Confinés, déconfinés, reconfinés… Privés de messes et de sacrements… Affaiblis par tant de mesures déstructurantes pour la société… Nous avions érigé la liberté et les droits individuels en idole… Mais il y a finalement quelque chose que nous idolâtrons plus que cela : nous avons été prêts à tout sacrifier pour la santé ! Au nom d’un petit virus, nous sommes en train d’oublier que la relation entre nous et la relation avec Dieu est plus importante que la santé. Au nom d’un petit virus, nous sommes en train de mettre notre pays au bord du chaos. Nous avons beau faire semblant et nous rassurer en nous disant que tout cela était peut-être nécessaire et que cela prendra fin, que nous sortirons du tunnel, j’ai bien peur que nous allons bientôt assister à la fin du monde tel que nous l’avons connu.
La foi chrétienne nous dit que, depuis que des anges ont renié Dieu, il y a un complot pour détruire l’humanité, pour détruire notre monde, pour détruire l’œuvre de Dieu : c’est celui des démons. Qui concrètement parmi les hommes et les femmes servent les démons ? C’est difficile à dire : certains le font très inconsciemment, d’autres beaucoup plus consciemment. Mais, en tout cas, il y a bien un complot. Et par des êtres qui ont une intelligence bien supérieure à la nôtre.
Aujourd’hui, l’on voit une sorte de nébuleuse mondialiste, qui, tel un Dragon, s’apprête à déstructurer complètement notre monde par des subterfuges très élaborés, pour réaliser son œuvre de mort, pour faire disparaître la vie authentiquement humaine et chrétienne. Pourra-t-elle être arrêtée ?
Alors que se dessine l’éventualité de ne pas avoir de messes publiques dans les prochains mois, nous ne pouvons que reprendre le cri de nombreux martyrs pour leur foi : Non possumus !Nous ne pouvons pas ! Nous ne pouvons pas vivre sans le sacrement de l’Eucharistie. Il y a eu parfois des exceptions à cela. Mais nous ne pouvons pas priver tout un peuple de la messe et de la communion.
L’atteinte à la liberté de pratiquer librement sa religion a toujours été dans l’histoire le signe clair de la mise en place d’une dictature. Il s’agit pour nous d’une dictature sanitaire, dont la mise en place est certes progressive, mais réelle. Elle se cache derrière le faux semblant de la protection des plus faibles. Mais au nom de cela, nous sommes en train de commettre des maux immenses : déstructuration de l’économie, déstabilisation de la vie sociale, traumatisme psychologique, repli sur soi, dépression, agressivité, etc. La liste serait longue. Combien sont morts durant les derniers mois, et mourront dans les prochaines années, de tout autre chose que du coronavirus, mais d’un tout autre chose qui provient directement de nos mesures sanitaires ? Le plus meurtrier dans l’histoire n’est pas le coronavirus, mais la folie et la psychose de la réaction des hommes devant ce petit virus.
C’est pourquoi nous sommes pour notre part favorable à ce que soit inscrit dans la constitution le droit à l’objection de conscience devant toute mesure sanitaire. Nous ne croyons pas que l’État doit avoir le droit absolu de dicter notre conduite en ce qui concerne la santé. Il est temps que nous nous réveillons pour réclament ce droit. Sinon, nous finirons bel et bien en dictature. Nous sommes pour la liberté. Et la liberté de chacun de trouver la meilleure conduite dans sa propre situation quand la santé est en jeu. Bien sûr, l’État peut donner des préconisations, mais il ne peut imposer à tous des comportements comme il le fait maintenant. Ou alors c’est que l’on a absolutisé l’État. Certains pourraient dire que demander ainsi l’objection de conscience pour la santé est dérisoire, ou que des maladies plus dangereuses que le coronavirus légitiment le droit de l’État à nous imposer des mesures sanitaires. Mais ce serait vivre dans l’illusion sur la bonté de l’État moderne, et ne pas prendre la mesure des enjeux actuels où réclamer un régime de liberté en la matière va devenir plus que nécessaire.
Nous sommes aussi pour l’arrêt au plus tôt de ce confinement que nous jugeons délétère : pour les familles, pour la société, pour tous. Bien sûr, les centres de réanimation risquent d’être débordés, mais il vaut mieux cela que la déstructuration de toute la société. En politique, il ne s’agit pas de servir la santé de quelques uns, mais le bien commun. C’est là la vraie philanthropie, la vraie civilité, le vrai esprit civique. Si ce confinement continue, il n’y a plus qu’une chose qui nous sauvera : c’est la charité. La charité concrète envers Dieu et envers son prochain. Il faut s’engager pour cela, quitte à jeûner quelque peu de certaines de nos activités de ce monde qui ne veut pas glorifier Dieu (travail, télé, etc.). Quitte à oser franchir certaines barrières pour rencontrer l’autre concrètement.
D’ici peu de temps, le conseil d’État va se prononcer sur la possibilité ou non de retourner à la messe librement. Qu’allons-nous faire s’il nous refuse ce droit ? Pour ma part, je suis entre autre pour une résistance eucharistique qui consiste à apporter au plus grand nombre la communion par tous nos déplacements autorisés. Le virus circule. Eh bien, faisons circuler Jésus-Hostie ! Les gestes de l’amour se trouvent restreints. Eh bien, usons du sacrement de la Communion ! Communier, c’est déjà quelque chose du sacrement de l’Eucharistie : l’Hostie est la res et sacramentum comme l’on dit en théologie. C’est la présence réelle de Jésus. C’est Jésus qui se donne à nous avec certitude. Il faut l’apporter à tous, et pas seulement aux malades, car nous avons tous besoin de sacrements pour être fidèles à notre vocation chrétienne. Nos prêtres seront bien insuffisants pour une telle tâche. C’est pourquoi nous pensons que les laïcs doivent être grandement mis à contribution pour cela. Il faut se proposer pour cela, et convaincre nos prêtres que c’est là une chose essentielle à faire. On ne peut priver les fidèles plus longtemps de la source sacramentelle. Toute mission de l’Église prend sa source dans l’Eucharistie. Si Jésus, par l’Hostie, par le Pain de Vie, visite son peuple, alors il y a fort à parier qu’il nous renouvellera et nous mènera vers des jours meilleurs.
Si, ô joie, le conseil d’État nous autorise à célébrer le culte divin, nous pensons que notre idée reste valable pour tous ceux qui risquent de se retrouver sur le bord de la route en n’osant pas aller à l’église durant ce confinement : il faudra leur porter Jésus-Hostie, il faudra leur porter le Pain de Vie. Et, à nouveau pour cela, les prêtres ne suffiront pas à la tâche. Il faudra mettre à contribution les laïcs.
Le temps que nous vivons, nous l’avons dit par ailleurs, doit être vécu comme une préparation à Noël, à la fête de l’Incarnation. Il nous faut prendre le chemin de l’Incarnation, et non de la virtualisation. Celui de l’amour dans des gestes concrets, et non du repli derrière des barrières infranchissables.
Bon chemin vers Noël !
Addendum (5/12/20) :
Il est sorti dans les grands médias que le confinement et les couvre-feux étaient inutiles (cf vidéo de LCI ci-dessous), et que l’État était en mesure de savoir que l’épidémie était en décrue avant même le début du confinement, et ce par les prélèvements dans les égouts. Et ils n’en ont fait qu’à leur tête… Cela rend d’autant plus actuel nos propos ci-dessus.
Le front penché sur la terre, J’allais seul et soucieux, Quand résonna la voix claire D’un petit oiseau joyeux. Il disait : « Reprends courage, L’Espérance est un trésor. Même le plus noir nuage A toujours sa frange d’or. (bis)
Lorsque le soir se fait sombre, J’entends le petit oiseau Gazouiller là-haut, dans l’ombre, Sur la branche au bord de l’eau. Et bientôt son doux ramage, Me donne un nouvel essor. Même le plus noir nuage A toujours sa frange d’or. (bis)
Mais il partit vers le Père, Et jamais ne le revis. Je me penchais sur la terre, Et la contemplais, ravi. Car il n’est que l’Espérance pour animer notre cœur, Qui de nos plus noires souffrances Sait toujours être vainqueur. (bis)
Puisque le monde est en feu, il est temps de parler du sexe des anges. C’est une longue tradition depuis la chute de l’empire d’Orient sous les assauts des armées musulmanes en 1453 de procéder ainsi en de telles situations. Cela peut faire rire, mais à chacun de savoir où sont ses priorités. Nous ne faisons pas ici de l’ironie mal placée, mais nous désignons au contraire le point sur lequel notre civilisation a échoué ; et qui peut donc être le lieu d’un renouveau. À vous de vous faire une idée si vous acceptez de prendre le temps de nous lire dans nos différents articles. Nous regarderons ici tout d’abord la question de l’existence des anges, puis celle de leur sexe.
Les anges, donc, qui nous écoutent et sont prêts de nous, sont des êtres purement spirituels. Les diverses religions et cultures attestent de leur existence. Mais peut-on prouver cette existence par la raison humaine ? Certains diront que non, et que cela relèvent seulement de la foi. D’autres, comme saint Thomas d’Aquin et nous-mêmes, soutiendront que cela est possible. La preuve repose essentiellement sur l’argument de la complétude de l’univers des créatures.
Et voilà ! Encore un article sur la crise actuelle. À quoi bon finalement ajouter encore à la cacophonie ambiante et parler encore de ce sujet ? La psychose qui se généralise dans notre société devrait nous conduire à ne plus y penser et à nous intéresser à d’autres sujets pour sortir de cette crise en nous renouvelant par l’attention au mystère de la vie sous toutes ses formes. Pourtant, la question poignante de chercher le sens de tout cela nous habite et nous pousse à écrire encore là-dessus, en espérant que ce soit la dernière fois. Ce n’est pas finalement la peur, la colère ou le dépit qui nous presse en ce sens, mais l’enthousiasme pour l’œuvre que Dieu a réalisé, qu’il réalise aujourd’hui et qu’il compte réaliser demain.
Et pourquoi parler à nouveau de ce que nous disons par ailleurs de mille manières ? C’est que nous cherchons ici à aller à l’essentiel, à la fine pointe de ce qui est important pour aujourd’hui.
Alors quel est le sens de cette crise ? Vers quel avenir devons-nous porter nos pas ?
Je voudrais partager cette idée que nous sommes un peu comme les rois mages qui suivent une étoile qui doit les mener à la Crèche. Notre civilisation qui a vieilli et qui est fatiguée ne peut selon nous se renouveler qu’en entrant à nouveau dans le mystère de Noël. Bien sûr, toute grâce vient du mystère pascal. Mais le mystère de la Nativité, de cet enfant qui est Dieu et qui se rend visible entre Marie et Joseph dans une humble étable, est celui qui peut nous redonner le goût de la vie. C’est un mystère qui fait la joie des enfants, et qui unit les familles. C’est un mystère où le ciel s’ouvre et où les anges se mettent à chanter la gloire de Dieu. C’est le mystère de l’Incarnation : celui d’un Dieu qui se fait chair, celui d’un amour qui se manifeste par des gestes, des regards, des sourires, des repas, des étreintes, des présents, celui des anges qui agissent concrètement pour nous aider et nous accompagner.
C’est ce mystère de Noël qui fut, selon des traditions assez anciennes, l’objet du choix des anges qui l’ont vu par anticipation : Allaient-il servir l’Enfant-Dieu ? Allaient-il servir le mystère de Noël ? C’est ce mystère qui est sous-jacent aux combats d’aujourd’hui.
Et nous : Allons-nous servir le mystère de Noël ? Allons-nous servir le mystère de l’Incarnation ?
Ô saint Archange Raphaël, grand prince de la cour céleste, l’un des sept esprits qui se tiennent devant le Trône du Très-Haut, moi …………, en présence de la Très Sainte Trinité, de Marie Immaculée, notre Reine et Reine des neuf chœurs des Anges, je me consacre à vous pour être un de vos serviteurs tout le temps de ma vie. Je ne passerai pas un jour sans vous vénérer et vous offrir mes humbles hommages. Autant qu’il dépendra de moi, je contribuerai à ce que d’autres personnes vous honorent aussi afin que nous éprouvions ensemble les effets de votre protection. Ô saint Archange, agréez mon offrande et recevez-moi au nombre de vos protégés qui connaissent par expérience la valeur de votre patronage.
Guide des voyageurs, dirigez-moi pendant le pèlerinage de cette vie.
Protecteur de ceux qui sont en danger, délivrez-moi de tous les périls qui peuvent menacer mon âme et mon corps.
Refuge des malheureux, secourez-moi dans mon indigence spirituelle et corporelle.
Consolateur des affligés, dissipez les douleurs qui tiennent mon cœur oppressé et mon esprit dans l’angoisse.
Médecin des malades, guérissez les infirmités de mon âme et conservez-moi la santé pour que je l’emploie à servir d’une manière plus fervente notre commun Seigneur.
Protecteur des familles, jetez sur la mienne un regard de bonté ; que mes parents et mes biens éprouvent l’effet de votre patronage.
Protecteur des âmes tentées, délivrez-moi de toutes les suggestions de l’infernal Ennemi et ne permettez pas que je tombe jamais dans ses filets.
Bienfaiteur des âmes charitables, je sais combien il vous plaît que vos protégés s’exercent à la charité envers le prochain. Pour jouir de vos bienfaits, je prends en votre présence la résolution de ne jamais négliger l’occasion de venir en aide à mon prochain, selon l’étendue de mes ressources.
Acceptez mon humble offrande, ô saint Archange, et faites-moi la grâce de goûter pendant toute ma vie et au moment de ma mort, les effets de votre protection et de votre assistance.
Joachim de Flore a écrit son livre Concordance pour détailler comment, en mettant en parallèle l’Ancien et le Nouveau Testament, adviendrait l’âge de l’Esprit-Saint, après celui du Père et du Fils. Il livre là une vision trinitaire de l’histoire souvent reprise par la suite, généralement avec des conceptions anti-hiérarchiques. La pensée de ce moine est perçue par la théologie catholique comme trop systémique, comme poussant un peu trop loin certaines idées, mais avec des intuitions qui peuvent être quand même intéressantes.
De fait, c’est une question intéressante. Quel progrès historique, au niveau théologique et ecclésial, est-on en droit d’attendre ? La comparaison habituelle se réfère à l’image du développement d’un corps. Dans les premiers siècles de l’Église ont été posées les structures porteuses, de la même manière que dans l’embryon se met en place les différents organes. Puis le corps se déploie, grandit et se fortifie sans que disparaisse ou qu’apparaisse un élément essentiel. Il n’y a donc pas lieu de remettre en cause les dogmes, les sacrements, les textes sacrés, la hiérarchie ecclésiastique, le célibat consacré, etc. Ce sont là les éléments vitaux du corps qu’est l’Église. Ce corps se déploie, grandit. Des personnes s’y adjoignent chaque jour, des avancées théologiques se font, des pratiques évoluent. Mais l’essentiel se maintient.
Cependant, il est dit dans la Cantique des cantiques (8, 8) : « Notre sœur est petite : elle n’a pas encore les seins formés. Que ferons-nous à notre sœur, le jour où il sera question d’elle ? » Dans le chemin de l’Église vers ses noces éternelles, après déjà un long développement, il est dit ici que des formes et des rondeurs jusque là inconnues peuvent apparaître. Cela ne remet pas en cause le reste du corps, mais cela donne de nouvelles perspectives fascinantes qui peuvent donner un autre goût à la vie ecclésiale et aux mystères théologiques. C’est ce que dit par ailleurs l’apôtre Jean, affirmant connaître des choses qu’il n’est pas encore temps pour nous de découvrir : « Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j’allais écrire ; et j’entendis du ciel une voix qui disait : Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, et ne l’écris pas… mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnera de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplira, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes. » (Ap 10, 4-7). Il est dit de fait que l’Esprit-Saint doit nous mener dans la vérité toute entière (Jn 16, 13).
On connaît la chanson de Gilbert Bécaud : « Et maintenant que vais-je faire de tout ce temps que sera ma vie ? … Et maintenant que vais-je faire ? Vers quel néant glissera ma vie… Et maintenant que vais-je faire ? Je vais en rire pour ne plus pleurer. » C’est le cri d’un homme à qui l’amour a été retiré.
Et maintenant qu’allons-nous faire ? Maintenant que nous avons été bien habitués à nous protéger des relations sociales, maintenant que nous avons pris le pli d’une culture de l’indifférence au nom de la sacro-sainte santé. Maintenant que nous nous sommes aussi bien habitués à la délation sous prétexte de santé publique, ce qui ne peut que finir d’achever l’amitié politique, et donc l’unité de notre pays. Tant d’amour n’a pas été donné, tant de choses de la vie n’ont pas été célébrées, pour obéir à cette injonction d’arrêter un virus contre lequel on ne peut rien. Comme le disent nos grands-pères : il y a eu des maladies qui ont fait dix fois plus de morts, et l’on n’en a pas fait tout un foin ; aujourd’hui, pour dix fois moins de morts, on arrête de vivre, on euthanasie nos sociétés.
Dans le film le docteur Knock, on voit un médecin qui arrive à mettre une bonne partie de la population de son canton au lit en les faisant entrer dans des logiques médicales. Et à la fin, on voit l’ancien médecin en visite commencer à protester contre ces pratiques. Puis, il finit lui-même par être mis au lit par le docteur très habile pour conduire les gens à se prendre pour des malades. C’est un film à voir. Nous sommes tous comme l’ancien médecin : nous aurons beau protester contre ces mesures sanitaires, nous finirons tous par nous faire avoir et nous laisser influencer.
Les Hébreux, en quittant la terre d’Égypte, se sont retrouvés face à la mer Rouge, bloqués par les armées de pharaon. Leur sortie a semblé l’espace d’un instant être un échec. Mais Dieu est intervenu et a ouvert la mer Rouge en deux : les Hébreux ont pu passer à pied sec, et les armées de pharaon, lancées à leur poursuite, ont été englouties. C’est là l’histoire de la Pâques, remémorée d’année en année. C’est l’histoire de la fin d’un temps de servitude, où ce qui semblait être établi s’effondre, et où une nouvelle histoire se met en place.
Nous allons bientôt vivre une Pâques. Il est des puissances supérieures qui maintiennent encore pour un temps l’unité de notre pays et l’unité du monde, mais cette unité sera un jour retirée. Les choses établies s’effondreront, et une nouvelle recomposition se fera. Alors, c’est pour nous l’heure de semer, l’heure de se préparer à la Pâques, comme les Hébreux en mangeant l’agneau pascal. C’est pour nous l’heure d’entrer dans des arches saintes, comme Noé avant le déluge : celle de communautés chrétiennes authentiques vivant de la charité.
Il faut bien s’en rendre compte : nous ne changerons pas le monde. Nous n’arriverons pas. Ce monde va vers sa perte, car il a voulu se construire par ses propres forces sans Dieu. Alors, ne tombons pas dans l’erreur de croire que nous ferons un monde pour Dieu par nos propres forces. C’est Dieu qui un jour changera le monde. C’est lui qui fera un monde nouveau et une terre nouvelle, en venant avec ses anges. C’est lui qui pourra donner un jour un renouveau et une nouvelle unité. La part qu’il nous demande est assez simple : c’est de vivre des vertus théologales, c’est-à-dire de foi, d’espérance et de charité. Car c’est seulement cela dont il a besoin pour changer le monde : le reste, il saura bien s’en occuper. À chacun d’être fidèle là où il est, et dans ce qu’il est capable de faire, pour que la charité imprègne nos sociétés et nos communautés. À chacun de semer et de laisser Dieu donner la croissance. À chacun de trouver des communautés vivantes où l’on s’encourage dans la charité. La charité est amour de Dieu et amour du prochain. La charité, c’est l’amour. C’est l’amour que Dieu lui-même met dans nos cœurs. Et nous avons besoin des autres pour en vivre.
Par la porte de la Vertu renégate, Navigue la sainte et angélique frégate, En suivant rudement l’ange du mystère, Pour le renouvellement de la terre.
Depuis qu’en haut le Séraphin n’est plus, C’est là dans le ciel que combat Michel, Contre Asmodée le Chérubin perdu, Pour déblayer le chemin de l’échelle.
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