Un signe va être donné

Alors que le monde vit au rythme des confinements et des déconfinements… Un signe va être donné. Nous le voyons arriver là-haut sur les montagnes, tel un chemin qui mène depuis la France jusqu’à en Terre Sainte, tel le signe de Jonas. Celui-ci fut transporté par la baleine jusqu’à Ninive : un témoin fut donné par Dieu et un chemin de vie s’est ouvert. Ce signe sera ignoré par beaucoup, insignifiant pour d’autres. Mais pour ceux qui l’accueilleront, il sera riche de nombreux sens.

Le signe de Jonas montrera qu’il y a un voyage à faire pour aller vers la Civilisation de l’Amour. Nous avons un exode à vivre pour entrer dans ce monde qui nous est promis. Ensuite il montrera que ce voyage ne se fera pas par des moyens humains, qu’il sera un don de Dieu, réalisé par les moyens de Dieu. Enfin, il montrera que Dieu ne nous abandonne pas, qu’il répond à nos prières, qu’il veut réaliser une œuvre dans le monde.

Le signe de Jonas désignera une multitude de témoins que Dieu a choisi pour que son œuvre s’accomplisse.

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Le Seigneur revient !

Laissez-moi imaginer une petite fiction pour introduire mon sujet.

C’est le Nouvel An. Le président va parler pour présenter ses vœux. Entre les petits fours et le champagne, certains sont là pour l’écouter. Cette année, il affiche une mine assez grave et solennelle. Et voilà qu’il annonce une grande nouvelle : depuis quelques décennies des extraterrestres sont entrés en contact avec nous. Il est temps aujourd’hui de dire à tous la vérité. De nombreux échanges avec eux ont eu lieu. Et certains, en précurseurs, ont agi en ce monde pour nous préparer à les accueillir. Les voilà qui viennent ! En fait, qui reviennent, car ils sont déjà venus. Et des photos et vidéos sont ensuite montrées pour appuyer les dire.

Dans le monde entier, de nombreux responsables politiques, sociaux ou religieux tiennent le même discours. Pour beaucoup, c’est l’euphorie… Nous entrons dans une nouvelle ère ! Voilà que beaucoup de mystères sur ce monde nous sont enfin compréhensibles. Ce sont tous les fondements de nos représentations qui sont appelés à être revisités. Les voilà oubliés nos soucis… La voilà oubliée la vanité de nos vies… Nous vivons un grand moment ! Nous entrons dans une ère de fraternité universelle qui s’étend même au-delà de notre planète… Les voilà donc ces dieux de l’ancien temps qui ont habité notre imaginaire !

Certains, cependant, sont un peu sceptiques. Ils n’y croient pas. Ou ils ne croient pas que ce soit là quelque chose de bon. Mais ils ne sont pas écoutés. Ils sont laissés de côté par la marche de l’histoire qui les oubliera bien vite.

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Sagesse, anges et famille

Un moyen simple pour savoir si une spiritualité ou une pensée est équilibrée, c’est de voir la place qu’elle laisse aux anges et à la famille. Quand il manque l’un ou l’autre, il faut toujours garder une certaine méfiance. Les anges et la famille sont des remparts contre toutes les idéologies. À ces deux réalités, on peut ajouter en spiritualité chrétienne et en théologie la place donnée au sacrement de l’eucharistie. Eucharistie, anges et famille… Ces réalités sont si concrètes et si essentielles que si l’on passe à côté d’elles, ou si elles n’influencent pas toutes nos manières de nous situer dans l’existence, c’est qu’il y a un problème quelque part.

Quant à nous, nous avons présenté au travers de ce site diverses intuitions sur ces sujets qui sont autant de pistes pour avancer dans la réflexion et cheminer dans le travail d’explicitation de la Révélation. Le champ est immense… Et l’on découvre de nombreux lieux que l’on ignorait et qui sont encore à défricher et à évangéliser… Nous pensons qu’il faudra des siècles pour digérer les intuitions que l’on pressent sur ces sujets. Des intuitions qui permettront de mieux unifier notre manière de vivre le christianisme et de le penser.

L’Église a déjà beaucoup contemplé le mystère eucharistique. Mais il se peut qu’il y ait encore quelques lacunes dans la manière dont elle a exploré le mystère des anges et celui de la famille. Les mystères s’interpellant les uns les autres, ce sont tous les mystères qui se trouvent déséquilibrés dans leur présentation. C’est pourquoi, nous pensons que, dans quelques temps, aura lieu un nouveau concile dans l’Église, le concile Vatican III, qui portera plus particulièrement sur les anges et sur la famille. Et ce afin de remédier à cela, et d’entrer davantage dans le mystère divin. Les anges et la famille : ce sont les créatures de Dieu, appelées à la vie divine et à former l’Église, qui accueilleront le projet d’amour de Dieu sur ce qu’elles sont.

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Antivirus

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Mt 11, 25-27)

Il y a le coronavirus. Mais il y a aussi le virus de l’idiotie qui frappe bon nombre de nos contemporains. Nous en avons un exemple dans cette jauge de trente personnes que le gouvernement veut imposer aux lieux de culte. Nous en avons un autre dans cet acharnement à briser les forces vitales de nos sociétés par des mesures inappropriées pour préserver la santé. Mais plus largement, c’est tout le jugement de la société ambiante qui est altérée, car elle ne va pas puiser à la source de la sagesse. Elle divague, elle erre, elle ne sait plus où aller, elle se divise, elle s’effondre. Elle est organisée en empire, mais elle n’a plus aucune réelle cohésion, ni horizon digne de ce nom. Le constat est pour nous clair et sans appel : il n’y a plus rien à tirer de la logique du monde actuel qui ne va plus faire que péricliter et s’effondrer.

L’antivirus est connu. C’est la Parole de Dieu qui vient agir jusqu’au plus intime de l’âme, et nous ouvrir aux splendeurs du projet divin. C’est l’Esprit-Saint qui peut agir avec puissance, pour nous guérir et nous relever. Ce sont les sacrements qui font vivre en nous la vie divine. C’est le Christ, dont la Seigneurie est source de vie et d’amour. Et c’est le Père de Miséricorde, qui nous attend et qui est le seul qui puisse combler nos cœurs.

Dieu a prévu un antivirus. Une sorte de bombe de l’amour qui va éclater. C’est tout un monde qui est sur le point d’éclore.

Que celui qui en doute prenne le temps d’explorer ce que nous racontons dans les pages et articles de notre site internet, et qu’il juge par lui-même.

Demain sera différent. Parce que Dieu en a décidé ainsi… Il a décidé d’agir dans sa bonté et sa fidélité.

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Une pluie de roses

Alors que le désarroi se fait de plus en plus sentir devant la situation actuelle où les mesures sanitaires prises sont encore pires que le mal contre lequel on prétend lutter, et où le monde semble aller vers le chaos… Alors que l’on ne sait plus trop quoi attendre de bon de la part de ceux qui nous gouvernent… Alors que l’on peut être tenté de chercher diverses voies pour réagir et montrer notre mécontentement… Il est bon de relire ce passage où Thérèse de Lisieux nous dévoile sa vocation :

« La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d’amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’amour renfermait toutes les vocations, que l’amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux… en un mot, qu’il est éternel !…

Alors dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’amour…

Oui j’ai trouvé ma place dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!!… »

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Corona… quoi ?

Et voilà ! Encore un article sur la crise actuelle. À quoi bon finalement ajouter encore à la cacophonie ambiante et parler encore de ce sujet ? La psychose qui se généralise dans notre société devrait nous conduire à ne plus y penser et à nous intéresser à d’autres sujets pour sortir de cette crise en nous renouvelant par l’attention au mystère de la vie sous toutes ses formes. Pourtant, la question poignante de chercher le sens de tout cela nous habite et nous pousse à écrire encore là-dessus, en espérant que ce soit la dernière fois. Ce n’est pas finalement la peur, la colère ou le dépit qui nous presse en ce sens, mais l’enthousiasme pour l’œuvre que Dieu a réalisé, qu’il réalise aujourd’hui et qu’il compte réaliser demain.

Et pourquoi parler à nouveau de ce que nous disons par ailleurs de mille manières ? C’est que nous cherchons ici à aller à l’essentiel, à la fine pointe de ce qui est important pour aujourd’hui.

Alors quel est le sens de cette crise ? Vers quel avenir devons-nous porter nos pas ?

Je voudrais partager cette idée que nous sommes un peu comme les rois mages qui suivent une étoile qui doit les mener à la Crèche. Notre civilisation qui a vieilli et qui est fatiguée ne peut selon nous se renouveler qu’en entrant à nouveau dans le mystère de Noël. Bien sûr, toute grâce vient du mystère pascal. Mais le mystère de la Nativité, de cet enfant qui est Dieu et qui se rend visible entre Marie et Joseph dans une humble étable, est celui qui peut nous redonner le goût de la vie. C’est un mystère qui fait la joie des enfants, et qui unit les familles. C’est un mystère où le ciel s’ouvre et où les anges se mettent à chanter la gloire de Dieu. C’est le mystère de l’Incarnation : celui d’un Dieu qui se fait chair, celui d’un amour qui se manifeste par des gestes, des regards, des sourires, des repas, des étreintes, des présents, celui des anges qui agissent concrètement pour nous aider et nous accompagner.

C’est ce mystère de Noël qui fut, selon des traditions assez anciennes, l’objet du choix des anges qui l’ont vu par anticipation : Allaient-il servir l’Enfant-Dieu ? Allaient-il servir le mystère de Noël ? C’est ce mystère qui est sous-jacent aux combats d’aujourd’hui.

Et nous : Allons-nous servir le mystère de Noël ? Allons-nous servir le mystère de l’Incarnation ?

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Et maintenant ?

On connaît la chanson de Gilbert Bécaud : « Et maintenant que vais-je faire de tout ce temps que sera ma vie ? … Et maintenant que vais-je faire ? Vers quel néant glissera ma vie… Et maintenant que vais-je faire ? Je vais en rire pour ne plus pleurer. » C’est le cri d’un homme à qui l’amour a été retiré.

Et maintenant qu’allons-nous faire ? Maintenant que nous avons été bien habitués à nous protéger des relations sociales, maintenant que nous avons pris le pli d’une culture de l’indifférence au nom de la sacro-sainte santé. Maintenant que nous nous sommes aussi bien habitués à la délation sous prétexte de santé publique, ce qui ne peut que finir d’achever l’amitié politique, et donc l’unité de notre pays. Tant d’amour n’a pas été donné, tant de choses de la vie n’ont pas été célébrées, pour obéir à cette injonction d’arrêter un virus contre lequel on ne peut rien. Comme le disent nos grands-pères : il y a eu des maladies qui ont fait dix fois plus de morts, et l’on n’en a pas fait tout un foin ; aujourd’hui, pour dix fois moins de morts, on arrête de vivre, on euthanasie nos sociétés.

Dans le film le docteur Knock, on voit un médecin qui arrive à mettre une bonne partie de la population de son canton au lit en les faisant entrer dans des logiques médicales. Et à la fin, on voit l’ancien médecin en visite commencer à protester contre ces pratiques. Puis, il finit lui-même par être mis au lit par le docteur très habile pour conduire les gens à se prendre pour des malades. C’est un film à voir. Nous sommes tous comme l’ancien médecin : nous aurons beau protester contre ces mesures sanitaires, nous finirons tous par nous faire avoir et nous laisser influencer.

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En Arche !

Les Hébreux, en quittant la terre d’Égypte, se sont retrouvés face à la mer Rouge, bloqués par les armées de pharaon. Leur sortie a semblé l’espace d’un instant être un échec. Mais Dieu est intervenu et a ouvert la mer Rouge en deux : les Hébreux ont pu passer à pied sec, et les armées de pharaon, lancées à leur poursuite, ont été englouties. C’est là l’histoire de la Pâques, remémorée d’année en année. C’est l’histoire de la fin d’un temps de servitude, où ce qui semblait être établi s’effondre, et où une nouvelle histoire se met en place.

Nous allons bientôt vivre une Pâques. Il est des puissances supérieures qui maintiennent encore pour un temps l’unité de notre pays et l’unité du monde, mais cette unité sera un jour retirée. Les choses établies s’effondreront, et une nouvelle recomposition se fera. Alors, c’est pour nous l’heure de semer, l’heure de se préparer à la Pâques, comme les Hébreux en mangeant l’agneau pascal. C’est pour nous l’heure d’entrer dans des arches saintes, comme Noé avant le déluge : celle de communautés chrétiennes authentiques vivant de la charité.

Il faut bien s’en rendre compte : nous ne changerons pas le monde. Nous n’arriverons pas. Ce monde va vers sa perte, car il a voulu se construire par ses propres forces sans Dieu. Alors, ne tombons pas dans l’erreur de croire que nous ferons un monde pour Dieu par nos propres forces. C’est Dieu qui un jour changera le monde. C’est lui qui fera un monde nouveau et une terre nouvelle, en venant avec ses anges. C’est lui qui pourra donner un jour un renouveau et une nouvelle unité. La part qu’il nous demande est assez simple : c’est de vivre des vertus théologales, c’est-à-dire de foi, d’espérance et de charité. Car c’est seulement cela dont il a besoin pour changer le monde : le reste, il saura bien s’en occuper. À chacun d’être fidèle là où il est, et dans ce qu’il est capable de faire, pour que la charité imprègne nos sociétés et nos communautés. À chacun de semer et de laisser Dieu donner la croissance. À chacun de trouver des communautés vivantes où l’on s’encourage dans la charité. La charité est amour de Dieu et amour du prochain. La charité, c’est l’amour. C’est l’amour que Dieu lui-même met dans nos cœurs. Et nous avons besoin des autres pour en vivre.

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Le salut viendra des anges

Mosaïques des quatre archanges dans l’église St John’s Church, Boreham, Wiltshire.

Le monde est déboussolé, et chaque jour un peu plus déconcertant. Tout semble incertain, et l’avenir peut paraître assez sombre. À moins de se cacher la tête dans le sol comme une autruche, il y a de quoi être inquiet. Inquiet de l’avenir de notre pays. Inquiet de la stabilité du monde. Inquiet de ce que sera l’avenir avec des technologies de plus en plus envahissantes, et un environnement de plus en plus malmené. Inquiet de ce nouvel ordre sanitaire qui est en train de prendre la première place.

Dieu nous aurait-il oubliés ? Aurait-il cessé d’avoir pitié ? A-t-il fait le choix de nous laisser finalement à notre propre logique et de se retirer ? Laissera-t-il le monde aller à sa perte ? Nous n’en sommes qu’aux prémices d’un grand désarroi…

Les prières montent devant Dieu jour après jour, année après année. En de nombreux lieux, l’on vient adorer Jésus-Hostie, l’on se confie à la Vierge Mère, et de plus en plus à saint Joseph. L’on se tourne vers les saints et on les implore. L’on demande une effusion d’Esprit-Saint. Ceux qui le font sont une minorité, un petit reste, mais cela est fait très certainement. Alors que manque-t-il ? Qu’attend-il notre Seigneur pour agir ?

Il attend son heure. Il attend que la coupe de propitiation soit à son comble pour renouveler le monde. Il attend… Mais quelle doit être cette dernière goutte à verser pour que tout change ? Cette dernière goutte qui manque encore…

Je partage avec d’autres cette idée que la dernière goutte qui manque est le culte des anges. Il manque un renouveau chez les amis de Dieu du culte des anges. Il est temps d’aller déranger tous ces grands anges qui sont les gardiens de nos pays, de nos communautés, de nos paroisses, de toutes nos associations et nos institutions, pour qu’ils fassent irruption en ce monde avec force et puissance. C’est avec eux et grâce à eux que le monde ira vers des jours meilleurs. Ils faut apprendre à connaître tous ces anges, à découvrir leur personnalité, à vivre avec eux, à rigoler avec eux, à avancer avec eux, à nous laisser guider et corriger par eux.

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Le sceau de Dieu

L’Agneau mystique que tous viennent adorer (Jan van Eyck)

Une personne m’a rapporté avoir vu un arbre tombé un jour, pourri par le milieu. Ce n’était pas la base qui avait pourri, mais le tronc à mi-hauteur. C’est là l’image de notre monde. Ses racines ont plongé dans le christianisme, mais en grandissant, il l’a rejeté. Il s’est bâti fier et élancé. Cependant, son tronc à mi-hauteur est pourri et il va s’effondrer.

Nous avons parlé de cette chute dans notre article Résilience et de l’attitude à adopter. Mais ce qu’il faut ajouter, c’est que le Seigneur a encore une mission pour notre monde, une dernière. Il veut s’en servir pour manifester une lumière de l’Évangile qui n’a pas encore été vue ; il a un dernier mystère à nous manifester, à nous rendre explicite.

Ce mystère touche à l’Incarnation. Et c’est bien là, à l’Incarnation, que le bas blesse : notre attitude durant la crise sanitaire a bien montré que nous n’avons pas su défendre l’Incarnation. Plus de sacrements, plus de présence réelle, plus de visites, que du virtuel et des écrans, et chacun chez soi.

Saint Jean nous avait prévenus : « Car de nombreux séducteurs se sont répandus dans le monde : ils ne professent pas la foi à la venue de Jésus Christ dans la chair. Le voilà, le séducteur et l’antéchrist ! » (2 Jean 1, 7). Et c’est bien à cela qu’il nous faut venir : défendre l’incarnation, et bâtir la civilisation de l’amour.

Ce que nous appelons civilisation de l’amour est une société bâtie autour du Verbe fait chair et qui vit de charité concrète : elle ne peut négliger la dévotion eucharistique, le juste rapport au corps, en particulier dans sa dimension sexuée et dans une fécondité bâtie sur la relation homme-femme, et la convivialité dans ce qu’elle a d’incarnée par l’utilisation des beautés de la culture et la mise en œuvre d’une authentique créativité. Cette civilisation ne peut négliger la nature où la matière est le reflet des splendeurs de la spiritualité. Et elle ne peut négliger le monde des anges, sans lequel notre spiritualité vire vers le rationalisme et l’idéalisme, et sans lequel l’unité de notre être fait d’esprit et de matière se trouve déséquilibrée. Il n’y a rien de plus concret qu’un ange, si ce n’est Dieu lui-même. La civilisation de l’amour est donc une civilisation de l’Incarnation.

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