Un signe

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Quand viendra le temps du péril sans issue, un signe sera donné comme un éclair dans la nuit. Les uns se convertiront, les autres non. Mais il y aura une certaine unité et un apaisement. Ce sera le temps de semer. L’Évangile illuminera le monde dans une nouvelle clarté.

Mais le danger sera grand de gouverner le monde à mesure humaine. Il faudra choisir la radicalité. Il faudra choisir le Dieu Trinité.

Dans cette unité et cet apaisement, il viendra un concile. Ce sera le dernier moment pour choisir la sainteté et rejeter la mondanité. Celui-ci achevé, le glaive tombera et divisera le bon grain et l’ivraie.

Quand viendra le temps où tout semblera perdu pour les âmes abandonnées, Dieu agira avec force et puissance. Ce sera une effusion d’amour visible et sensible qui scellera une unité du monde, chrétienne et indestructible.

Mais le danger sera grand de confondre la joie paisible de l’amour avec la puissance grandiose des esprits pervertis. Il faudra choisir la petite voie de l’humilité.

Quand viendra le temps où les anges de lumière qui suivent Lucifer viendront combattre tels saint Michel contre le démon, il faudra rejeter toutes forces armées et se contenter d’invoquer le Dieu Trinité.

Alors paraîtra l’abomination de la désolation. Il y aura beaucoup d’âmes à consoler. Un chemin de vie percera dans les larmes et les cris. Et ce sera enfin le vrai temps de la Divine Miséricorde.

Tanac

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Une ville

Tanac. Ville étrange. Installée dans une plaine de grande beauté et fertilité, non loin de montagnes élancées. La cité est riche en merveilles et en lieux fabuleux. Dans ses recoins et ses allées, les passants s’y promènent le regard enchanté. La vie s’y déploie agitée et prometteuse. On pourrait croire que cette ville est éternelle. Pourtant, elle n’est que le dernier et petit reste d’un monde en déroute. Lire la suite « Tanac »

Aurore d’un monde de paix

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Demain…

L’immense tempête s’est apaisée, laissant la place au calme paisible où toute chose semble enfin être à sa place. C’est la tranquillité de l’ordre. C’est un rayon de soleil, un chant d’oiseaux, un doux murmure d’une nature pleine de vie et de mystère.

Ô doux Seigneur, que mon cœur vous chante ses louanges pour nous avoir donné un tel matin.

Pour que le chant d’amour au Créateur perdure, pour que la mémoire du passé irrigue l’avenir, je voudrais vous conter cette aventure, notre aventure, celle qui est arrivée, qui arrive et qui arrivera.

Dans un lointain passé, le monde a été divisé. Il y eut de grandes ruptures. L’ange a déchu. L’homme a quitté son Dieu. L’homme et la femme se sont séparés. L’Orient et l’Occident se sont divisés. Le spirituel s’est coupé du charnel. La haine a séparé les hommes. Le Cosmos a perdu son harmonie. Ce fut la dispersion, le chaos.

De grandes puissances malfaisantes agissaient contre la vie, contre le bien, contre l’amour. Les anges rebelles faisaient des ravages ; et des hommes les servaient.

Alors Dieu s’est forgé un peuple, le peuple d’Israël.

Alors Dieu est venu lui-même dans ce peuple en prenant chair. Il est venu en Jésus-Christ. Jésus-Christ est ce Dieu venu sauver et racheter l’humanité par sa Croix. Il a fondé l’Église. Il est venu habiter dans nos cœurs.

Et l’Église est venue se placer au cœur de toutes les divisions pour les porter en sa chair. C’est l’histoire de la Croix qui recommençait pour l’Église. Les divisions la blessaient, la heurtaient, lui faisaient mal. Elles entraient en elle… Elles la submergeaient…

Jusqu’à ce que dans son martyr, dans sa mort, dans le transpercement de son cœur, l’Esprit-Saint soit donné dans une nouvelle Pentecôte.

Ce fut la grande Réconciliation.

L’humanité avait retrouvé son Dieu, le Dieu Trinité.

L’homme et la femme s’étaient réconciliés.

L’Orient et l’Occident cheminaient désormais dans l’unité.

Le spirituel était à nouveau incarné, et la chair spiritualisée.

La communauté humaine vivait d’amitié et de charité.

L’harmonie du Cosmos se déployait à nouveau.

La vérité sur les anges devenait évidente, et l’on vivait en leur présence.

L’unité du monde se faisait, devenait réelle, car les puissances de mort avaient été détruites par la racine. Elles perdaient leur pouvoir.

C’est que le mystère de la Sainte Famille s’était manifesté avec force et puissance.

Demain…

Le sexe est-il un accident ?

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Le titre est peut-être un peu accrocheur, mais il s’agit en fait d’une question philosophique dont la réponse revêt une certaine importance. Il se pose la question de savoir si la masculinité et la féminité sont des accidents ou sont d’ordre substantiel. Un accident est ce qui existe dans un autre ; l’accident peut changer dans un être tout en ayant affaire toujours au même être. C’est par exemple la couleur de notre peau. Une substance est ce qui existe en soi, par soi et non pas dans un autre. Pour un être constitué avec une essence, c’est ce qui demeure dans tout changement. La pierre, le chien et l’homme sont des substances aux multiples accidents. Il y a neuf types d’accidents : la quantité, la qualité, la relation, le temps, le lieu, la possession, la situation, l’action et la passion.

La nature humaine n’est ni masculine, ni féminine, même si elle permet l’un ou l’autre. On pourrait se dire alors que la masculinité et la féminité sont d’ordre accidentel et non pas une caractéristique substantielle. On pourrait finalement changer de sexe. C’est ce que soutiennent certaines personnes. Soit radicalement ; soit en disant cependant que c’est un accident trop fondamental pour qu’on puisse en fait vraiment en changer.

Pour répondre à la question que nous posons, il faut voir que la masculinité et la féminité relève de l’âme humaine. On n’est pas seulement homme ou femme par notre matière, mais jusqu’au bout de notre être et jusqu’à la fine pointe de notre spiritualité. Lire la suite « Le sexe est-il un accident ? »

Le sel de la terre

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« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les gens.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville, située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » Mt 5, 13-16.

C’est un évangile très connu. Mais qui a peut-être souffert ces derniers temps d’une lecture un peu trop individualiste. Il s’agissait pour les chrétiens de s’immiscer au milieu du monde comme le levain dans la pâte pour le transformer progressivement. J’ai bien peur qu’avec une telle approche l’on passe à côté de l’essentiel. Car le sel de la terre et la lumière du monde sont avant tout nos communautés chrétiennes. Nous sommes une religion de l’amour, de la relation, de la vie et du don. Et ce sont donc des lieux de vie, d’amour et de relation qui témoignent de l’Évangile. « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 35).

Ce que le monde a besoin pour croire, c’est de découvrir des communautés où l’on vit simplement et joyeusement de l’Évangile. Lire la suite « Le sel de la terre »

Pour une unité de communion

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Tapisserie d’Angers d’Apocalypse 10 : L’ange avec l’arc-en-ciel et Jean qui mange le livre.

Depuis les quelques années où nous écrivons ici, il est temps de dresser un bilan du chemin parcouru, d’esquisser les grandes lignes du paysage qui se dessine. Nous demandons à notre ange gardien de nous aider dans cette tâche, pour que tout lecteur passant par ici puisse percevoir quelque chose de cette Lumière dont nous voulons témoigner. Nous nous confions aussi au bienheureux Henri Suso, notre saint patron, serviteur de la Sagesse éternelle, qui ne voulait pas publier son œuvre par humilité, mais à qui Jésus demanda de le faire.

Se trouve tout d’abord en ces lieux la contemplation du mystère de la vie et de l’amour qui est ultimement le Dieu trois fois saints. Nous nous sommes de plus intéressés aux êtres qui ont été créés pour la vie et l’amour : les anges, les hommes et les femmes, ainsi que le Cosmos. Puis, nous avons considéré comment, au cœur de notre monde, l’amour pouvait se déployer : par le Verbe Incarné et son action sacramentelle, et par certaines considérations sur les anges. Ensuite, nous avons parlé d’un chemin à parcourir vers l’amour. Pour enfin parler de la civilisation de l’amour qui nous attend sur notre route vers l’achèvement de toute chose au paradis. Nous avons parler d’autres choses encore qui trouvent leur place autour de cette ossature générale que nous proposons ici. Lire la suite « Pour une unité de communion »

Avenir et très-humanisme

Jeanne d'Arc
Sainte Jeanne d’Arc en présence de saint Michel et de sainte Catherine ou sainte Marguerite

Aujourd’hui, deuxième dimanche de mai, c’est, en France, la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme. C’est une fête instituée en 1920 par l’État. Elle ne doit pas être confondue avec la fête religieuse dédiée à cette sainte dans l’Église catholique qui est le 30 mai. Nous fêtons de plus cette année les cent ans de la canonisation de la pucelle d’Orléans. Elle a su sauver la France de son désarroi et redonner la foi et la confiance aux Français.

Aujourd’hui, c’est aussi le dernier jour avant d’entamer le déconfinement. Les activités vont reprendre, progressivement. Nous allons retrouver des moments de rencontre, d’amitié. La vie va repartir. Mais quelle vie doit-on chercher ? Et que sera demain ?

Nous allons ressortir blessés de ce confinement. Il faut en prendre conscience. Lire la suite « Avenir et très-humanisme »

La septième trompette

Aux cœurs meurtris, exténués,
Par des soucis où l’on perd pied,
Dieu vint un jour sur les nuées,
Dans un détour inespéré.

La voilà l’heure du septième ange,
Qui sonne en chœur dans un refrain,
Tout en douceur un chant étrange :
« Car le Seigneur t’a fait du bien. »

« Car le Seigneur t’a fait du bien. »
Alors c’est sûr levons les mains,
Et entonnons sur la trompette,
Cette chanson, colombe et chouette.

Qui sont les anges, jolie mésange ?
Le sais-tu bien, petit chrétien ?
Qui sont les anges, gros lion qui mange ?
Le sais-tu bien, griffon malin ?

Chemin spirituel

Jérusalem - cité de Salomon
L’ancienne Cité de Jérusalem

Sur cette Terre, nous sommes en chemin vers Dieu. C’est un cri de l’âme qu’il faut avoir et cultiver : Je veux voir Dieu, je veux vivre avec Dieu. C’est là que se trouve le vrai bonheur : dans ce chemin. Il faut l’emprunter pour arriver à la joie parfaite. Ce chemin a été décrit par les écoles de spiritualité. Nous allons tâcher ici d’en présenter une synthèse, un résumé, assez succinctement.

Pour bien comprendre ce chemin, il faut avoir en vue une juste anthropologie. Lire la suite « Chemin spirituel »

Adonaï

Trinité 2

Adonaï, en hébreu, cela veut dire : le Seigneur. C’est une manière traditionnelle de désigner l’Éternel, qui est notamment utilisée pour prononcer le tétragramme YHWH, qui pour un juif est imprononçable.

« Sh’ma Israël, Adonaï Elohenou, Adonaï Ehad ». « Écoute Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est UN » (Dt 6, 4-9). Cette phrase est récitée deux fois par jour par les juifs pratiquants. Adonaï, le Seigneur, c’est celui qui veille sur nous. C’est celui qui nous aime. C’est celui qui veut faire Alliance avec nous.

Adonaï, nous le rencontrons en regardant le vaste monde, dans cette immensité, et au-delà de cette immensité. Il est présent à toute chose, du plus petit des êtres au plus grand des êtres. Et il est au-delà de toute chose. Nous le rencontrons en entrant en nous-mêmes, dans notre propre cœur. Il est à l’intime de nous-mêmes, plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes. Il est à la source de ce que nous sommes. Il est à notre achèvement. Il est dans les autres et au-delà des autres. Il vient vivre dans notre cœur. Il vient vivre dans le cœur des autres.

Heureux celui qui sait Le reconnaître en toute chose, qui sait se rendre présent à Lui partout, qui sait vivre avec Lui. Lire la suite « Adonaï »