Sagesse, anges et famille

Un moyen simple pour savoir si une spiritualité ou une pensée est équilibrée, c’est de voir la place qu’elle laisse aux anges et à la famille. Quand il manque l’un ou l’autre, il faut toujours garder une certaine méfiance. Les anges et la famille sont des remparts contre toutes les idéologies. À ces deux réalités, on peut ajouter en spiritualité chrétienne et en théologie la place donnée au sacrement de l’eucharistie. Eucharistie, anges et famille… Ces réalités sont si concrètes et si essentielles que si l’on passe à côté d’elles, ou si elles n’influencent pas toutes nos manières de nous situer dans l’existence, c’est qu’il y a un problème quelque part.

Quant à nous, nous avons présenté au travers de ce site diverses intuitions sur ces sujets qui sont autant de pistes pour avancer dans la réflexion et cheminer dans le travail d’explicitation de la Révélation. Le champ est immense… Et l’on découvre de nombreux lieux que l’on ignorait et qui sont encore à défricher et à évangéliser… Nous pensons qu’il faudra des siècles pour digérer les intuitions que l’on pressent sur ces sujets. Des intuitions qui permettront de mieux unifier notre manière de vivre le christianisme et de le penser.

L’Église a déjà beaucoup contemplé le mystère eucharistique. Mais il se peut qu’il y ait encore quelques lacunes dans la manière dont elle a exploré le mystère des anges et celui de la famille. Les mystères s’interpellant les uns les autres, ce sont tous les mystères qui se trouvent déséquilibrés dans leur présentation. C’est pourquoi, nous pensons que, dans quelques temps, aura lieu un nouveau concile dans l’Église, le concile Vatican III, qui portera plus particulièrement sur les anges et sur la famille. Et ce afin de remédier à cela, et d’entrer davantage dans le mystère divin. Les anges et la famille : ce sont les créatures de Dieu, appelées à la vie divine et à former l’Église, qui accueilleront le projet d’amour de Dieu sur ce qu’elles sont.

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Esprit de finesse

Il est un défaut de l’humanité qui consiste en la chose suivante : quand l’on a pris soin de définir clairement une vérité, l’on ne voit soudain plus de multiples autres choses qui n’entrent pas dans nos définitions. Et cela, soit parce que celles-ci sont fausses, soit parce qu’il nous manque d’autres distinctions et définitions qui nous auraient permis de laisser la place à toute la diversité de la réalité.

L’esprit de finesse consiste au contraire à se laisser interpeller par les différentes réalités que l’on rencontre, sans les rejeter a priori parce qu’elles ne rentrent pas dans nos définitions, pour trouver les juste distinctions et définitions qui rendent justice à chaque chose.

Les exemples sont nombreux dans l’histoire. Un cas éloquent est la définition de l’intelligence qui a fait disparaître la perception de la connaissance : cf. notre article Connaissance et intelligence.

La théologie et la vie de l’Église ne sont pas exemptes de ce défaut. Il arrive malheureusement que l’on ne laisse pas toutes les potentialités de la Révélation se déployer. Nous citerons ici trois cas : celui des laïcs consacrés, celui des ministères prophétiques et royaux, et celui de la place de saint Joseph.

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Antivirus

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Mt 11, 25-27)

Il y a le coronavirus. Mais il y a aussi le virus de l’idiotie qui frappe bon nombre de nos contemporains. Nous en avons un exemple dans cette jauge de trente personnes que le gouvernement veut imposer aux lieux de culte. Nous en avons un autre dans cet acharnement à briser les forces vitales de nos sociétés par des mesures inappropriées pour préserver la santé. Mais plus largement, c’est tout le jugement de la société ambiante qui est altérée, car elle ne va pas puiser à la source de la sagesse. Elle divague, elle erre, elle ne sait plus où aller, elle se divise, elle s’effondre. Elle est organisée en empire, mais elle n’a plus aucune réelle cohésion, ni horizon digne de ce nom. Le constat est pour nous clair et sans appel : il n’y a plus rien à tirer de la logique du monde actuel qui ne va plus faire que péricliter et s’effondrer.

L’antivirus est connu. C’est la Parole de Dieu qui vient agir jusqu’au plus intime de l’âme, et nous ouvrir aux splendeurs du projet divin. C’est l’Esprit-Saint qui peut agir avec puissance, pour nous guérir et nous relever. Ce sont les sacrements qui font vivre en nous la vie divine. C’est le Christ, dont la Seigneurie est source de vie et d’amour. Et c’est le Père de Miséricorde, qui nous attend et qui est le seul qui puisse combler nos cœurs.

Dieu a prévu un antivirus. Une sorte de bombe de l’amour qui va éclater. C’est tout un monde qui est sur le point d’éclore.

Que celui qui en doute prenne le temps d’explorer ce que nous racontons dans les pages et articles de notre site internet, et qu’il juge par lui-même.

Demain sera différent. Parce que Dieu en a décidé ainsi… Il a décidé d’agir dans sa bonté et sa fidélité.

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Une pluie de roses

Alors que le désarroi se fait de plus en plus sentir devant la situation actuelle où les mesures sanitaires prises sont encore pires que le mal contre lequel on prétend lutter, et où le monde semble aller vers le chaos… Alors que l’on ne sait plus trop quoi attendre de bon de la part de ceux qui nous gouvernent… Alors que l’on peut être tenté de chercher diverses voies pour réagir et montrer notre mécontentement… Il est bon de relire ce passage où Thérèse de Lisieux nous dévoile sa vocation :

« La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l’Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d’amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’éteindre, les Apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang… Je compris que l’amour renfermait toutes les vocations, que l’amour était tout, qu’il embrassait tous les temps et tous les lieux… en un mot, qu’il est éternel !…

Alors dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour… ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’amour…

Oui j’ai trouvé ma place dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!!… »

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L’Enfant-Dieu

Francisco de Zurbarán,
Une Vierge à l’Enfant

Au cœur de nos vies vient naître l’Enfant-Dieu… C’est le mystère que nous allons fêter bientôt à Noël. Dieu est né à Bethléem, mais il veut surtout naître aujourd’hui dans nos cœurs. Un mystique allemand du 17ème siècle, Angelius Silesisus, disait : « Christ pourrait être né mille fois à Bethléem, s’il ne naît pas en ton cœur aujourd’hui, c’est en vain qu’il est né. »

Car c’est un grand mystère : le Dieu très grand, le Très Haut Seigneur, s’est fait petit enfant en Jésus-Christ. Et ce grand Jésus-Christ, qui vient récapituler toute chose en lui, se fait petit enfant dans nos bras, dans nos cœurs, dans nos corps, dans nos âmes. Il vient naître en nous, dans sa chair, dans notre chair.

Quand on regarde le christianisme, toute sa mystique, toute son ascèse, toute sa théologie, tous ses chemins et ses détours, qui nous conduisent vers la perfection divine, il faut faire attention dans nos mouvements de conversion à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le bébé, en l’occurrence, c’est Jésus fait chair. Sans lui, le christianisme, qui est une bonne nouvelle, risque de se transformer très vite en mauvaise nouvelle.

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La divine comédie

Icône de Novgorod, fin XVe siècle

Tout groupe humain, quel qu’il soit, est une assemblée de personnes humaines et de personnes angéliques autour de Dieu. Il ne faut pas oublier que partout où il y a des hommes, il y a aussi des anges, et que Dieu lui-même est présent. Et au travers d’un immense jeu de symboles, de représentations, de réalités concrètes qui font signes vers ce monde céleste, nous arrivons à en percevoir quelque chose. Celui à qui il manque ce regard vers le monde d’en-haut passe à côté de l’essentiel, et ne peut finalement avoir qu’un jugement très biaisé sur tout ce qui nous arrive.

Le plan de Dieu sur tout groupe humain constitué, c’est qu’il manifeste quelque chose de la perfection divine au travers de perfections angéliques et humaines particulières. C’est une divine comédie à travers tout le réel pour chanter et magnifier les splendeurs de la divinité. Les anges des chœurs supérieurs se trouvent avoir des représentants et des ambassadeurs dans le monde humain pour que nous en saisissions quelque chose. C’est ce que l’on appelle une élection. Il ne faut pas confondre cela avec une vocation, même si toute vocation est une élection. Il ne faut pas voir l’élection d’une manière figée, car, selon nous, nous passons tous à tour de rôle aux divers niveaux de représentations, pour que notre mystère, en lien avec celui des anges des chœurs supérieurs avec lesquels nous sommes liés, apporte sa contribution à la divine symphonie. Cette fonction de représentation peut advenir pour certains dès cette terre, mais elle adviendra en tout cas pour tout le monde, à tour de rôle, tout au long de la vie éternelle qui nous attend. Notons que la Vierge Marie et saint Joseph sont au-delà de ces élections et représentations, car ils sont les gardiens du Règne de Christ. Ils veillent sur leurs enfants, et sur toute la liturgie qui se déploie autour du Christ

Le projet de Dieu sur tout groupe humain constitué est lié à celui de ses anges gardiens, qui peuvent être de chœur plus ou moins élevé. Et cela quelque soit la taille ou la nature du groupe humain : religieux, culturel, politique, associatif, intellectuel, familial, etc. Il faut voir en chacun une contribution à la divine comédie. Du moins, c’est le projet de Dieu si ce groupe n’est pas intrinsèquement pervers, s’il n’est pas une association de malfaiteurs. Dans ce dernier cas, c’est de manière tragique que se réalise le projet divin. Souvent, dans un groupe humain, les choses sont mélangées : la comédie côtoie la tragédie.

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Le témoignage du Pain de Vie

Vitrail représentant L’institution de l’Eucharistie, la Cène, dans l’église Saint-Sulpice à Breteuil-sur-Iton

Dans l’Évangile, le discours de Jésus sur le Pain de Vie, que l’on trouve par exemple au chapitre 6 de saint Jean, a été la cause d’une forte incompréhension de la part de beaucoup de disciples, et du départ d’un grand nombre.

« Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et le pain que moi, je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. » (Jn 6, 51)

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. » (Jn 6, 53-56).

On aura beau dire que, dans la crise actuelle, nous pouvons nous passer de l’Eucharistie et de la Communion, que l’on peut vivre de la charité chrétienne et d’autres formes de prières, plus spirituelles, il n’en reste pas moins que ce n’est pas l’Évangile. « Faites cela en mémoire de moi. » (Luc 22, 19). Dieu veut que son salut passe par la Communion, Dieu veut que son salut passe par l’Eucharistie, où l’on est vraiment en présence du mystère pascal. Nous avons détaillé par ailleurs en quoi tout cela était lié au mystère de l’Incarnation, qui est central, et qui est ce que le démon cherche avant tout à détruire.

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Prières enseignées par l’ange de Fatima

« Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas. »

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Cœur Sacré et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »

Bientôt l’aurore !

Confinés, déconfinés, reconfinés… Privés de messes et de sacrements… Affaiblis par tant de mesures déstructurantes pour la société… Nous avions érigé la liberté et les droits individuels en idole… Mais il y a finalement quelque chose que nous idolâtrons plus que cela : nous avons été prêts à tout sacrifier pour la santé ! Au nom d’un petit virus, nous sommes en train d’oublier que la relation entre nous et la relation avec Dieu est plus importante que la santé. Au nom d’un petit virus, nous sommes en train de mettre notre pays au bord du chaos. Nous avons beau faire semblant et nous rassurer en nous disant que tout cela était peut-être nécessaire et que cela prendra fin, que nous sortirons du tunnel, j’ai bien peur que nous allons bientôt assister à la fin du monde tel que nous l’avons connu.

La foi chrétienne nous dit que, depuis que des anges ont renié Dieu, il y a un complot pour détruire l’humanité, pour détruire notre monde, pour détruire l’œuvre de Dieu : c’est celui des démons. Qui concrètement parmi les hommes et les femmes servent les démons ? C’est difficile à dire : certains le font très inconsciemment, d’autres beaucoup plus consciemment. Mais, en tout cas, il y a bien un complot. Et par des êtres qui ont une intelligence bien supérieure à la nôtre.

Aujourd’hui, l’on voit une sorte de nébuleuse mondialiste, qui, tel un Dragon, s’apprête à déstructurer complètement notre monde par des subterfuges très élaborés, pour réaliser son œuvre de mort, pour faire disparaître la vie authentiquement humaine et chrétienne. Pourra-t-elle être arrêtée ?

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Objection de conscience

Alors que se dessine l’éventualité de ne pas avoir de messes publiques dans les prochains mois, nous ne pouvons que reprendre le cri de nombreux martyrs pour leur foi : Non possumus ! Nous ne pouvons pas ! Nous ne pouvons pas vivre sans le sacrement de l’Eucharistie. Il y a eu parfois des exceptions à cela. Mais nous ne pouvons pas priver tout un peuple de la messe et de la communion.

L’atteinte à la liberté de pratiquer librement sa religion a toujours été dans l’histoire le signe clair de la mise en place d’une dictature. Il s’agit pour nous d’une dictature sanitaire, dont la mise en place est certes progressive, mais réelle. Elle se cache derrière le faux semblant de la protection des plus faibles. Mais au nom de cela, nous sommes en train de commettre des maux immenses : déstructuration de l’économie, déstabilisation de la vie sociale, traumatisme psychologique, repli sur soi, dépression, agressivité, etc. La liste serait longue. Combien sont morts durant les derniers mois, et mourront dans les prochaines années, de tout autre chose que du coronavirus, mais d’un tout autre chose qui provient directement de nos mesures sanitaires ? Le plus meurtrier dans l’histoire n’est pas le coronavirus, mais la folie et la psychose de la réaction des hommes devant ce petit virus.

C’est pourquoi nous sommes pour notre part favorable à ce que soit inscrit dans la constitution le droit à l’objection de conscience devant toute mesure sanitaire. Nous ne croyons pas que l’État doit avoir le droit absolu de dicter notre conduite en ce qui concerne la santé. Il est temps que nous nous réveillons pour réclament ce droit. Sinon, nous finirons bel et bien en dictature. Nous sommes pour la liberté. Et la liberté de chacun de trouver la meilleure conduite dans sa propre situation quand la santé est en jeu. Bien sûr, l’État peut donner des préconisations, mais il ne peut imposer à tous des comportements comme il le fait maintenant. Ou alors c’est que l’on a absolutisé l’État. Certains pourraient dire que demander ainsi l’objection de conscience pour la santé est dérisoire, ou que des maladies plus dangereuses que le coronavirus légitiment le droit de l’État à nous imposer des mesures sanitaires. Mais ce serait vivre dans l’illusion sur la bonté de l’État moderne, et ne pas prendre la mesure des enjeux actuels où réclamer un régime de liberté en la matière va devenir plus que nécessaire.

Nous sommes aussi pour l’arrêt au plus tôt de ce confinement que nous jugeons délétère : pour les familles, pour la société, pour tous. Bien sûr, les centres de réanimation risquent d’être débordés, mais il vaut mieux cela que la déstructuration de toute la société. En politique, il ne s’agit pas de servir la santé de quelques uns, mais le bien commun. C’est là la vraie philanthropie, la vraie civilité, le vrai esprit civique. Si ce confinement continue, il n’y a plus qu’une chose qui nous sauvera : c’est la charité. La charité concrète envers Dieu et envers son prochain. Il faut s’engager pour cela, quitte à jeûner quelque peu de certaines de nos activités de ce monde qui ne veut pas glorifier Dieu (travail, télé, etc.). Quitte à oser franchir certaines barrières pour rencontrer l’autre concrètement.

D’ici peu de temps, le conseil d’État va se prononcer sur la possibilité ou non de retourner à la messe librement. Qu’allons-nous faire s’il nous refuse ce droit ? Pour ma part, je suis entre autre pour une résistance eucharistique qui consiste à apporter au plus grand nombre la communion par tous nos déplacements autorisés. Le virus circule. Eh bien, faisons circuler Jésus-Hostie ! Les gestes de l’amour se trouvent restreints. Eh bien, usons du sacrement de la Communion ! Communier, c’est déjà quelque chose du sacrement de l’Eucharistie : l’Hostie est la res et sacramentum comme l’on dit en théologie. C’est la présence réelle de Jésus. C’est Jésus qui se donne à nous avec certitude. Il faut l’apporter à tous, et pas seulement aux malades, car nous avons tous besoin de sacrements pour être fidèles à notre vocation chrétienne. Nos prêtres seront bien insuffisants pour une telle tâche. C’est pourquoi nous pensons que les laïcs doivent être grandement mis à contribution pour cela. Il faut se proposer pour cela, et convaincre nos prêtres que c’est là une chose essentielle à faire. On ne peut priver les fidèles plus longtemps de la source sacramentelle. Toute mission de l’Église prend sa source dans l’Eucharistie. Si Jésus, par l’Hostie, par le Pain de Vie, visite son peuple, alors il y a fort à parier qu’il nous renouvellera et nous mènera vers des jours meilleurs.

Si, ô joie, le conseil d’État nous autorise à célébrer le culte divin, nous pensons que notre idée reste valable pour tous ceux qui risquent de se retrouver sur le bord de la route en n’osant pas aller à l’église durant ce confinement : il faudra leur porter Jésus-Hostie, il faudra leur porter le Pain de Vie. Et, à nouveau pour cela, les prêtres ne suffiront pas à la tâche. Il faudra mettre à contribution les laïcs.

Le temps que nous vivons, nous l’avons dit par ailleurs, doit être vécu comme une préparation à Noël, à la fête de l’Incarnation. Il nous faut prendre le chemin de l’Incarnation, et non de la virtualisation. Celui de l’amour dans des gestes concrets, et non du repli derrière des barrières infranchissables.

Bon chemin vers Noël !


Addendum (5/12/20) :

Il est sorti dans les grands médias que le confinement et les couvre-feux étaient inutiles (cf vidéo de LCI ci-dessous), et que l’État était en mesure de savoir que l’épidémie était en décrue avant même le début du confinement, et ce par les prélèvements dans les égouts. Et ils n’en ont fait qu’à leur tête… Cela rend d’autant plus actuel nos propos ci-dessus.