous confions aussi au bienheureux Henri Suso, notre saint patron, serviteur de la Sagesse éternelle, qui ne voulait pas publier son œuvre par humilité, mais à qui Jésus demanda de le faire.

Se trouve tout d’abord en ces lieux la contemplation du mystère de la vie et de l’amour qui est ultimement le Dieu trois fois saints. Nous nous sommes de plus intéressés aux êtres qui ont été créés pour la vie et l’amour : les anges, les hommes et les femmes, ainsi que le Cosmos. Puis, nous avons considéré comment, au cœur de notre monde, l’amour pouvait se déployer : par le Verbe Incarné et son action sacramentelle, et par certaines considérations sur les anges. Ensuite, nous avons parlé d’un chemin à parcourir vers l’amour. Pour enfin parler de la civilisation de l’amour qui nous attend sur notre route vers l’achèvement de toute chose au paradis. Nous avons parler d’autres choses encore qui trouvent leur place autour de cette ossature générale que nous proposons ici. Lire la suite « Pour une unité de communion »

Avenir et très-humanisme

Jeanne d'Arc
Sainte Jeanne d’Arc en présence de saint Michel et de sainte Catherine ou sainte Marguerite

Aujourd’hui, deuxième dimanche de mai, c’est, en France, la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme. C’est une fête instituée en 1920 par l’État. Elle ne doit pas être confondue avec la fête religieuse dédiée à cette sainte dans l’Église catholique qui est le 30 mai. Nous fêtons de plus cette année les cent ans de la canonisation de la pucelle d’Orléans. Elle a su sauver la France de son désarroi et redonner la foi et la confiance aux Français.

Aujourd’hui, c’est aussi le dernier jour avant d’entamer le déconfinement. Les activités vont reprendre, progressivement. Nous allons retrouver des moments de rencontre, d’amitié. La vie va repartir. Mais quelle vie doit-on chercher ? Et que sera demain ?

Nous allons ressortir blessés de ce confinement. Il faut en prendre conscience. Lire la suite « Avenir et très-humanisme »

Chemin spirituel

Jérusalem - cité de Salomon
L’ancienne Cité de Jérusalem

Sur cette Terre, nous sommes en chemin vers Dieu. C’est un cri de l’âme qu’il faut avoir et cultiver : Je veux voir Dieu, je veux vivre avec Dieu. C’est là que se trouve le vrai bonheur : dans ce chemin. Il faut l’emprunter pour arriver à la joie parfaite. Ce chemin a été décrit par les écoles de spiritualité. Nous allons tâcher ici d’en présenter une synthèse, un résumé, assez succinctement.

Pour bien comprendre ce chemin, il faut avoir en vue une juste anthropologie. Lire la suite « Chemin spirituel »

Adonaï

Trinité 2

Adonaï, en hébreu, cela veut dire : le Seigneur. C’est une manière traditionnelle de désigner l’Éternel, qui est notamment utilisée pour prononcer le tétragramme YHWH, qui pour un juif est imprononçable.

« Sh’ma Israël, Adonaï Elohenou, Adonaï Ehad ». « Écoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est UN » (Dt 6, 4-9). Cette phrase est récitée deux fois par jour par les juifs pratiquants. Adonaï, le Seigneur, c’est celui qui veille sur nous. C’est celui qui nous aime. C’est celui qui veut faire Alliance avec nous.

Adonaï, nous le rencontrons en regardant le vaste monde, dans cette immensité, et au-delà de cette immensité. Il est présent à toute chose, du plus petit des êtres au plus grand des êtres. Et il est au-delà de toute chose. Nous le rencontrons en entrant en nous-mêmes, dans notre propre cœur. Il est à l’intime de nous-mêmes, plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes. Il est à la source de ce que nous sommes. Il est à notre achèvement. Il est dans les autres et au-delà des autres. Il vient vivre dans notre cœur. Il vient vivre dans le cœur des autres.

Heureux celui qui sait Le reconnaître en toute chose, qui sait se rendre présent à Lui partout, qui sait vivre avec Lui. Lire la suite « Adonaï »