
Je parlais dans mon dernier article Bas les masques ! de trois années avant que nous commencions à percevoir visiblement le chancellement inéluctable de notre monde. C’est ce que je crois. C’est la destinée de notre civilisation mondialisée et interconnectée, qui a préféré l’argent et la puissance à la bonté et à la charité : s’effondrer. Il ne faut pas croire que cela se fera d’un seul coup ; cela met du temps. Bien sûr, les choses peuvent soudain s’accélérer. Et l’on peut parier que la crispation de ceux qui vivent leurs derniers moments et jouent leurs dernières cartes peut donner des systèmes très rigides et autoritaires.
C’est la fin d’un monde, mais ce n’est pas la fin du monde. Il faut donc savoir semer, et préparer la suite. Cela peut être le choix de certaines personnes, de certaines communautés, voire même de certains pays. S’extraire, et construire sur des bases plus saines. Dans cette entreprise, la notion de résilience me semble fondamentale. Il ne s’agit pas de sauver notre peau avec du matériel de survie dans un effondrement généralisé. Mais il s’agit de préparer les réalités de ce monde sur lesquelles nous avons de l’influence à franchir le cap de moments difficiles, et à leur apprendre à continuer leur route dans un monde devenu changeant, branlant et incertain.
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