Parce que Dieu est Tout Puissant

Jésus Miséricordieux

En ce temps où les difficultés abondent par les changements de rythme et les restrictions imposées, et par les combats immenses auxquels nous sommes pour certains confrontés, peut-être pouvons-nous ressentir parfois des sentiments d’échec. Il se peut que s’effondre beaucoup de nos repères. Il se peut que ce que l’on avait espéré ne se réalise pas, ou que l’on s’aperçoive que l’on s’était trompé de combat. Il se peut aussi que l’on ait l’impression de ne plus s’en sortir.

Rappelons-nous alors que Dieu est Tout Puissant, et que comme toujours dans ce genre de situation, il ouvrira un jour les écluses du Ciel, et les grâces tomberont à flot. Rappelons-nous que Dieu sait tirer de toute chose un bien, même de nos erreurs et de nos péchés. C’est comme dans l’Évangile en Marc 4, 35-41, où la tempête assaille la barque alors que Jésus dort. Mais un jour il se réveille, et il apaise la tempête. Rappelons-nous que Dieu est toujours prêt à intervenir avec ses anges et ses saints. Rappelons-nous aussi que nous ne sommes pas seuls, et que c’est en communion avec nos frères et nos sœurs que nous agissons, même si quelque fois, nous sommes bien seuls à faire nos choix. Rappelons-nous que Dieu ne nous demande pas l’impossible ; et s’il nous le demande, c’est que c’est Lui et très clairement qui l’a rendu possible. Rappelons-nous que Dieu sait se servir de nos pauvretés.

Alors n’ayons pas peur de ce qui nous attend, ou de ce qui peut arriver. Gardons vive la joie du Seigneur en nous. Dieu ne nous fera pas défaut. « [Son] alliance de paix ne chancellera pas ! » (Is 54, 10).

Dieu est Amour. La joie du Seigneur est notre rempart ! (cf Psaume 18).

Parce que Dieu nous aime

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Nous y voilà à ce temps d’attente. La vie s’est réduite à ce logement où l’on réside, à ces quelques lieux où l’on peut se promener ou travailler. La vie est là, en germe, attendant un printemps où elle pourra refleurir, à partir de ces quelques graines de nos désirs et de ce que l’on arrive encore à maintenir.

De nos lieux reclus, nos regards scrutent ce qui nous vient du vaste monde, nos oreilles écoutent les voix de nos amis et de nos proches dont l’écho nous arrive encore. Et l’on se demande. Que sera demain ? Il y a ce goût et ce désir : celui de vivre, celui d’aimer. Celui d’explorer, celui de la liberté.

Un peu d’amour. Un peu de joie. C’est une flamme à préserver. C’est un foyer à conserver.

Mais un aigle noir étend ses ailes. Lire la suite « Parce que Dieu nous aime »

Nous avons besoin de Jésus-Hostie

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Drôle de journée. Aujourd’hui, en France, et dans d’autres pays, ils sont bien peu ceux qui ont pu participer à une messe. Nous sommes bien peu à avoir pu communier. Dans beaucoup d’endroits, il est encore possible d’aller se recueillir dans une église ou devant le Saint-Sacrement. Mais pour combien de temps ?

La crise du coronavirus se répand. Et l’on craint d’être bientôt confinés chez soi comme c’est le cas en Italie. En tout cas, aujourd’hui, il n’y a plus de culte publique ; et on n’est pas certains que cela soit différent à Pâques.

Certes, les prêtres continuent à dire leur messe en privé. Et il est possible de la regarder par internet ou de l’écouter à la radio. Mais allons-nous tenir ainsi ? C’est quelque chose d’assez inédit.

Certains sont assez optimistes, prévoyant des pluies de grâces qui feront que cette épreuve permettra à beaucoup de retrouver le sens de la réalité, que cela nous rapprochera de Dieu et des autres. C’est possible, mais ce n’est pas certain.

Aujourd’hui, dans la première lecture, le peuple récrimine contre Moïse, car il a soif dans ce désert où Dieu l’a conduit. Nous sommes ainsi aujourd’hui : nous avons soif de messes, et nous n’en avons pas. Et dans la lecture, Dieu fait sortir de l’eau du rocher pour que le peuple boive. Et l’on retrouve dans l’Évangile une eau vive dont il est dit que celui qui en boira n’aura plus jamais soif. Cette eau vive, c’est Jésus, c’est le Verbe Incarné, c’est Dieu lui-même. Nous avons soif de Jésus. Qui rassasiera notre soif ?

On parle à raison de la communion spirituelle que l’on peut faire partout. C’est vrai, l’on peut toujours se rendre présent à Jésus. Mais nous avons besoin de signes, concrets, matériels, charnels. Nous avons besoin de réalité. Nous avons besoin de présence réelle. Sinon, le risque est grand de s’essouffler, de se tromper de chemin, de s’effondrer. Peut-être que les prêtres et les évêques, qui peuvent célébrer la messe tous les jours et communier tous les jours, ne se rendent pas compte de ce qu’ils demandent quand ils laissent les fidèles uniquement avec la communion spirituelle alors qu’il y a encore d’autres possibilités.

Si j’étais évêque aujourd’hui en France ou ailleurs, j’autoriserai mes prêtres à donner à tous ceux qui leur semblent suffisamment dignes de confiance une Hostie pour qu’ils la gardent chez eux. Comme cela ils pourraient aller s’abreuver à la source vive de la présence eucharistique de Jésus. Devant elle, ils pourraient communier spirituellement certes, mais en le faisant devant Jésus qui est réellement présent en son Corps et en son Sang. Ils pourraient adorer leur Seigneur qui vient habiter dans leur maison.

Bientôt nous serons très probablement confinés chez nous. Et nous risquons de vivre une Pâques assez étrange. Il convient, tant que cela est encore possible, d’accueillir l’Agneau dans nos maisons et de mettre son sang sur le linteau de nos portes, comme le firent les Hébreux en Égypte pour être préservés de l’ange exterminateur. Alors, oui, si nous faisons cela, il y aura une pluie de grâces qui se répandra bien au-delà de ceux qui auront eu l’immense privilège de veiller auprès d’une Hostie. Mais si nous ne le faisons pas, si nous nous contentons d’un regard sur nos écrans espérant y discerner au-delà d’une image le Présence de notre Dieu, je me demande bien ce que pourra devenir notre monde. Alors, demandons à nos prêtres et à nos évêques, qui par ailleurs sont très dévoués, cette Présence réelle de notre Dieu pour pouvoir vivre dans la joie notre Pâques.

Remède pour temps de crise

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Tobie et l’archange Raphaël

Se dresse à l’horizon un nuage qui semble prédire un orage. Depuis que le coronavirus est sur toutes les lèvres, hante les esprits, et fait des victimes, on ne sait plus trop où l’on va. La machine du monde est en train de s’emballer, et peut-être allons-nous avoir une crise, une vraie crise.

Crise, étymologiquement, cela veut dire passer au crible. Cela veut dire distinguer pour séparer. Cela veut dire juger et choisir. Cela peut être l’occasion d’un renouvellement. Mais pour traverser la crise sans s’y perdre, il faut être porté par un dynamisme de vie plus fort que la destruction venue de ce qui s’effondre. Or, avons-nous vraiment cette capacité à traverser une vraie crise ? Y a-t-il vraiment pour nous un avenir ? Lire la suite « Remède pour temps de crise »

Au sujet de mes contes

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Saint Jean l’évangéliste à l’île de Patmos

« Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppé d’une nuée ; au-dessus de sa tête était l’arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu. Il tenait dans sa main un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre ; et il cria d’une voix forte, comme rugit un lion. Quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs voix. Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j’allais écrire ; et j’entendis du ciel une voix qui disait : Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, et ne l’écris pas. Et l’ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu’il n’y aurait plus de temps, mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes. » Livre de l’Apocalypse 10,1-7

Que sera le Troisième Millénaire ? De quoi sera-t-il fait ? Quel sera son mystère, sa vie, ses joies et ses peines ? Qui oserait répondre à de telles questions ? Des perspectives angoissantes habitent le monde d’aujourd’hui, qu’elles soient sanitaires, écologiques, sociales, géopolitiques ou spirituelles. Mais y aura-t-il des vérités profondes sur le monde, sur Dieu, sur les anges et sur l’homme qui nous auraient échappées et que l’on découvrira un jour ? Y aura-t-il des évènements capables de faire voler en éclat nos propres conceptions, ce qui fonde notre civilisation, et de nous mener vers des jours plus heureux, ou tout au moins différents, plus sombres ou plus merveilleux ? Ou faut-il simplement répéter toujours la même chose, chacun selon sa sensibilité et son éducation, en espérant que le camp du bien finira par l’emporter dans un combat qui semble ne jamais finir, et comme si nos idées étaient finalement celles de Dieu ?

Sur ce site se trouvent des ébauches souvent inabouties de réponses à ces questions. C’est notamment le cas des contes qui cherchent à décrire une éventualité. Lire la suite « Au sujet de mes contes »

Graines d’étoiles

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Incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019

Jean Vanier, le fondateur de l’Arche, vient de perdre son auréole. Déjà promis pour beaucoup à accéder un jour à la gloire des autels, le voilà maintenant accusé d’abus sexuels. L’incendie qui sévit dans l’Église semble encore s’étendre.

Que se passe-t-il donc ? Une attitude possible serait le déni qui nous ferait dire que ce n’est pas possible. Mais la concordance des témoignages, l’habitude d’entendre des hommes prétendument intègres minés finalement par de grandes faiblesses et l’unanimité de ce que l’on lit dans les médias risquent fort de nous conduire à adhérer à cette triste nouvelle. N’était-il par très proche du père Thomas Philippe qui est connu pour ses nombreux abus du même genre qu’il a légitimé par une théologie déviante ? Et le frère de celui-ci, le père Marie-Dominique Philippe, n’est-il pas tombé dans le même travers ? Tout semble clair et assuré.

Et pourtant, nous ne suivrons pas cette voie-là d’adhérer à ces accusations pour au moins deux raisons. La première, à cause de la conscience aiguë que les errances spirituelles et théologiques du père Thomas Philippe n’ont pas pu les mener jusque là. La deuxième, car il existe une autre explication. Lire la suite « Graines d’étoiles »

Hommes et Femmes dans le plan de Dieu

Quelques intuitions et réflexions

noces de Cana
Icône des noces de Cana

« La Bien-Aimée
Lève-toi, aquilon, accours, autan !
Soufflez sur mon jardin, qu’il distille ses aromates !
Que mon bien-aimé entre dans son jardin,
et qu’il en goûte les fruits délicieux !

Le Bien-Aimé
J’entre dans mon jardin, ma sœur, ô fiancée,
je récolte ma myrrhe et mon baume,
je mange mon miel et mon rayon,
je bois mon vin et mon lait.

Mangez, amis, buvez, enivrez-vous, mes bien aimés ! »

Cantique des Cantiques 4, 16 – 5, 1

[Cliquer ici pour télécharger : Hommes et Femmes dans le plan de Dieu]

Introduction

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. » (Gn 1, 27). « Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! […] Or, la Femme mit au monde un enfant mâle » (Ap 12, 1;5). De la Genèse à l’Apocalypse, en passant par le Cantique des Cantiques et tous les autres livres, la Bible parle d’hommes et de femmes. C’est un sujet intéressant parce qu’il est au cœur du projet de Dieu et qu’il nous concerne tous. De plus, dans le contexte actuel où l’essence et les postures respectives des hommes et des femmes sont très questionnées, il est d’autant plus judicieux de chercher quel est le plan de Dieu à ce sujet. Lire la suite « Hommes et Femmes dans le plan de Dieu »

Il était une fois

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Il était une fois un monde fatigué, épuisé et quelque peu pessimiste. Il est vrai que ce monde avait connu de nombreuses guerres, divisions et problèmes en tout genre. Mais ce monde était aussi animé par un profond dynamisme de renouvellement. Tout le monde n’en était pas conscient, mais cela apparut un jour aux yeux de beaucoup : les problèmes avaient reculé, le monde allait mieux que ce que l’on pensait, une nouvelle jeunesse semblait advenir. Tout n’allait pas encore tout à fait pour le mieux : il y avait encore des conflits, de la pauvreté et des injustices. Mais l’on pouvait vivre un peu plus tranquillement. On pouvait dire : « Paix et sécurité. ».

Puis, un jour, l’on découvrit que là, tout prêt de nous, mais caché, se trouvait un monde de ténèbres. Des millions et des millions d’âmes qui souffraient, qui étaient battus, qui vivaient une profonde désolation. L’on découvrit une horreur telle que l’on n’en avait jamais vu. Une horreur que des âmes noires abandonnées aux ténèbres avait constituée. Et l’on se mit à désespérer. Comment Dieu pouvait-il permettre cela ? Il ne devait vraiment pas exister ; ou alors il était pire que le diable. Comment l’homme pouvait-il réaliser cela ? L’homme n’était décidément pas bon. Il n’aurait jamais dû exister. Il ne devrait pas exister. Et ce fut le désespoir. Et des luttes sans fin contre ce monde de ténèbres. Et des luttes sans fin entre nous. Et l’anéantissement complet. Et l’incapacité à continuer de vivre devant tant d’horreurs. Et l’autodestruction.

Cela pourrait être notre monde. Cela ne le sera peut-être pas. Seule la Croix du Christ, et la vie qu’il nous y offre, pourra nous préserver de cela. Seule une vie eucharistique d’adoration et de louange devant Dieu, conjuguée avec un amour profond pour nos frères et sœurs, pourront nous préserver de cela.

Il nous faut rendre grâce pour l’immense chemin parcouru vers l’unité du monde et vers un authentique développement durable. Il faut l’accueillir avec joie. Mais il faut se rendre compte que l’essentiel est encore ailleurs. Que le cœur de l’homme doit être changé par la charité. Il faut nous rendre compte que ce développement est là pour nous permettre d’accueillir ce Lazare qui gît à notre porte, que nous ne voyons pas, mais que nous verrons un jour. En attendant, il nous faut regarder le Crucifié et tout l’amour qu’il dépose dans ce monde. Il faut aller le consoler dans tous ces Lazare qui gisent à nos portes. Et il faut prier pour tous ces Lazare que nous ne voyons pas pour le moment pour que Dieu leur apporte la consolation dès aujourd’hui dans leur misère, et demain, ou même dès aujourd’hui, en les sortant de cette misère.

La folie de la foi

« Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la Terre ? » (Luc 18, 8). Cette question de Jésus a de quoi nous faire frémir. L’avons-nous vraiment cette foi que nous prétendons professer ? L’avons-nous cette foi qui si petite soit-elle est capable de déplacer les montagnes ? L’avons-nous cette foi du grain de sénevé qui est toute confiance en Dieu ?

Avoir la foi, c’est laisser la vie divine faire irruption en nous. C’est ne plus vivre à notre mesure, mais à celle de Dieu. C’est vivre avec Lui : nous en Lui, et Lui en nous. Et cette vie en nous vient transformer notre regard sur le monde ; elle vient illuminer notre intelligence, lui donnant de goûter une sagesse qui la dépasse. Et cette vie en nous vient nous porter vers des actions et des œuvres non plus à notre mesure, mais à celle de Dieu. Si la foi est vraiment en nous, alors il doit y avoir la folie en nous. De la folie dans l’accueil de cette vie divine et dans la place qu’elle vient prendre dans notre existence. De la folie dans notre manière de voir le monde qui est bien au-delà de la bien-pensance du monde. De la folie dans nos œuvres qui ne reposent pas sur un équilibre humain, mais divin. De la folie… Non, pas qu’il faille ignorer les sagesses des diverses cultures, mais parce que la vie de Dieu nous amène bien au-delà. Lire la suite « La folie de la foi »

Du sacerdoce

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Le sacerdoce du Christ consiste à faire circuler la vie divine du Fils vers le Père dans l’Esprit-Saint et à amener les créatures dans ce mouvement. Notre Seigneur offre ainsi chaque chose pour la glorification de Dieu. Il les installe par Miséricorde dans le déploiement de l’Amour de Dieu.

Les personnes possédant le sacerdoce ministériel sont marquées dans leur être pour signifier et réaliser cette fonction au nom du Christ. Ils adoptent une posture de prêtre dans la société des hommes et sont capables de poser les gestes qui actualisent le sacerdoce du Christ afin d’amener toutes choses dans la vie divine.

Tout baptisé possède le sacerdoce commun des fidèles pour s’associer au sacerdoce du prêtre et par là au sacerdoce du Christ. Tous contribuent donc à l’entrée des créatures dans la vie divine, chacun à sa place.

Cependant, une fois entré dans la vie divine, chacun se trouve en mesure d’effectuer l’acte de glorification de Dieu, c’est-à-dire d’effectuer la circulation de la vie divine du Fils vers le Père dans l’Esprit-Saint, sans avoir à passer par le sacerdoce ministériel, en allant directement au sacerdoce du Christ. Lire la suite « Du sacerdoce »