Liberté de conscience

Selon l’Évangile, le plus grand des commandements, celui qui résume tous les autres, c’est celui de la charité : aimer Dieu et aimer son prochain, de l’amour même de Dieu (Mt 22, 37-40). Mais comme on aime à le dire : l’amour se fait dans la vérité. Il faut aimer en vérité. L’erreur produit le désordre et le malheur… La vérité permet à la vie de s’épanouir. Elle permet à des amis et à des amants de cheminer ensemble dans une union de cœur. La vérité se reconnaît progressivement dans la conscience qui juge de chaque chose, et permet de choisir le vrai bien. C’est un chemin que l’on emprunte durant toute sa vie : il est fait d’erreurs et de réussites, de déceptions et de grandes joies.

Au sujet de la vérité, Jean-Paul II nous a rappelé dans Veritatis splendor qu’il y a deux impératifs moraux fondamentaux : celui de chercher la vérité, et celui de la choisir une fois trouvée. Ces deux impératifs vont ensembles. Ils fondent la liberté de conscience. Nul ne doit être embêté dans ses choix de conscience, s’il garde vif son désir de quête de la vérité. Mais on ne peut invoquer la liberté de conscience si l’on ne cherche plus la vérité, si l’on se façonne une vérité selon ses envies. C’est là qu’il faut remarquer que notre conscience n’est pas un absolu auto-référencé : elle doit être en relation avec Dieu, avec la Vérité, avec le Bien. Et dans cette relation, elle doit chercher à s’ajuster pour correspondre de plus en plus à ce Vrai Bien qui la dépasse. Et le Vrai Bien est Beau et Bon : il nous fait entrer dans un dynamisme de vie réjouissant.

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Le Seigneur revient !

Laissez-moi imaginer une petite fiction pour introduire mon sujet.

C’est le Nouvel An. Le président va parler pour présenter ses vœux. Entre les petits fours et le champagne, certains sont là pour l’écouter. Cette année, il affiche une mine assez grave et solennelle. Et voilà qu’il annonce une grande nouvelle : depuis quelques décennies des extraterrestres sont entrés en contact avec nous. Il est temps aujourd’hui de dire à tous la vérité. De nombreux échanges avec eux ont eu lieu. Et certains, en précurseurs, ont agi en ce monde pour nous préparer à les accueillir. Les voilà qui viennent ! En fait, qui reviennent, car ils sont déjà venus. Et des photos et vidéos sont ensuite montrées pour appuyer les dire.

Dans le monde entier, de nombreux responsables politiques, sociaux ou religieux tiennent le même discours. Pour beaucoup, c’est l’euphorie… Nous entrons dans une nouvelle ère ! Voilà que beaucoup de mystères sur ce monde nous sont enfin compréhensibles. Ce sont tous les fondements de nos représentations qui sont appelés à être revisités. Les voilà oubliés nos soucis… La voilà oubliée la vanité de nos vies… Nous vivons un grand moment ! Nous entrons dans une ère de fraternité universelle qui s’étend même au-delà de notre planète… Les voilà donc ces dieux de l’ancien temps qui ont habité notre imaginaire !

Certains, cependant, sont un peu sceptiques. Ils n’y croient pas. Ou ils ne croient pas que ce soit là quelque chose de bon. Mais ils ne sont pas écoutés. Ils sont laissés de côté par la marche de l’histoire qui les oubliera bien vite.

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Sagesse, anges et famille

Un moyen simple pour savoir si une spiritualité ou une pensée est équilibrée, c’est de voir la place qu’elle laisse aux anges et à la famille. Quand il manque l’un ou l’autre, il faut toujours garder une certaine méfiance. Les anges et la famille sont des remparts contre toutes les idéologies. À ces deux réalités, on peut ajouter en spiritualité chrétienne et en théologie la place donnée au sacrement de l’eucharistie. Eucharistie, anges et famille… Ces réalités sont si concrètes et si essentielles que si l’on passe à côté d’elles, ou si elles n’influencent pas toutes nos manières de nous situer dans l’existence, c’est qu’il y a un problème quelque part.

Quant à nous, nous avons présenté au travers de ce site diverses intuitions sur ces sujets qui sont autant de pistes pour avancer dans la réflexion et cheminer dans le travail d’explicitation de la Révélation. Le champ est immense… Et l’on découvre de nombreux lieux que l’on ignorait et qui sont encore à défricher et à évangéliser… Nous pensons qu’il faudra des siècles pour digérer les intuitions que l’on pressent sur ces sujets. Des intuitions qui permettront de mieux unifier notre manière de vivre le christianisme et de le penser.

L’Église a déjà beaucoup contemplé le mystère eucharistique. Mais il se peut qu’il y ait encore quelques lacunes dans la manière dont elle a exploré le mystère des anges et celui de la famille. Les mystères s’interpellant les uns les autres, ce sont tous les mystères qui se trouvent déséquilibrés dans leur présentation. C’est pourquoi, nous pensons que, dans quelques temps, aura lieu un nouveau concile dans l’Église, le concile Vatican III, qui portera plus particulièrement sur les anges et sur la famille. Et ce afin de remédier à cela, et d’entrer davantage dans le mystère divin. Les anges et la famille : ce sont les créatures de Dieu, appelées à la vie divine et à former l’Église, qui accueilleront le projet d’amour de Dieu sur ce qu’elles sont.

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Esprit de finesse

Il est un défaut de l’humanité qui consiste en la chose suivante : quand l’on a pris soin de définir clairement une vérité, l’on ne voit soudain plus de multiples autres choses qui n’entrent pas dans nos définitions. Et cela, soit parce que celles-ci sont fausses, soit parce qu’il nous manque d’autres distinctions et définitions qui nous auraient permis de laisser la place à toute la diversité de la réalité.

L’esprit de finesse consiste au contraire à se laisser interpeller par les différentes réalités que l’on rencontre, sans les rejeter a priori parce qu’elles ne rentrent pas dans nos définitions, pour trouver les juste distinctions et définitions qui rendent justice à chaque chose.

Les exemples sont nombreux dans l’histoire. Un cas éloquent est la définition de l’intelligence qui a fait disparaître la perception de la connaissance : cf. notre article Connaissance et intelligence.

La théologie et la vie de l’Église ne sont pas exemptes de ce défaut. Il arrive malheureusement que l’on ne laisse pas toutes les potentialités de la Révélation se déployer. Nous citerons ici trois cas : celui des laïcs consacrés, celui des ministères prophétiques et royaux, et celui de la place de saint Joseph.

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Antivirus

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Mt 11, 25-27)

Il y a le coronavirus. Mais il y a aussi le virus de l’idiotie qui frappe bon nombre de nos contemporains. Nous en avons un exemple dans cette jauge de trente personnes que le gouvernement veut imposer aux lieux de culte. Nous en avons un autre dans cet acharnement à briser les forces vitales de nos sociétés par des mesures inappropriées pour préserver la santé. Mais plus largement, c’est tout le jugement de la société ambiante qui est altérée, car elle ne va pas puiser à la source de la sagesse. Elle divague, elle erre, elle ne sait plus où aller, elle se divise, elle s’effondre. Elle est organisée en empire, mais elle n’a plus aucune réelle cohésion, ni horizon digne de ce nom. Le constat est pour nous clair et sans appel : il n’y a plus rien à tirer de la logique du monde actuel qui ne va plus faire que péricliter et s’effondrer.

L’antivirus est connu. C’est la Parole de Dieu qui vient agir jusqu’au plus intime de l’âme, et nous ouvrir aux splendeurs du projet divin. C’est l’Esprit-Saint qui peut agir avec puissance, pour nous guérir et nous relever. Ce sont les sacrements qui font vivre en nous la vie divine. C’est le Christ, dont la Seigneurie est source de vie et d’amour. Et c’est le Père de Miséricorde, qui nous attend et qui est le seul qui puisse combler nos cœurs.

Dieu a prévu un antivirus. Une sorte de bombe de l’amour qui va éclater. C’est tout un monde qui est sur le point d’éclore.

Que celui qui en doute prenne le temps d’explorer ce que nous racontons dans les pages et articles de notre site internet, et qu’il juge par lui-même.

Demain sera différent. Parce que Dieu en a décidé ainsi… Il a décidé d’agir dans sa bonté et sa fidélité.

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Une pluie de roses

Alors que le désarroi se fait de plus en plus sentir devant la situation actuelle où les mesures sanitaires prises sont encore pires que le mal contre lequel on prétend lutter, et où le monde semble aller vers le chaos… Alors que l’on ne sait plus trop quoi attendre de bon de la part de ceux qui nous gouvernent… Alors que l’on peut être tenté de chercher diverses voies pour réagir et montrer notre mécontentement… Il est bon de relire ce passage où Thérèse de Lisieux nous dévoile sa vocation :

« La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d’amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’amour renfermait toutes les vocations, que l’amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux… en un mot, qu’il est éternel !…

Alors dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’amour…

Oui j’ai trouvé ma place dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!!… »

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L’Enfant-Dieu

Francisco de Zurbarán,
Une Vierge à l’Enfant

Au cœur de nos vies vient naître l’Enfant-Dieu… C’est le mystère que nous allons fêter bientôt à Noël. Dieu est né à Bethléem, mais il veut surtout naître aujourd’hui dans nos cœurs. Un mystique allemand du 17ème siècle, Angelius Silesisus, disait : « Christ pourrait être né mille fois à Bethléem, s’il ne naît pas en ton cœur aujourd’hui, c’est en vain qu’il est né. »

Car c’est un grand mystère : le Dieu très grand, le Très Haut Seigneur, s’est fait petit enfant en Jésus-Christ. Et ce grand Jésus-Christ, qui vient récapituler toute chose en lui, se fait petit enfant dans nos bras, dans nos cœurs, dans nos corps, dans nos âmes. Il vient naître en nous, dans sa chair, dans notre chair.

Quand on regarde le christianisme, toute sa mystique, toute son ascèse, toute sa théologie, tous ses chemins et ses détours, qui nous conduisent vers la perfection divine, il faut faire attention dans nos mouvements de conversion à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le bébé, en l’occurrence, c’est Jésus fait chair. Sans lui, le christianisme, qui est une bonne nouvelle, risque de se transformer très vite en mauvaise nouvelle.

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La divine comédie

Icône de Novgorod, fin XVe siècle

Tout groupe humain, quel qu’il soit, est une assemblée de personnes humaines et de personnes angéliques autour de Dieu. Il ne faut pas oublier que partout où il y a des hommes, il y a aussi des anges, et que Dieu lui-même est présent. Et au travers d’un immense jeu de symboles, de représentations, de réalités concrètes qui font signes vers ce monde céleste, nous arrivons à en percevoir quelque chose. Celui à qui il manque ce regard vers le monde d’en-haut passe à côté de l’essentiel, et ne peut finalement avoir qu’un jugement très biaisé sur tout ce qui nous arrive.

Le plan de Dieu sur tout groupe humain constitué, c’est qu’il manifeste quelque chose de la perfection divine au travers de perfections angéliques et humaines particulières. C’est une divine comédie à travers tout le réel pour chanter et magnifier les splendeurs de la divinité. Les anges des chœurs supérieurs se trouvent avoir des représentants et des ambassadeurs dans le monde humain pour que nous en saisissions quelque chose. C’est ce que l’on appelle une élection. Il ne faut pas confondre cela avec une vocation, même si toute vocation est une élection. Il ne faut pas voir l’élection d’une manière figée, car, selon nous, nous passons tous à tour de rôle aux divers niveaux de représentations, pour que notre mystère, en lien avec celui des anges des chœurs supérieurs avec lesquels nous sommes liés, apporte sa contribution à la divine symphonie. Cette fonction de représentation peut advenir pour certains dès cette terre, mais elle adviendra en tout cas pour tout le monde, à tour de rôle, tout au long de la vie éternelle qui nous attend. Notons que la Vierge Marie et saint Joseph sont au-delà de ces élections et représentations, car ils sont les gardiens du Règne de Christ. Ils veillent sur leurs enfants, et sur toute la liturgie qui se déploie autour du Christ

Le projet de Dieu sur tout groupe humain constitué est lié à celui de ses anges gardiens, qui peuvent être de chœur plus ou moins élevé. Et cela quelque soit la taille ou la nature du groupe humain : religieux, culturel, politique, associatif, intellectuel, familial, etc. Il faut voir en chacun une contribution à la divine comédie. Du moins, c’est le projet de Dieu si ce groupe n’est pas intrinsèquement pervers, s’il n’est pas une association de malfaiteurs. Dans ce dernier cas, c’est de manière tragique que se réalise le projet divin. Souvent, dans un groupe humain, les choses sont mélangées : la comédie côtoie la tragédie.

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Le témoignage du Pain de Vie

Vitrail représentant L’institution de l’Eucharistie, la Cène, dans l’église Saint-Sulpice à Breteuil-sur-Iton

Dans l’Évangile, le discours de Jésus sur le Pain de Vie, que l’on trouve par exemple au chapitre 6 de saint Jean, a été la cause d’une forte incompréhension de la part de beaucoup de disciples, et du départ d’un grand nombre.

« Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et le pain que moi, je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. » (Jn 6, 51)

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. » (Jn 6, 53-56).

On aura beau dire que, dans la crise actuelle, nous pouvons nous passer de l’Eucharistie et de la Communion, que l’on peut vivre de la charité chrétienne et d’autres formes de prières, plus spirituelles, il n’en reste pas moins que ce n’est pas l’Évangile. « Faites cela en mémoire de moi. » (Luc 22, 19). Dieu veut que son salut passe par la Communion, Dieu veut que son salut passe par l’Eucharistie, où l’on est vraiment en présence du mystère pascal. Nous avons détaillé par ailleurs en quoi tout cela était lié au mystère de l’Incarnation, qui est central, et qui est ce que le démon cherche avant tout à détruire.

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Prières enseignées par l’ange de Fatima

« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas. »

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Cœur Sacré et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »