Pour une unité de communion

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Tapisserie d’Angers d’Apocalypse 10 : L’ange avec l’arc-en-ciel et Jean qui mange le livre.

Depuis les quelques années où nous écrivons ici, il est temps de dresser un bilan du chemin parcouru, d’esquisser les grandes lignes du paysage qui se dessine. Nous demandons à notre ange gardien de nous aider dans cette tâche, pour que tout lecteur passant par ici puisse percevoir quelque chose de cette Lumière dont nous voulons témoigner. Nous nous confions aussi au bienheureux Henri Suso, notre saint patron, serviteur de la Sagesse éternelle, qui ne voulait pas publier son œuvre par humilité, mais à qui Jésus demanda de le faire.

Se trouve tout d’abord en ces lieux la contemplation du mystère de la vie et de l’amour qui est ultimement le Dieu trois fois saints. Nous nous sommes de plus intéressés aux êtres qui ont été créés pour la vie et l’amour : les anges, les hommes et les femmes, ainsi que le Cosmos. Puis, nous avons considéré comment, au cœur de notre monde, l’amour pouvait se déployer : par le Verbe Incarné et son action sacramentelle, et par certaines considérations sur les anges. Ensuite, nous avons parlé d’un chemin à parcourir vers l’amour. Pour enfin parler de la civilisation de l’amour qui nous attend sur notre route vers l’achèvement de toute chose au paradis. Nous avons parler d’autres choses encore qui trouvent leur place autour de cette ossature générale que nous proposons ici. Lire la suite « Pour une unité de communion »

Il était une fois

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Il était une fois un monde fatigué, épuisé et quelque peu pessimiste. Il est vrai que ce monde avait connu de nombreuses guerres, divisions et problèmes en tout genre. Mais ce monde était aussi animé par un profond dynamisme de renouvellement. Tout le monde n’en était pas conscient, mais cela apparut un jour aux yeux de beaucoup : les problèmes avaient reculé, le monde allait mieux que ce que l’on pensait, une nouvelle jeunesse semblait advenir. Tout n’allait pas encore tout à fait pour le mieux : il y avait encore des conflits, de la pauvreté et des injustices. Mais l’on pouvait vivre un peu plus tranquillement. On pouvait dire : « Paix et sécurité. ».

Puis, un jour, l’on découvrit que là, tout prêt de nous, mais caché, se trouvait un monde de ténèbres. Des millions et des millions d’âmes qui souffraient, qui étaient battus, qui vivaient une profonde désolation. L’on découvrit une horreur telle que l’on n’en avait jamais vu. Une horreur que des âmes noires abandonnées aux ténèbres avait constituée. Et l’on se mit à désespérer. Comment Dieu pouvait-il permettre cela ? Il ne devait vraiment pas exister ; ou alors il était pire que le diable. Comment l’homme pouvait-il réaliser cela ? L’homme n’était décidément pas bon. Il n’aurait jamais dû exister. Il ne devrait pas exister. Et ce fut le désespoir. Et des luttes sans fin contre ce monde de ténèbres. Et des luttes sans fin entre nous. Et l’anéantissement complet. Et l’incapacité à continuer de vivre devant tant d’horreurs. Et l’autodestruction.

Cela pourrait être notre monde. Cela ne le sera peut-être pas. Seule la Croix du Christ, et la vie qu’il nous y offre, pourra nous préserver de cela. Seule une vie eucharistique d’adoration et de louange devant Dieu, conjuguée avec un amour profond pour nos frères et sœurs, pourront nous préserver de cela.

Il nous faut rendre grâce pour l’immense chemin parcouru vers l’unité du monde et vers un authentique développement durable. Il faut l’accueillir avec joie. Mais il faut se rendre compte que l’essentiel est encore ailleurs. Que le cœur de l’homme doit être changé par la charité. Il faut nous rendre compte que ce développement est là pour nous permettre d’accueillir ce Lazare qui gît à notre porte, que nous ne voyons pas, mais que nous verrons un jour. En attendant, il nous faut regarder le Crucifié et tout l’amour qu’il dépose dans ce monde. Il faut aller le consoler dans tous ces Lazare qui gisent à nos portes. Et il faut prier pour tous ces Lazare que nous ne voyons pas pour le moment pour que Dieu leur apporte la consolation dès aujourd’hui dans leur misère, et demain, ou même dès aujourd’hui, en les sortant de cette misère.

La folie de la foi

« Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la Terre ? » (Luc 18, 8). Cette question de Jésus a de quoi nous faire frémir. L’avons-nous vraiment cette foi que nous prétendons professer ? L’avons-nous cette foi qui si petite soit-elle est capable de déplacer les montagnes ? L’avons-nous cette foi du grain de sénevé qui est toute confiance en Dieu ?

Avoir la foi, c’est laisser la vie divine faire irruption en nous. C’est ne plus vivre à notre mesure, mais à celle de Dieu. C’est vivre avec Lui : nous en Lui, et Lui en nous. Et cette vie en nous vient transformer notre regard sur le monde ; elle vient illuminer notre intelligence, lui donnant de goûter une sagesse qui la dépasse. Et cette vie en nous vient nous porter vers des actions et des œuvres non plus à notre mesure, mais à celle de Dieu. Si la foi est vraiment en nous, alors il doit y avoir la folie en nous. De la folie dans l’accueil de cette vie divine et dans la place qu’elle vient prendre dans notre existence. De la folie dans notre manière de voir le monde qui est bien au-delà de la bien-pensance du monde. De la folie dans nos œuvres qui ne reposent pas sur un équilibre humain, mais divin. De la folie… Non, pas qu’il faille ignorer les sagesses des diverses cultures, mais parce que la vie de Dieu nous amène bien au-delà. Lire la suite « La folie de la foi »

Du sacerdoce

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Le sacerdoce du Christ consiste à faire circuler la vie divine du Fils vers le Père dans l’Esprit-Saint et à amener les créatures dans ce mouvement. Notre Seigneur offre ainsi chaque chose pour la glorification de Dieu. Il les installe par Miséricorde dans le déploiement de l’Amour de Dieu.

Les personnes possédant le sacerdoce ministériel sont marquées dans leur être pour signifier et réaliser cette fonction au nom du Christ. Ils adoptent une posture de prêtre dans la société des hommes et sont capables de poser les gestes qui actualisent le sacerdoce du Christ afin d’amener toutes choses dans la vie divine.

Tout baptisé possède le sacerdoce commun des fidèles pour s’associer au sacerdoce du prêtre et par là au sacerdoce du Christ. Tous contribuent donc à l’entrée des créatures dans la vie divine, chacun à sa place.

Cependant, une fois entré dans la vie divine, chacun se trouve en mesure d’effectuer l’acte de glorification de Dieu, c’est-à-dire d’effectuer la circulation de la vie divine du Fils vers le Père dans l’Esprit-Saint, sans avoir à passer par le sacerdoce ministériel, en allant directement au sacerdoce du Christ. Lire la suite « Du sacerdoce »

Le jour du Fils de l’homme

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Le Christ Jésus est parti dans son Ascension. Il a traversé les Cieux pour rejoindre le Père. Mais, il ne faudrait pas croire pour autant qu’il ait quitté la matière : il reste pleinement humain dans un corps glorifié. Il ne faudrait pas croire non plus qu’il ait quitté la Terre : de fait, nous le recevons à la messe dans toute son Humanité et sa Divinité. Il se laisse rencontrer dans l’Hostie qui est son corps de chair. Il nous l’a dit : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 20). (cf notre article, Mais où est le Ciel ?)

En fait, s’il a traversé les Cieux et toutes les puissances célestes, c’est pour que son Humanité prenne la stature du Cosmos tout entier : il est capable avec son corps glorieux d’être présent dans une sorte de multilocation à chaque être humain, et d’imprégner toute chose de sa spiritualité.

Ô toi lecteur, prends conscience que le Christ est présent en son humanité à côté de toi, dans ta chambre, dans ta maison. Lire la suite « Le jour du Fils de l’homme »

La conscience de Jésus

Jésus Miséricordieux

Jésus est Dieu. Jésus est un homme qui est Dieu. C’est un profond mystère que nous n’aurons jamais fini de contempler. C’est la Personne divine de Dieu le Fils. C’est cette Personne qui, assumant la nature humaine, a eu et a encore une vie humaine. La substance de Jésus, c’est la Substance de Dieu ; puisque Dieu n’a qu’une seule Substance ; et puisque la substance d’un être est caractérisée par son acte d’être le plus grand, à savoir pour Jésus, celui de sa divinité, tout en incluant les autres actes d’être, à savoir pour Jésus ceux de son humanité, c’est-à-dire celui de son âme et celui de sa matière (cf l’article La composition des essences).

Cette Personne de Jésus a une conscience. Une conscience au Je. Dieu a une conscience au Nous, car il est un Dieu en trois Personnes. Mais chaque Personne divine à une conscience au Je. Une conscience au je est ce que nous autres créatures spirituelles avons aussi. Lire la suite « La conscience de Jésus »

Immigration et identité

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Les vagues d’immigration qui arrivent sur notre sol font craindre à certains que soit balayée bientôt notre identité. Ils affirment que les tensions ne vont faire que monter entre ceux qui sont attachés à nos racines, et ceux qui arrivent déracinés avec des cultures parfois fort éloignées, avec des valeurs souvent très différentes, et avec peu ou pas de volonté de s’inculturer.

Les personnes qui arrivent chez nous le font parfois pour fuir des lieux de guerres, d’autres fois pour chercher un environnement économique plus favorable. Il peut y avoir aussi beaucoup d’autres raisons plus ou moins louables, comme celle d’islamiser notre pays.

L’appel de la charité nous pressent à ne pas laisser sur le tapis ces personnes qui frappent à nos portes, mais le service du bien commun nous demande une certaine prudence.

Faut-il donc accueillir largement ces personnes ? Ou faut-il préserver notre identité et leur fermer la porte ? Lire la suite « Immigration et identité »