Le salut viendra des anges

Mosaïques des quatre archanges dans l’église St John’s Church, Boreham, Wiltshire.

Le monde est déboussolé, et chaque jour un peu plus déconcertant. Tout semble incertain, et l’avenir peut paraître assez sombre. À moins de se cacher la tête dans le sol comme une autruche, il y a de quoi être inquiet. Inquiet de l’avenir de notre pays. Inquiet de la stabilité du monde. Inquiet de ce que sera l’avenir avec des technologies de plus en plus envahissantes, et un environnement de plus en plus malmené. Inquiet de ce nouvel ordre sanitaire qui est en train de prendre la première place.

Dieu nous aurait-il oubliés ? Aurait-il cessé d’avoir pitié ? A-t-il fait le choix de nous laisser finalement à notre propre logique et de se retirer ? Laissera-t-il le monde aller à sa perte ? Nous n’en sommes qu’aux prémices d’un grand désarroi…

Les prières montent devant Dieu jour après jour, année après année. En de nombreux lieux, l’on vient adorer Jésus-Hostie, l’on se confie à la Vierge Mère, et de plus en plus à saint Joseph. L’on se tourne vers les saints et on les implore. L’on demande une effusion d’Esprit-Saint. Ceux qui le font sont une minorité, un petit reste, mais cela est fait très certainement. Alors que manque-t-il ? Qu’attend-il notre Seigneur pour agir ?

Il attend son heure. Il attend que la coupe de propitiation soit à son comble pour renouveler le monde. Il attend… Mais quelle doit être cette dernière goutte à verser pour que tout change ? Cette dernière goutte qui manque encore…

Je partage avec d’autres cette idée que la dernière goutte qui manque est le culte des anges. Il manque un renouveau chez les amis de Dieu du culte des anges. Il est temps d’aller déranger tous ces grands anges qui sont les gardiens de nos pays, de nos communautés, de nos paroisses, de toutes nos associations et nos institutions, pour qu’ils fassent irruption en ce monde avec force et puissance. C’est avec eux et grâce à eux que le monde ira vers des jours meilleurs. Ils faut apprendre à connaître tous ces anges, à découvrir leur personnalité, à vivre avec eux, à rigoler avec eux, à avancer avec eux, à nous laisser guider et corriger par eux.

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Témoignons de la Lumière

Quelle est cette lumière ?
Est-ce Dieu et l’ange ?
Est-ce le démon ?
Trop d’erreurs, trop d’horreurs.

Je dis ce que j’ai vu.
Qui saura dire si c’est Jésus ?
Moi, je ne le peux pas.
Je peux seulement dire qu’Il est là.

Marie et Joseph sont ici.
Et les saints anges aussi.
C’est toute une vie de paradis
Qui beaucoup me réjouit.

Point besoin d’avoir peur.
Ils sauront bien à leur heure
Nous mener vers des jours meilleurs.
Gloire à Dieu, notre Seigneur !

Quand viendra l’heure

Quand viendra l’heure où tout doit commencer,
Alors surgira de l’ombre celui qui a été annoncé.
Depuis longtemps les choses ont été préparées ;
Les choses bonnes par ceux de la sainteté,
Les choses mauvaises par ceux de la méchanceté.

Il ne viendra pas pour tout diriger.
Mais il sera une lumière pour nous réconforter.
Il sera le signe que nous ne sommes pas abandonnés.
Ils seront nombreux les apôtres zélés.
Plein d’espérance, nous pourrons cheminer.

Les deux témoins, les deux élus,
Prévus par Dieu au temps voulu,
Au temps des signes et des prodiges,
Au temps des pleurs et des chagrins,
Au temps des rires où Dieu délivre.

N’ayons pas peur, car demain vient.
Un jour pour Dieu, joyeux matin.
Vivons, semons, prions, aimons.
Et soyeux de ceux, assez nombreux,
Qui bâtiront un monde pour Dieu.

Le sceau de Dieu

L’Agneau mystique que tous viennent adorer (Jan van Eyck)

Une personne m’a rapporté avoir vu un arbre tombé un jour, pourri par le milieu. Ce n’était pas la base qui avait pourri, mais le tronc à mi-hauteur. C’est là l’image de notre monde. Ses racines ont plongé dans le christianisme, mais en grandissant, il l’a rejeté. Il s’est bâti fier et élancé. Cependant, son tronc à mi-hauteur est pourri et il va s’effondrer.

Nous avons parlé de cette chute dans notre article Résilience et de l’attitude à adopter. Mais ce qu’il faut ajouter, c’est que le Seigneur a encore une mission pour notre monde, une dernière. Il veut s’en servir pour manifester une lumière de l’Évangile qui n’a pas encore été vue ; il a un dernier mystère à nous manifester, à nous rendre explicite.

Ce mystère touche à l’Incarnation. Et c’est bien là, à l’Incarnation, que le bas blesse : notre attitude durant la crise sanitaire a bien montré que nous n’avons pas su défendre l’Incarnation. Plus de sacrements, plus de présence réelle, plus de visites, que du virtuel et des écrans, et chacun chez soi.

Saint Jean nous avait prévenus : « Car de nombreux séducteurs se sont répandus dans le monde : ils ne professent pas la foi à la venue de Jésus Christ dans la chair. Le voilà, le séducteur et l’antéchrist ! » (2 Jean 1, 7). Et c’est bien à cela qu’il nous faut venir : défendre l’incarnation, et bâtir la civilisation de l’amour.

Ce que nous appelons civilisation de l’amour est une société bâtie autour du Verbe fait chair et qui vit de charité concrète : elle ne peut négliger la dévotion eucharistique, le juste rapport au corps, en particulier dans sa dimension sexuée et dans une fécondité bâtie sur la relation homme-femme, et la convivialité dans ce qu’elle a d’incarnée par l’utilisation des beautés de la culture et la mise en œuvre d’une authentique créativité. Cette civilisation ne peut négliger la nature où la matière est le reflet des splendeurs de la spiritualité. Et elle ne peut négliger le monde des anges, sans lequel notre spiritualité vire vers le rationalisme et l’idéalisme, et sans lequel l’unité de notre être fait d’esprit et de matière se trouve déséquilibrée. Il n’y a rien de plus concret qu’un ange, si ce n’est Dieu lui-même. La civilisation de l’amour est donc une civilisation de l’Incarnation.

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Une prière à saint Raphaël

Glorieux Archange Saint Raphaël, grand prince de la hiérarchie céleste, illustre par les dons de la sagesse et de la grâce, guide des voyageurs sur terre et sur mer, consolation des malheureux et refuge des pécheurs, nous vous supplions de nous assister dans toutes les nécessités et les peines de cette vie, comme vous avez soutenu le jeune Tobie dans ses pérégrinations. Puisque vous êtes le remède de Dieu, nous vous prions humblement de guérir nos âmes de leurs nombreuses infirmités et nos corps des maux qui les affligent, si cette grâce nous convient. Nous vous demandons en particulier une angélique pureté afin de mériter ainsi d’être le temple vivant du Saint-Esprit.

Amen

Demande pour toi un signe

« YHWH parla encore à Achaz en disant : Demande un signe à YHWH ton Dieu, au fond, dans le shéol, ou vers les hauteurs, au-dessus.

Et Achaz dit : Je ne demanderai rien, je ne tenterai pas YHWH.

Il dit alors : Écoutez donc, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser les hommes, que vous lassiez aussi mon Dieu ? C’est pourquoi le Seigneur lui-même donnera un signe : Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. Il mangera du lait caillé et du miel jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Car avant que l’enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, elle sera abandonnée, la terre dont les deux rois te jettent dans l’épouvante. YHWH fera venir sur toi, sur ton peuple et sur la maison de ton père des jours tels qu’il n’en est pas venu depuis la séparation d’Éphraïm et de Juda (le roi d’Assur). »

Livre d’Isaïe 7, 10-17.

Demander un signe. L’expansion de l’Église et la vie des saints sont ponctuées de signes pour mener les gens à croire. Ce n’est pas que le signe force la liberté, mais il pousse au choix. Il met en présence de Dieu et de son mystère. Et c’est à nous de savoir si nous voulons adhérer à Dieu ou le rejeter, aimer ou refuser son amour. C’est le choix fondamental de toute vie.

Nous pourrions croire que le signe devient un jour dépassé, et que nous pouvons aller vers la seule rencontre intérieure avec le Seigneur. Mais c’est oublier que la parole humaine est incapable de signifier les choses de Dieu, et ne peut donc pas nous maintenir dans une vraie rencontre avec Lui. Il faut toujours un signe qui l’accompagne, un geste. Sinon, nous réduisons le mystère à une idéologie toute humaine. Nous ne pouvons nous contenter de penser et de parler, il faut que les réalités matérielles signifient. Sinon, nous n’allons pas vraiment à Dieu. Nous trouvons cela dans la liturgie et les sacrements, et cela doit s’étendre à toute la vie. Mais il faut bien voir que nous avons besoin de signes qui dépassent les capacités humaines pour signifier en ce monde les splendeurs de Dieu et des anges. Nous avons besoin de miracles, pour que la rencontre entre Dieu et son peuple soit réelle. S’il n’y a pas de tels signes, c’est que la rencontre n’est pas réelle, ou que nous sommes dans une situation déficiente, comme l’est le défunt qui n’a plus la matière de son corps pour exprimer son âme.

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Résilience

Je parlais dans mon dernier article Bas les masques ! de trois années avant que nous commencions à percevoir visiblement le chancellement inéluctable de notre monde. C’est ce que je crois. C’est la destinée de notre civilisation mondialisée et interconnectée, qui a préféré l’argent et la puissance à la bonté et à la charité : s’effondrer. Il ne faut pas croire que cela se fera d’un seul coup ; cela met du temps. Bien sûr, les choses peuvent soudain s’accélérer. Et l’on peut parier que la crispation de ceux qui vivent leurs derniers moments et jouent leurs dernières cartes peut donner des systèmes très rigides et autoritaires.

C’est la fin d’un monde, mais ce n’est pas la fin du monde. Il faut donc savoir semer, et préparer la suite. Cela peut être le choix de certaines personnes, de certaines communautés, voire même de certains pays. S’extraire, et construire sur des bases plus saines. Dans cette entreprise, la notion de résilience me semble fondamentale. Il ne s’agit pas de sauver notre peau avec du matériel de survie dans un effondrement généralisé. Mais il s’agit de préparer les réalités de ce monde sur lesquelles nous avons de l’influence à franchir le cap de moments difficiles, et à leur apprendre à continuer leur route dans un monde devenu changeant, branlant et incertain.

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Bas les masques !

Quand le coronavirus est arrivé, et que l’on nous a confinés, je disais que ce virus ne ferait pas tellement plus de morts qu’une grippe. Et l’on se moquait de moi en disant qu’il fallait se protéger d’un virus qui était très mortel. Et au final, il n’y a pas eu plus de morts que pour une bonne grippe. Certes, on dira que c’est parce que nous avons pris des mesures drastiques. Mais, il me semble quand même que nous avions une bonne marge de manœuvre pour en faire un peu moins, et ne pas sacrifier tant de choses nécessaires à la vie à l’idole de la santé : visiter les mourants, pratiquer le culte, réconforter les désespérés, célébrer l’amitié, etc. D’autant que l’âge médian des victimes du virus est en France de 84 ans, ce qui reste quand même un âge respectable pour mourir.

J’étais pour ma part dès le départ pour le principe de précaution : celui de ne pas prendre le risque d’encourir les conséquences néfastes d’un confinement strict en terme social, économique et psychologique. Et ensuite, avancer à vue pour ajuster. On n’arrête pas un pays sans conséquences désastreuses. Mais ce ne fut pas le choix de nos gouvernants. Et l’on commence à s’en mordre les doigts, à se rendre compte de l’erreur, à voir qu’il va être difficile d’affronter les crises que l’on a provoquées. On gonfle les chiffres, on les interprète d’une manière biaisée pour que le ridicule de la situation ne se fasse pas sentir.

Aujourd’hui, le virus fait moins de 10 morts par jour en France. Alors qu’il y a près de 600 000 morts chaque année dans notre pays toute cause de mortalité confondue, soit plus de 1 600 par jour.

Alors, moi je dis : Bas les masques !

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Holacratie

Cet été, jouant dans l’océan avec ma nièce, nous avons imaginé être trois mille ans dans le futur, discutant de l’histoire de monde. Nous avons retracé les grandes découvertes, les colonisations dans l’espace, les fêtes internationales, les guerres, les crises écologiques, l’ignorance que beaucoup avaient autrefois de l’existence des anges. Nous en sommes venus au régime politique actuel inventé vers l’an 2537 : le système holacratique. Et nous avons bien ri devant la naïveté de nos ancêtres qui vivaient en démocratie et se croyaient dans un système politique évolué où ils pensaient être libres, alors que le pouvoir leur était grandement accaparé. Enfin, heureusement, aujourd’hui, nous sommes en holacratie !

J’avais récupéré pour l’occasion le terme d’holacratie à un système de management d’entreprise qui avait attiré mon attention ces derniers temps. Le jeu terminé, mon ange gardien m’a donné l’intuition que ce n’était peut-être pas si idiot que cela de se servir des intuitions holacratiques pour dresser les grandes lignes d’un système politique, en y adjoignant les quelques autres réflexions et intuitions qui m’avaient habité jusque là.

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Usure et boursicotage

L’Église, dans sa sagesse, a toujours condamné au cours de son histoire le fait de faire de l’argent avec de l’argent. Tout bénéfice doit venir d’un travail. L’argent, lui, ne fait pas de petits. Car il est au service des échanges réels et ne doit pas les remplacer.

Le cas concret sur lequel les penseurs chrétiens ont réfléchi est celui de l’usure. On voit cela par exemple dans la somme théologique de saint Thomas d’Aquin. L’usure consiste à prêter de l’argent et à demander un intérêt pour l’usage de cet argent, d’où le nom d’usure. Or, pour l’argent, à la différence par exemple d’une maison, son usage nous en fait perdre la propriété. C’est aussi le cas de la nourriture qui disparaît quand elle est consommée. On ne peut donc pour l’argent, comme pour la nourriture, faire payer l’usage de celui-ci, en plus de demander à être remboursé, car l’on mettrait alors un prix sur quelque chose qui n’existe pas.

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